Les bons plans pour la rentrée pour de bonnes résolutions

Septembre revient déjà et avec lui cette liste que beaucoup s’appliquent à réaliser pour redémarrer d’un bon pied cette nouvelle année scolaire.

IMG_4883Car même pour une retraitée, l’année scolaire s’impose si l’on a des petits enfants.

Alors on commence par repérer les dates des vacances scolaires que l’on note consciencieusement dans son agenda pour le cas où la garde de ces chers petits serait demandée par des parents débordés. On peut aussi repérer les activités qui pourraient leur être proposées… en cliquant sur THEATRE ON LINE jeune public

Ça c’est pour la rubrique « Je m’occupe de mes petits enfants » !

Pour les rubriques « Je me cultive » et « je me distrais », pour un peu on ne saurait pas où donner de la tête tant les propositions des grandes institutions artistiques se bousculent en ce début d’année. Prendre un abonnement est souvent déjà trop tard. Un bon plan pour aller à l’Opéra ? La bourse d’échange de billets officielle qui permet à des particuliers de revendre des billets en toute sécurité. On clique sur BOURSE OPERA  … On vient de trouver  2 billets à 95 € chacun (au lieu de 145 €) pour « La Veuve Joyeuse » de Franz Lehar.OPERA_GARNIER

Se souvenir  aussi des musées nationaux gratuits le 1° dimanche du mois et bien sûr de la visite des nombreuses galeries d’art et des maisons de vente telles qu’Artcurial ou Sotheby’s toujours gratuite.

PANTONIOMais aussi s'initier à l'art urbain en se promenant dans la capitale. Le XIII° arrondissement est un lieu parfait pour déambuler les yeux levés… voir et revoir la fesque immense de Pantonio.

Et quand on se sent plus aguerri, on peut aussi aller faire un tour pour voir un street-artiste peindre sur un mur au 107 rue Oberkampf dans le cadre de l'association LE MUR deux samedis par mois.

 

Dans la rubrique « Je lis, j’écoute », c’est le grand moment de la rentrée littéraire. Repérer dans la presse les livres que l’on a envie de lire et se précipiter dans les bibliothèques parisiennes, généralement bien fournies,  pour réserver ceux que l’on veut lire sans les acheter.

PhotoboxDans la rubrique « Je voyage », on peut se remémorer ses vacances passées en classant ses photos ou mieux en faisant un album de photos papier avec l’aide de PHOTOBOX.

Et bien évidemment, on peut commencer à envisager de prochaines vacances… Même un weekend pas loin de Paris peut faire l’affaire. Le site VOYAGE PRIVE permet de rêver et quelquefois de partir. 

La rubrique « je cuisine » peut inciter à faire un tour dans son classeur de recettes personnelles pour les redécouvrir mais aussi pour supprimer tout ce qui est inutile… surtout lorsqu’on réalise que l’on clique le plus souvent sur MARMITON quand on veut faire un plat non habituel POELEE BASQUAISE

 

Et la plus importante, « Je prends soin de moi » car s’entretenir, c’est se faire du bien mais aussi être plus en forme et mieux dans sa peau pour le bien de son entourage.

Alors, c’est l’heure des bonnes résolutions sportives…

MARCHER même dans les rues de Paris en s’encourageant avec un compteur de pas (par exemple une montre FIT BIT  ou une application sur votre téléphone)

NAGER dans une piscine municipale… relire ALLEZ A LA PISCINE… 

40033679 - yoga poses. vector illustration setFAIRE DU YOGA… cette activité complète qui allie respiration, méditation et exercice physique… relire pour se motiver YOGA  

Mais prendre soin de soi, c’est aussi se faire du bien et reprendre le chemin de l’ECOLE DES SPAS ET DES INSTITUTS avec une adresse proche de Beaubourg et l’autre proche de l’Etoile ou bien aller régulièrement chez le chiroprateur pour maintenir sa santé… par exemple en cliquant sur LA CHIROPRATIQUE

Une dernière petite résolution ?

Améliorer son cadre de vie… débarrasser ses placards de ce qui est inutile en s’inspirant de la méthode KONMARI en relisant ET SI L’ON SE DECIDAIT A RANGER  ou mieux, le livre  « La Magie du rangement » de Marie Kondo… changer ses rideaux, déplacer les meubles… se faire ainsi un nouveau cadre de vie.

Et pour les plus entreprenants, se lancer dans un projet plus ambitieux et de longue haleine qui donne un sens à sa vie de retraité : officier dans une association caritative, artistique ou autre, écrire un livre, publier un blog …

Alors bonne rentrée à tous avec plein de bonnes résolutions !

Et voilà revenu le temps de la Folle Journée de Nantes…
Jusqu’au 5 février 2017

FOLLE_JOURNEE_NANTESLe thème cette année ? « Le Rythme des peuples »… on lit que l’on va entendre de la musique en lien  avec la danse…

Cette année, on a choisi  7 concerts sur 3 jours… jeudi, vendredi, samedi…

Pour le jeudi, malgré une réservation par Internet dès la première heure, on n’a pas eu les 2 concerts choisis initialement et l’on s’est rabattu sur 2 concerts où il restait de la place.

On débute avec Macadam Ensemble un ensemble vocal implanté à Nantes…

MACADAM ENSEMBLE

Des instruments anciens  pour interpréter des chants grégoriens avec des compositions d’Hildegarde de Bingen et de Giacinto Scelsi entrecoupés d’improvisations de musique contemporaine à 4 voix féminines… c’est remarquable d’harmonie… bonne pioche, on commence bien !

 

STARDIVARIA

Dans la foulée, on entend Stradivaria, un ensemble baroque… de Nantes encore… on découvre des compositeurs du XVIII°, inconnus de nous… Rebel, Leclair… il y a aussi Rameau… la qualité est au rendez-vous.

 

 

Le lendemain, on se lève de bonne heure… le premier concert est à 9h30… On démarre en fanfare avec Renegades Steel Band… un groupe de Trinidad qui joue sur des bidons, des bassines, des fonds de tonneaux appelés pans… d’abord quatre morceaux antillais… c’est plein d’énergie, de vitalité, de joie de vivre, de soleil… mais très sonore, voire bruyant… on est contraint de protéger un peu ses oreilles…

RENEGADES

Et puis c’est l’enchantement avec les danses hongroises de Brahms et la valse des fleurs, extraite de Casse-Noisette de Tchaïkovsky… on est médusé par la virtuosité de ces seize musiciens capable d’interpréter des œuvres symphoniques sur leurs bidons métalliques… et réellement ému.

Le concert suivant est  presque du même acabit… mais là, un seul musicien armé de baguettes… le souriant Simone Rubino… encore un virtuose capable d’interpréter du Bach sur un xylophone avec 4 baguettes… on est là encore sous le charme.

Puis ce sera l’orchestre symphonique Sinfonia Varsovia qui interprétera magistralement la Symphonie N° 7 de Beethoven… qui finalement paraîtra un peu fade après les deux premiers concerts de la matinée.

On terminera la balade du jour avec une dînette sympathique dans le salon de thé Chapitre T à base de bocaux Pep’s… mention spéciale pour la salade de choux rouge, exquise ! Et le sourire et la gentillesse d’Anne, la patronne.

Samedi, encore l’orchestre Sinfonia Varsovia, cette fois-ci en compagnie de  l’Ensemble Vocal de Lausanne … au programme le Requiem de Fauré… en Ré mineur, Requiem oblige, mais pas si funèbre que cela, son  compositeur  considérant  «la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux ».

Bravo à Marie Lys, soprano à la voix émouvante et à la direction de Michel Cordoz, impeccable comme chaque fois

A quelques pas du palais des Congrès, un excellent déjeuner à la Maison Baron-Lefèvre

Puis le temps est venu pour le dernier concert choisi parmi la liste impressionnante à la disposition des spectateurs… on avait été attiré par le nom du compositeur américain, Philip Glass… encore l’orchestre Sinfonia Varsovia… et cette fois encore, des percussions

PHILIP_GLASS

Le concerto-fantaisie pour deux timbaliers et orchestre de Philip Glass donne à entendre 2 timbaliers Emmanuel Curt et Daniel Ciampolini… et à voir… car l’énergie déployée est époustouflante… l’œuvre est hypnotique, brillante… on est emporté

La deuxième partie est consacrée à une œuvre composé par un artiste japonais, Maki Ishii

Les vedettes sont 5 musiciens  frappant  sur deux sortes de taïkos, tambour en japonais… là aussi on est subjugué par la musicalité des tambours mais aussi par  la performance physique de ces musiciens à la musculature d’athlète… davantage peut-être que par l’œuvre… mais tout ce qui est nouveau est difficile à apprécier d’emblée.

MAKI_ISHII

Et voilà, il ne reste plus qu’à remercier chaleureusement notre hôte sans qui cette escapade musicale annuelle ne serait pas, courir jusqu’à la gare pour rentrer sur Paris

Et  oser formuler le projet de revenir l’année prochaine….

Informations pratiques

FOLLE JOURNEE DE NANTES 

Chapitre T – 1 Rue Camille Berruyer, 44000 Nantes

La Maison Baron-Lefevre – 33 Rue de Rieux, 44000 Nantes

Ne manquez pas l’exposition rétrospective « Edgard Pillet » à Eysines
Jusqu’au 11 décembre 2016

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Sur le chemin du retour des vacances (longues et pas vraiment propices à l’écriture), on s’arrête à Eysines.

Eysines ? Jolie banlieue de Bordeaux qui abrite un Centre d’art contemporain dans le superbe Château Lescombes.

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Pour trois mois, une exposition est consacrée à Edgard Pillet, grand artiste injustement oublié, natif de Saint-Christoly Médoc auquel l’Association « Pour Saint-Christoly » avait consacré en juillet 2015 une première exposition.

On pénètre le lieu impeccablement entretenu par un petit escalier émergeant d’un massif de fleurs flamboyantes.

On est accueilli par « Golingo », toile emblématique de la période d’abstraction géométrique du début des années 1950.

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Puis, on se dirige vers la gauche dans la longue salle d’exposition  sur deux niveaux. On est immédiatement attiré par la grande tapisserie qui se déploie au milieu de la salle

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On découvre alors le charmant visage de Julie, délicat bronze de la fin de la vie de l’artiste

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On est aussi dans la salle de l’époque Amérique avec ses grandes  toiles d’abstraction lyrique plus que géométrique de la fin des années 1950. On apprécie la finesse de la juxtaposition des couleurs, les bleus, les verts…

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Le vert d’eau d’ »Aquatique »

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Le vert billard de « Hurlevent »

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Décidément, on aime de plus en plus cette période.

Puis dans la deuxième partie du rez-de-chaussée, ce sont les toiles plus noires du début des années soixante… des astres énigmatiques, gardiens d’un univers sombre…

Le mystérieux « Noir d’Azur »

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Le plus riant « Flamboyant »

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On se prend à regretter « L’Intrus » que l’on aurait aimé acheter l’an passé

On est cette fois encore subjugué par la richesse de la palette d’Edgard Pillet

Au milieu de l'espace, deux sculptures en inox ajoutent au mystère 

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A l’étage, deux immenses tableaux réalisés avec des plumes chatoyantes sont là pour montrer une autre facette de cet artiste aux talents multiples

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… qui jouxtent le majestueux « Phoebus », rouge, noir et or

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Sur la coursive, de nombreuses toiles des années 90 dans lesquelles on cherche et on trouve « le rond » qui caractérise cette période dans laquelle Edgard Pillet disait « je crois que j’ai pris la maladie dur rond »

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Avec plusieurs toiles de la série « Jardins »

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C’est au fond de cette salle caché par un mur que l’on découvre certains des magnifiques creusets, marque de fabrique de l’artiste qui est « l’inventeur » de cette technique à mi-chemin entre la peinture et la sculpture. On est fasciné…

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On redescend le petit escalier en colimaçon en ayant retrouvé intacte l’émotion ressentie l’an passé à préparer la première exposition consacrée dans le Médoc à ce bel artiste.

Amis Bordelais, surtout ne manquez pas cette belle exposition sublimée par ce magnifique lieu qu’est le Château Lescombes à Eysines.

Pardon pour la qualité  des photos qui desservent beaucoup l’exposition !

Informations pratiques

Château Lescombes – Centre d’Art contemporain

 

Connaissez-vous le MRAC à Sérignan ?

MRAC_SERIGNANEt tout d’abord Sérignan ? Bien souvent, seuls les amateurs de tennis savent que Richard Gasquet est originaire de ce petit village situé entre Béziers et la Méditerranée.

Et le MRAC ? Ce sigle barbare signifie « Musée régional d’art contemporain ». Ceci posé, en route pour le MRAC.

On commence par l’extérieur. A première vue, un bâtiment rectangulaire neuf assez anonyme… sur un flanc une fresque de céramistes de l’artiste islandais Erro intitulée « Les femmes fatales »… si l’on aime la BD !

 

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On est davantage sensible aux fenêtres colorées de Buren. L’œuvre s’intitule "Rotation" … et donne une jolie lumière à l’intérieur.

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Une extension vient d’être inaugurée avec sur sa façade une œuvre de Bruno Peinado composée de panneaux colorés… qui donne à l’ensemble un peu de noblesse. Bravo !

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A l’intérieur, on est accueilli très gentiment par Caroline, une des médiatrices du lieu qu’elle explique en remettant un document très bien fait. On commence par l’étage où deux expositions sont présentées jusqu’au 9 octobre 2016.

On se dirige vers « La promenade » qui présente une trentaine d’œuvres prêtées pendant 5 ans par le Centre National d’Art Plastique. Tous les 6 mois, de nouvelles œuvres seront exposées.

Au milieu de la première salle, plusieurs grands bronzes de Joao Maria Gusmao et Pedro Paiva

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Un mur accueille 9 photogravures à la poudre d’or sur papier de Carsten Höller.

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En face deux grandes belles lithographies de Joan Mitchell

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Une vidéo d’Adrien Missika…

On ne connait aucun de ces artistes mais on admire tout ce qui se présente dans cette salle.

BUREN_CABANE_ECLATEE 3Dans la salle 2, on est ébloui par « La Cabane éclatée aux caissons lumineux colorés » de Daniel Buren, seule œuvre pérenne de cette exposition. Waouh !

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Une très grande impression numérique et chocolat sérigraphiée sur toile de Kelley Walker occupe un mur… on aime en pensant  au street-art que l’on fréquente beaucoup ces temps-ci !

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En face trois tableaux de Jimmie Durham intitulés du joli titre de « Almost Spontaneus »… le support est un bois blond apaisant… on lira plus tard que les projections de peinture proviennent de pierres tombant dans des pots de peinture… pour un peu, on s’essaierait à en faire autant !JIMMIE_DURHAM

 

 

 

On aime aussi l’ensemble de petits collages noirs d’Allan MacCollum disposés sur 5 étagères …

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D’autres œuvres encore… Xavier Antin et ses bâches représentant des motifs végétaux… on est moins fan !

Cette « Promenade » donne beaucoup de plaisir… et envie de revenir après le mois d’octobre pour découvrir les nouvelles œuvres.

La deuxième exposition s’intitule « il faut reconstruire l’Hacienda » de Bruno Peinado….

L’Hacienda, c’est une reproduction de la piste de danse du club « The Hacienda » créé en 1982 à Manchester et qui sera en activité jusqu’en 1997… "lieu avant-gardiste et rassembleur" dit la documentation… Pour la voir, se diriger vers le rez-de-chaussée du bâtiment où elle campe au milieu d’une grande pièce.

BRUNO_PEINADO_HACIENDA

Autour, des formes colorées empilées… tous les dimanches se succèdent « des propositions hétéroclites dans un mix réjouissant entre les générations et les disciplines »… dommage, on ne verra pas de quoi il s’agit !

L’exposition se poursuit à l’étage… une succession de petits tableaux sous plexiglass… réalisés par l’artiste, sa femme et ses deux filles âgées de 8 et 11 ans… une fois que l’on sait cela, on comprend l’impression première de se trouver dans une classe de maternelle ! 

On est assez peu séduit à quelques exceptions près…  par exemple, certains panneaux de bois veinés et à peine peints

 

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et des taches aux couleurs toniques

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Le MRAC à Sérignan, un lieu artistique à découvrir et à fréquenter si on réside entre Narbonne et Montpellier !

Informations pratiques

Le MRAC – 146 avenue de la Plage – 34410 SERIGNAN

 

 

 

 

 

Et si on allait à Fête des Fallas
du 15 au 19 mars de chaque année

FALLA

La Fête des Fallas (prononcez « fayas ») qui se déroule chaque année à Valencia en Espagne du 15 au 19 mars ? Une fête destinée à accueillir le printemps.

On débarque à Valencia vendredi 18 mars… cap sur la Plaza del Ayuntamiento… on s’arrête dans une des avenues qui y mène tant il y a du monde…

FOULE-MASCHETTAS

A 14 h, comme tous les jours depuis le 1° mars, Valenciens et touristes  s’y rejoignent pour écouter la traditionnelle mascletà… un concert d’explosion de poudre. Le son monte crescendo pendant 5 mn jusqu’à en être assourdissant…  La symbolique échappe (et l’intérêt aussi pour être tout à fait honnête)… mais cela contribue à  mettre dans une ambiance festive.

VALENCIEN_1Dans les petites rues, on rencontre Valenciens

 

et Valenciennes en costume traditionnel qui paradent pour leur plaisir mais aussi pour le bonheur des touristes.

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Tous les âges se côtoient…

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de la plus jeune à la plus âgée… VALENCIEN_7

dans des robes de soie rebrodées toutes plus chatoyantes les unes que les autres.

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Chignons de petites tresses, peignes et mantilles… on se remplit les yeux de ces magnifiques coiffures.

Plus tard dans l’après-midi, ce sera un défilé plus organisé, au son des fanfares où chaque valencienne porte un bouquet de fleurs blanches… quelquefois rouges…

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destiné à fleurir le manteau de la Vierge des Désemparées érigée sur la Plaza de Virgen sur 15 mètres de hauteur. Epoustouflant !

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Dans les rues on découvre  les fameuses FallasFALLAS_3

 

Gigantesques sculptures en polystyrène peint exprimant des saynètes satiriques pas toujours d’un goût excellent…

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Une sorte de Wall Disney, quelquefois pornographique, ce qui ne semble déranger personne… les enfants se font photographier devant des scènes crues en riant beaucoup.FALLAS_1

Ces Fallas sont érigées la nuit du 15 mars… c’est la plantà. Il y en a plus de 300 dans la ville… certaines sur des places dégagées… d’autres à des intersections de petites rues et seront brûlées dans la nuit du 19 mars, fête de la Saint Joseph, le patron des charpentiers, à l’origine de cette fête.

On y revient à la nuit pour continuer la visite… et là, on est subjugué par certaines installations lumineuses… on se croirait à Notre Dame de Paris un jour de grand soleil.LUMIERE_3LUMIERE_2LUMIERE_1

Puis on se dirige vers le Pont de la Almeda, comme la ville entière. Agoraphobe s’abstenir ! On attend longtemps serré comme des sardines… enfin, à près d’une heure du matin, les yeux au ciel on admire un magnifique feu d’artifice.

Maintenant, il s’agit de regagner la zone portuaire où on loge. On fend la foule comme on peut et ce sera une longue marche dans une avenue interminable… on finira par avoir un taxi pour se coucher à 3 h du matin. Et être réveillé au son de pétards lancés méthodiquement sous nos fenêtres… les pétards sont omniprésents tous au long des festivités !

On repart avec tramway et métro… un dernier coup de mascletà, encore des Fallas… on rentre se reposer avant l’apogée de la fête qui se déroule le soir.

C’est la nuit de feu… pendant laquelle le feu est mis à chacune des Fallas, c’est la cremà… suivi par autant de feux d’artifice que de brasiers.

FALLAS_4On est subjugué par une Falla érigée à l’intersection de deux ruelles qui nécessite l’intervention de pompiers qui arrosent méthodiquement les murs des habitations pour éviter un incendie… l’hymne Valencien retentit… un petit feu d’artifice… et c’est fini.

La confection des Fallas de l’année prochaine va pouvoir redémarrer  dans chaque quartier pour le bonheur de ses habitants.

Belle Espagne qui sait entretenir  des fêtes populaires, occasions de réunir ses habitants dans une ambiance festive et bon enfant !

Et un grand merci à nos amis Claude et Bernadette à l’origine de ce weekend amical et aussi dépaysant.

 

 

 

Un bain de musique et d’œuvres d’art aux Carrières de Lumières des Baux de Provence
Jusqu’au 3 janvier 2016

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Aujourd’hui en route pour la découverte d’un spectacle dont on a entendu le plus grand bien.

On quitte Saint Rémy de Provence, charmante bourgade du Midi en empruntant une route qui monte au milieu de pins maritimes.

On laisse sur la gauche le village perché des Baux de Provence par lequel on terminera la visite.

Après quelques virages, on se gare. Beaucoup de monde pour un samedi de novembre.

On va voir "Les Géants de la Renaissance"

 De Vinci (1452-1519), Michel-Ange (1475-1564) et Raphaël (1482-1520)

Tourniquet… Rideau sombre… et là, on est accueilli par les accents tonitruants d’un chœur de musique sacré et par un flot d’images colorées qui défilent sur les murs.

On est médusé par ce qui s’offre à nous…

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… Transporté par le spectacle de ces œuvres présentées sur les murs gigantesques de cette carrière…LUMIERE4

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Une cathédrale profane… au service du sacré

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Détails grossis de peinture de la Chapelle Sixtine…MICHELANGE2

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Intense visage d’une Vierge douloureuse…

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Le jugement dernier de Michel-Ange… les feux de l’enfer et la montée dans les yeux des hommes sauvés in extrémis… pas très guilleret tout cela !

Les murs se parent de fleurs de lys…

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Le sol d’un somptueux carrelage de marbre…

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VerdiCarmina Burana… Bruckner… Pergolèse… les accents poignants de ces œuvres somptueuses sonnent comme dans une cathédrale… mieux que dans une cathédrale…

On est submergé par une émotion intense…

Extraordinaire spectacle !

Informations pratiques

Les Carrières de Lumières – Route de Maillane  13520 Les Baux-de-Provence
Tél. : 04 90 54 47 37

 

 

On se promène dans les Balkans…

 

 

DRAPEAU_ALBANAISEt oui, on s’était dit il y a deux ans que l’on reviendrait en Albanie pour découvrir le nord de ce pays que l’on avait tant aimé et pour découvrir les pays limitrophes.

Mardi 1° Septembre 2015

 ALBANIE

Lever 4 heures du matin… un peu tôt tout de même et il a plu toute la nuit ! Direction Orly Sud et embarquement sur Transavia… 2h40 de voyage mais une demi-heure de retard… néanmoins supportable surtout au début des vacances !

Armand, notre guide, nous attend tout sourire. On a l’impression de retrouver un ami. Le soleil brille et la chaleur est déjà là bien présente.

Direction notre hôtel, Vila Alba… en plein centre-ville dans une calme ruelle. Etablissement de standing, le charme albanais en plus… un mélange de vieillot et de confort bourgeois… assez indéfinissable !

Rendez-vous pour déjeuner sur une placette ombragée… au menu, une salade… d’olives à l’orange… on aurait aimé davantage de salade verte ! Et une brochette de poulet avec des frites (surgelées… on regrette les frites d'il y a deux ans ).TIRANA_1

 

 

 

Tirana a changé en 2 ans… 

TIRANA_2Beaucoup de constructions modernes plutôt réussies… TIRANA_3

 

 

 

Encore beaucoup de chantiers aussi.

 

 

On décide ensuite d’aller au musée d’art moderne de Tirana par une allée piétonne le long des anciens remparts récemment créée… elle est un peu ombragée, heureusement car la chaleur est torride.

 

TIRANA_VOIE_PIETONNE

 

Pas de chance, le musée ne rouvrira ses portes que le 6 septembre. Un peu dépité, on rentre faire la sieste !

En fin d’après-midi, rendez-vous avec notre guide au Musée National Historique de Tirana. Imposant bâtiment construit sous l’ère communiste pour abriter les collections nationales.

 

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Le rez-de-chaussée retrace les périodes préhistoriques, grecques et romaines… et l’on découvre la civilisation illyrienne dont est issu le peuple albanais (XX° siècle avant JC jusqu’à la période romaine). De belles statues, des objets sous vitrines, des cartes bien documentées. 

Toutes ces cartes nous montrent que tous les territoires que nous allons visiter faisaient partie à différentes époques de l'Albanie et qu'ils sont toujours peuplés d'une grande proportion d'albanais

Au 1° étage, la période du Moyen Age et de la Renaissance à la gloire du héros national, Skanderbeg qui a délivré l’Albanie du joug des ottomans au XV° siècle. Puis une partie sur l'Albanie sous le joug ottoman jusqu'à la ligue de Prizren (constituée en 1878) qui délivrera le territoire de cette occupation.

Le dernier étage est consacré à la vie politique en Albanie depuis 1912 : régime parlementaire, royauté, résistance pendant la guerre et les atrocités du régime communiste. L’Albanie a expérimenté tous les régimes en moins d’un siècle !

On sort avec une bonne vue d’ensemble de l’évolution de ce pays  mais un peu déçu de ne pas avoir pu prendre des photos.

Il est temps d’aller se désaltérer et se restaurer dans le quartier branché de Tirana, « le Block ». Au menu, un florilège de spécialités albanaises : gâteau aux épinards à la farine de maïs, feuilles de vigne, ragout de bœuf… le tout arrosé d’un très honnête vin rouge albanais de la cave Cobo que l’on avait visitée lors de notre premier voyage.

 

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Mercredi 2 Septembre 2015

MACEDOINE

Après une excellente nuit, cap sur la terrasse en haut de l'hôtel pour déguster un délicieux petit déjeuner. On admire les toitures anciennes nichées au milieu de constructions modernes.

 

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Et l'on appareille à 8h30 pétante.

Direction l'Est du pays vers Orhid en Macédoine. On va d'abord jusqu'à Elbasan via une autoroute et un tunnel qui n'existaient pas il y a deux ans. Le pays se développe…

Puis au lieu de se diriger vers Pogradec, on prend la route qui longe le lac dans le sens des aiguilles d'une montre. Petite halte à la frontière… nombreux palabres avec le policier albanais qui s'étonne que la voiture soit conduite par quelqu'un qui n'en est pas propriétaire… il faut bien qu'il justifie son poste d'autant plus que les voitures ne sont pas légions ce matin.

On repart un peu déçu de n'avoir pas de tampon macédonien sur notre passeport ! 

ORHID_1Et on arrive à Orhid, charmante villégiature balnéaire…

Paisible et fleurie… on se croirait sur les bords du lac Léman.

ORHID_2

 

 

 

 

METHODE_CYRILLE_ORHIDAu milieu du parterre trônent les staues de deux célébrités macédoniennes : Méthode et Cyrille à qui les slaves doivent l'écriture cyrillique.

Et l'on s'aperçoit que ce petit square compte d'autres statues imposantes… on comprendra le jour suivant quand on visitera Skopje, la capitale, que la statuaire est le péché mignon du peuple macédonien !

 

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On déguste un citron pressé sur le port.. tout en discutant ferme entre nous pour établir la règle de conversion du denar en euro… on arrive à quelque-chose d'assez compliqué jusqu'à ce que l'une d'entre-nous sorte la table de conversion réalisée avant le départ.

ORHID_4Et l'on commence la visite en grimpant les ruelles étroites…

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On admire les maisons typiques qui font sécher leurs poivrons aux fenêtres..

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Et l'on arrive à la cathédrale Sainte Sophie… 

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Magnifique bâtiment en brique (un petit air de bâtiment toulousain) du XI° siècle… un peu engonçé au milieu des habitations, on manque de recul pour l'admirer…

On se consolera en regardant la petite maquette présentée à l'entrée.MAQUETTE_STE_SOPHIE_OHRID

 

A l'intérieur des fresques byzantines restaurées dans les années cinquante après avoir été enduites (et finalement très bien protégées) de chaux pendant les 5 siècles où la domination ottomane avait transformé l'édifice en mosquée)… c'est très beau !

En sortant, on tourne autour et l'on découvre l'admirable entrée du bâtiment récemment transformée en théâtre en plein air.

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Cela suffit pour la matinée… on va déjeuner sur une terrasse ombragée sur laquelle souffle une délicieuse brise.

POIVRONS_FARCISAu menu, des poivrons farcis dans une cassolette en terre. Divin ! et le vin blanc de la région de Tikvès est tout à fait honorable.

 

Malgré la chaleur (on avoisine les 36°C), on reprend notre ascension dans les ruelles escarpées pour arriver devant un vaste amphitéâtre…

OHRID_THEATRERestauré à la mode "macédonienne"… le ciment est à l'honneur pour consolider voire reconstruire les pièces manquantes.

Des mariés se font photographier sur les gradins…OHRID_THEATRE_MARIES

 

Et l'on continue notre ascension.

Sur la droite, une église byzantine en travaux… on se dirige vers elle et l'on découvre sur sa droite une petite merveille d'église byzantine, Notre-Dame de Péribleptos, entièrement décorée de fresques en très bon état.

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Au loin, la citadelle nous nargue gentiment… il va encore falloir grimper pour l'atteindre.

Sur le chemin, on s'arrête devant le monastère de Saint-Pantaléon, vaste édifice religieux entièrement reconstruit dans les années 2000 en surplomb du lac.

OHRID_ST_PENTALEIMON

De part et d'autre, d'immenses constructions en chantier pour des bâtiments à vocation éducative pour la religion orthodoxe. C'est colossal et un peu dommage d'encombrer ainsi le site.

Un peu plus haut, une magnifique mosaïque a été mise à jour. Elle provient d'une église chrétienne…

et est bien protégée par un bâtiment aux toits décalés plutôt réussi.

OHRID_ANCIENNE_BASILIQUE_MOSAIQUES

OHRID_CITADELLE_SAMUELEncore un petit effort et l'on atteindra la citadelle…

 La forteresse de Samuel d'où le panorama est infini.

OHRID_CITADELLE_SAMUEL2

 

Et l'on redescent jusqu'au bord du lac… mort de chaleur.

Un petit tour à l'hôtel pour enfiler un maillot de bain et…

Cap sur une plage de cailloux derrière la colline

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L'eau est délicieuse… les barques tanguent au fil des vaguelettes…OHRID_BAIN3

 

 

 

 

C'est la fin de la journée…

On savoure enfin ce semblant de fraîcheur…

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Le lieu enfin déserté incite à déguster un apéritif

Ce sera double raqui et frites maison…

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Jeudi 3 Septembre 2015

MACEDOINE

ORHID_1Après une bonne nuit dans un hôtel moderne et de bon goût, la Vila Denarius,on déguste en bord de mer un petit déjeuner copieux avec, en face de nous, un lac d'huile.

 

Ce matin, cap sur Skopje (prononcez "Skopié "), la capitale de la Macédoine.

Une route qui monte dans la montagne jusqu’à 1500 m au milieu des chênes verts puis on redescend dans la vallée jusqu’à atteindre une autoroute.

On pénètre  des faubourgs qui ressemblent à ceux d’un village. Puis les rues deviennent des avenues bordées d’immeubles type HLM… on apprend qu’ils ont été construits après le tremblement de terre de 1963 d’après l’architecture « brutaliste »  initiée par le Corbusier suivant des normes de confort pour leurs habitants mais aussi pour résister aux séismes. Certains commencent à être un peu défraîchis. Et si l’on ne nous avait pas donné leur parenté architecturale on ne serait pas douté de grand-chose… juste des HLM !

On se gare dans une ruelle sableuse pas très bien entretenue… on marche 200 mètres, et  sous nos yeux ébahis apparait le centre-ville…

SKOPJE_0D’immenses bâtiments blancs avec moult colonnes doriques, ioniques et autres.

 

 

 

Et partout de gigantesques statues…SKOPJE_6

Se rappeler d’abord que l’on est en Macédoine, jeune pays qui cherche à constituer des racines susceptibles de fédérer le peuple macédonien…

SKOPJE_1D’abord le Père… Philippe de Macédoine qui trône fièrement au sommet d’un piédestal décoré sur plusieurs étages… de soldats… et en bas,  un trio assis les pieds barbotant dans la fontaine : Philippe encore et sa femme Hélène entourant le jeune Alexandre qui deviendra plus tard Alexandre Le Grand.

Et puis à quelques mètres, une autre fontaine à la gloire de la Mère… Hélène enceinte, Hélène embrassant son fils, Hélène guidant son fils… un visage à la Brigitte Bardot… on ricane doucement !

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Quelques mètres plus loin, juste devant un petit pont piéton en pierre (tout neuf !), les autres héros de la nation, Méthode et Cyrille…

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Et à la sortie du pont, un piédestal grandiose sur lequel Alexandre campe fièrement  sur son cheval qui se cabre… à ses pieds des lions, des soldats… c’est une fontaine animée avec des jeux d’eau permanents au rythme de grands airs de Strauss et autres… et la nuit, la lumière est colorée, on se croirait dans une baignoire balnéo ! Sur la placette, des réverbères verts et dorés comme chez la Belle au Bois Dormant !

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Et dans toutes les rues adjacentes, des statues à n’en plus finir…SKOPJE_9 SKOPJE_4

 

Et même des groupes…

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Et bien sûr un arc de triomphe…SKOPJE_D

ET aussi des bus anglais plus chics !

Tout ceci fait partie du projet SKOPJE 2014… un peu en retard car il reste des chantiers en cours.

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Une citation du Petit Futé résume bien l’impression ressentie :

« Bref, un bric-à-brac architectural nationalo-kitsch empruntant  à  toutes les périodes de l’histoire, à toutes les cultures, à tous les styles même les plus improbables. Tout cela dans un minimum d’espace, réalisé dans un minimum de temps pour un effet d’esbroufe maximum. Comme à Disneyland ou Las Vegas en somme. »

On se moque mais n’était-ce pas ainsi au début des grands chantiers historiques de Paris !

SKOPJE_AOn se promène dans les rues commerçantes du centre-ville… on y découvre une grande statue de Mère Teresa née à Skpoje de parents albanais à côté du centre qui lui est ici consacré.

Ensuite, on part à l’assaut du vieux bazar sur la colline après avoir acheté un chapeau car on est écrasé par le soleil de plomb. Des cafés, des boutiques poussiéreuses… un charme certain.

En haut un restaurant turc nous tend les bras. On choisit l’intérieur (malheureusement non climatisé) espérant avoir un peu de fraîcheur. On se régale des assiettes qui nous sont présentées

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Pour l’heure, on n’a qu’une envie, c’est rejoindre notre l’hôtel. On l’atteint enfin après avoir fait trois fois le tour du centre-ville (en voiture tout de même) tant il y a de sens interdits.

Devant l’hôtel Elsa, encore une statue qui occupe  la ruelle… cette fois-ci un taureau furieux… plutôt plus réussi que ce que l’on a vu jusque-là.SKOPJE_K

L’hôtel Elsa, une façade moderne, un nom charmant et la gentillesse de son personnel… ce seront ses seuls atouts ! Car l’intérieur, plus kitsch que cela on a rarement expérimenté… et les photos apparaissent réellement indulgentes !

Après deux heures de fraîcheur, on repart à la découverte de la ville… cette fois-ci, on cherche la Cathédrale Saint-Clément d'Ohrid, une église orthodoxe construite très récemment… plutôt réussie, intérieurement comme extérieurement.

SKOPJE_ST_CLEMENT_OHRID

Puis on rejoint le vieux bazar, plus animé qu’à l’heure du déjeuner.

SKOPJE_CLOCHER_ST_SAUVEURA son sommet, le clocher en bois de l'église Saint-Sauveur…

 

Malheureusement, le cloître de l’église Saint-Sauveur est fermé au public…SKOPJE_CLOITRE_ST_SAUVEUR

On est vexé de ne pas avoir noté les horaires. Armand, notre guide, palabre avec le gardien qui moyennant une petite gratification nous laisse pénétrer dans le cloître et nous ouvre la petite église.

SKOPJE_ST_SAUVEUR_EGLISEOn descend quelques marches pour y pénétrer car elle est enterrée de 2 m… il ne fallait pas que les églises soient plus hautes que les mosquées du temps de l’occupation ottomane. Le gardien nous fait la visite dans un anglais très approximatif… on admire les sculptures en bois qui sont magnifiques.

On finit la soirée dans un restaurant turc sur une placette sympathique. Et l’on commence à avoir assez de manger des grillades de viande hâchée !

Allez avant de partir, une dernière statue… peut-être la plus amusante au milieu de tout ce bric à brac néoantico ?

skopje_plongeuses

Vendredi 4 septembre 2015

KOSOVO

Ce matin, on quitte la Macédoine pour découvrir le Kosovo.

Une trentaine de kilomètres dans la vallée, puis on tourne à gauche sur une route qui mène aux postes frontaliers que l’on se passe sans trop de tracasseries.

La route serpente en pente douce. Les maisons sont récentes et plutôt jolies. Vraisemblablement des constructions d'après une guerre pas si lointaine.

PRIZREN_1On s’arrête pour prendre un expresso (malheureusement la machine est en panne) mais on en profite pour admirer le paysage. On se croirait en Suisse !PRIZREN_2

 

 

Puis on finit par arriver à Prizren (2° ville du Kosovo – près de 200 000 habitants) mais dans le vieux centre, c'est comme un village.

PRIZREN_3Un petit pont de pierre (reconstruit après la guerre) enjambe  une rivière quasiment asséchée.

 

 

 

PRIZREN_4De part et d’autre, des bistros, des restaurants, des hôtels… cela ressemble à une petite ville de cure thermale.PRIZREN_5

 

 

En haut de la colline, la forteresse de Prizren (11° au 16° siècle) que l’on ne peut atteindre qu’à pied. Ce sera pour la fin de l’après-midi car pour l’heure la température avoisine déjà les 36° C.

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On décide de visiter la maison de la ligue de Prizren qui s’est constituée en 1878 pour tenter de chasser les ottomans d’Albanie.

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Joli petit complexe autour d’une cour fleurie… avec en plus d’explications historiques et de photos des insurgés albanais, un musée des costumes et à l’étage des tableaux peints en 1978 à la gloire de la ligue… certains plutôt pas mal !PRIZREN_9

 

 

On continue notre visite par la Mosquée de Sinan Pacha puis la cathédrale orthodoxe qui jouxte, détruite par les albanais pendant la guerre et entièrement reconstruite. Elle est gardée par la police et l’on ressent un peu de tension quand nous y pénétrons entre le policier (serbe ?) et notre guide albanais.

Et puis nous allons déjeuner à l’intérieur d’un grand restaurant albano-turc, Besca… la salle est vaste et se déploie autour d’un bassin où l’eau glougloute… un petit air de fraîcheur bienvenu. La nourriture déjà vue : salades et viandes grillées (beaucoup de viandes hachées)… on commence à caler.

Puis nous allons dans notre hôtel qui est  à deux pas, l'hôtel Prizreni. On dirait un petit hôtel de montagne… c’est un peu surprenant … les chambres sont petites mais on les croirait meublées par Habitat… c’est de très bon goût… cela nous change de l’hôtel Elsa de Skopje.

Et puis, quand on ouvre la fenêtre, on a la vue du dos de la mosquée… beau mais on craint le muezzin que finalement aucun d'entre-nous n'entendra pendant la nuit.

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PRIZREN_CAprès la sieste, on grimpe jusqu’à la forteresse…. Ça monte dur… on souffle un peu, beaucoup…

 

On passe devant l’église Saint-Salut, église orthodoxe, elle aussi partiellement détruite par les albanais et gardée…

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Et puis on parvient au sommet de la colline… on passe sous une voute et l’on grimpe quelques marches pour découvrir un chantier de restauration des bâtiments… toujours avec un souci de rénovation poussé à l’extrême.

On s’amuse à repérer toutes les traces de ciment et toutes les gaines plastiques mises pour consolider les rénovations. On n’a décidément pas la même conception de la restauration !

Depuis les murailles, la vue est à perte de vue et l’on réalise à quel point Prizren est vaste.

 

Samedi 5 Septembre 2015

ALBANIE

Aujourd’hui départ vers le Parc National de Valbonne à la frontière du Monténégro et du Kosovo. Nous revenons  en Albanie, dans le Nord.

VALBONNE_1Un rituel s’est installé… le trajet en voiture est coupé vers 11h d’une pause « Expresso »… ce matin, Armand, notre guide, nous arrête devant une maison tapissée de galets avec des décorations du plus bel effet… il connait la patronne mais aujourd’hui, pas de chance, il n’y a plus d’électricité… nous n’aurons pas notre café !VALBONNE_2

 

VALBONNE_3On repart dans la montagne… les paysages sont grandioses…

 

On arrive à la Vallée de Valbonne. Aujourd’hui, point d’hôtel ****, nous dormons chez l’habitant.

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Nous faisons bonne figure même quand on nous annonce que nous dormirons à trois dans la chambre. Cela ressemble davantage à un refuge qu’à une chambre d’hôte… cela nous fait un drôle d’effet.

Le temps n’est plus aussi beau… qu’importe, on ira marcher pendant près de 2 heures sur un lit de cailloux dans un paysage de montagne.

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C'est un grand bol d'air après l'agitation des jours passés. Et la nuit sera excellente en dépit d’un orage tonitruant.

Dimanche 6 Septembre 2015

KOSOVO

VALBONNE_BAu lever, le soleil fait son apparition. On profite du point de vue du haut de notre terrasse de planches.

 

 

On quitte ce lieu paisible sans un regard du cheval qui paisse tranquillement au pied de la maison.VALBONNE_A

De nouveau, une route à couper le souffle au milieu de gorges profondes.

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On rentre à nouveau au Kosovo par un petit poste frontière envahi par un convoi de mariage déjà éméché à cette heure matinale.

On roule, on tourne à droite dans un village et l’on s’engage sur une petite route bucolique ombragée au milieu des pâturages.

Sur la droite, un monastère clos de murs. A l’entrée des soldats italiens de l’ONU. Les monastères orthodoxes serbes minoritaires dans la région sont encore gardés. Un peu étrange comme atmosphère !

DECAN_1On pénètre dans l’enceinte par voute aux murs épais.

A gauche, les bâtiments des popes blancs et fleuris et au milieu de la pelouse, l’église du monastère de Visoki Decani, vaste édifice en pierres de marbre rose et jaune, dédiée au Christ Pantocrator.

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Un pope s’avance benoîtement. Notre guide le connait et une conversation amicale s’engage entre eux. Pas de rancœur manifestement de la part du saint homme malgré les attaques passées du monastère par des extrémistes albanais. On se serre cordialement la main.

On pénètre dans la basilique. On comprend tant bien que mal les explications du pope débitées en anglais d’une voix douce et monocorde. On l’appellera plus tard entre nous « le pope "2 de tension" ». On hoche la tête de temps à autre pour remercier.

Des fresques magnifiques, plutôt en bon état de conservation dans la 1° salle réservée au public laïc assistant aux offices.

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La 2° salle comporte elle aussi de belles fresques. Au centre du Dôme, un énorme visage du Christ entouré d’une ronde d’anges.  Et une splendide iconostase en bois doré du 14° siècle.

On sort conquis et déçu de n’avoir pu photographier.

On quitte ses lieux paisibles, malgré ou grâce à l’armée présente, en direction de Peç (prononcez « Petché ») petite ville sans grand intérêt.

Un déjeuner rapide dans un boui-boui turc pris sur une toile cirée (qui rappellera un précédent voyage à Manaus) et sans grand intérêt culinaire.

On se dirige alors vers le Patriarcat de Peç  

Toujours une garde militaire, un peu moins imposante.

Une jeune nonne toute de noir vêtu, volubile et souriante, se dirige vers nous. Elle nous entraîne immédiatement dans la boutique pour nous vendre les billets mais aussi pour nous faire déguster gratuitement (elle insiste bien) le raki produit par l’abbaye. On promet de revenir acheter et on se dirige avec elle vers l’édifice d’un rouge flambant. On l’appellera plus tard entre nous « la sœur au taquet ».

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On rentre. Notre guide en short long mais laissant entrevoir des bouts de genoux, est contraint de s’entourer dans un voile qui lui fait une jupe en mousseline du plus bel effet. C’est mieux que la foi précédente car la vieille religieuse qui l’avait accueilli l’avait empêché de rentrer dans l’édifice au prétexte que c’était sombre et qu’en tant que musulman, il n’y comprendrait rien !

Trois petites églises côte à côte dans le même bâtiment qui  communiquent entre elles que par un vestibule d’entrée :

·         L’église des Saints-Apôtres

·         L’église saint-Dimitri

·         L’église de la Vierge Hodegitria

De belles fresques. On commence à repérer la disposition des icônes : à gauche le Christ puis Saint Jean Baptiste, à droite la vierge Marie puis le Saint à qui est consacrée l’église.

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On ressort et l’on achète, comme promis, raki et cartes postales pour parer à l’impossibilité de faire des photos.

Assez d’églises pour aujourd’hui ! On s’engage dans les gorges de la Rugova.

PEC_2C’est grandiose. On reste sans voix devant l’étroitesse de la faille et la hauteur des montagnes.

On sirote un expresso dans un restaurant à flanc de montagne. Encore un petit air de chalet suisse.

Puis on rejoint notre hôtel, l’hôtel Dukagjini. Grand Luxe, cette fois-ci (cela change de la ferme de Valbonne)… piscine, sauna, hammam et menu international pour le dîner.

 

 

 

 

 

Lundi 7 septembre 2015

MONTENEGRO

Ce matin, on part pour le Montenegro.

Une route sinueuse dans la montagne… une multitude de longs virages en épingles à cheveux.

On arrive au premier col pour le poste frontière kosovar. Une policière revêche et soupçonneuse pose beaucoup de questions et lance des regards assassins… cela dure… et elle finit par faire ouvrir le coffre. Ceci pour sortir du Kosovo…

10 km plus loin, c’est le poste frontière pour entrer au Montenegro ! Curieux, cette longue zone de no-man’s land dans la montagne. Et là, rebelote… un policier désagréable fait durer le passage et cette fois-ci fera ouvrir en plus du coffre, le bagage de notre guide ! Il ne fait pas bon être albanais dans certains pays des Balkans !

NIKSIC_6On continue une route dans les montagnes. Les paysages sont variés, certaines fois on se croirait dans les Alpes, puis dans les Vosges et même dans la garrigue. C’est un peu long… tout le monde somnole.

On s’arrête au bord de la route sur un parking improvisé… beaucoup de voitures russes.

NIKSIC_1On fait quelques pas jusqu’à un mur de clôture d’où s’échappent de nombreuses fleurs multicolores.

 

On est au Monastère de Moraca au cœur du Monténégro. Moraca, c’est aussi le nom de la rivière qui cascade au fond des gorges.

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Sur la gauche, les bâtiments des moines particulièrement bien entretenus. Toutes ces fleurs contribuent à donner un aspect riant à l’endroit.

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L’édifice religieux est consacré à l’Assomption de la Vierge Marie.

NIKSIC_4Des fresques  pas toujours dans un excellent état, une immense roue en métal qui fait office de lustre éclairant (mal) une belle iconostase… rien de très notable d’autant plus que personne ne vient expliquer.

Et l’on reprend la route à vive allure dans la route au creux des gorges.

 

En bas dans la vallée, on déniche sur le bord de la route un restaurant… vide.

On s’installe sur une terrasse ombragée par une treille épaisse.NIKSIC_C

Le patron s’annonce nonchalamment… et pas vraiment souriant. Tant bien que mal, on explique ce que l’on voudrait manger… on attendra longtemps, on n'aura qu’une assiette pour manger le plat de salade… heureusement les truites seront délicieuses et on appréciera.

On repart vers la capitale… Podgorika (on a appris le nom de la capitale du Monténégro mais jusqu’à quand ?)… que l’on laisse à notre gauche dans les faubourgs. Et l’on repart dans une campagne  très sèche.

On voit à flanc de montagne une église très blanche encastrée dans la roche. C’est le Monastère d’Ostrog vers lequel on se dirige.

OSTROG_1On est « ni enceinte, ni handicapé, et l’on n’a pas d’enfants »… on devra donc s’arrêter au parking intermédiaire et grimper moult marches … comme les pèlerins qui viennent nombreux dans cet endroit faiseur de miracles… eux montent à genoux mais aujourd’hui, il n’y en a pas.

 

Au pied de l’édifice, des étoffes pendent partout… on croit des tapis… pas du tout, ce sont les couvertures proposées (moyennant finance) par les autochtones aux pèlerins qui couchent sur les lieux. Trois religions se côtoient : orthodoxe, catholique et musulman.

OSTROG_2Arrivé sur le parvis, des personnes rentrent et sortent d’un bâtiment long qui semble construit de la veille.

 

 

 

 

Dans son prolongement, quelques marches plus haut, l’église… elle date du 17° siècle mais elle a été reconstruite en 1926 suite à un incendie.

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Peu de fresques anciennes… OSTROG_4mais une vue sur la vallée à couper le souffle.

En redescendant, on met la main dans le trou aux miracles en demandant de faire cesser le mal de gorge. Et l’on se dira plus tard que cela a été finalement efficace !

On quitte rapidement ce lieu étonnant, assez mal à l’aise par ce déballage de couvertures usées devant un vaste magasin rempli de bondieuseries.

On roule jusqu’à Niksic (prononcez « Niksitch »), petite ville provinciale sans intérêt particulier dans un hôtel club house de tennis, moderne et rempli d’œuvres abstraites (on aime le concept mais pas trop ce qui est exposé)… l'accueil est souriant.

Une journée mi-figue, mi-raisin… beaucoup de voiture, des paysages magnifiques, des visites inégales, et la découverte du vin monténégrin…

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Mais on espère mieux du jour à venir.

 

Mardi 8 septembre 2015

BOSNIE-HERCEGOVINE

On repart… et au bout d’une heure, voilà le poste frontière pour sortir du Monténégro… avec des policiers aux visages fermés et peu agréables… et la rentrée en Bosnie-Herzégovine est sur le même registre. Notre guide est impassible et mêmMOSTAR_1e souriant alors qu’il sait que ces attitudes sont dirigées contre lui car il est albanais.

On roule ensuite dans une large vallée ensoleillée et riante le long d’un grand lac. Les paysages sont plus doux.

On se dirige vers Mostar.

Mais avant d’y arriver, notre guide nous propose un extra non prévu au programme. Il tourne à droite et s’engage sur une colline qui apparait dans un premier temps plutôt aride. Ce n’est pas très engageant mais il a l’air sûr de lui. Alors, on guette ce qui va nous être présenté.

On roule le long d’une rivière sous une voute d’arbres qui donne une ombre bienvenue car il fait déjà très chaud.

Pour un peu on oublierait que l’on est en Bosnie-Herzégovine… cela ressemble à une jolie campagne française. On s’arrêterait bien là. Puis on continue notre route jusqu’à un village pas particulièrement typique, Blagaj.

MOSTAR_2On descend de voiture et notre guide nous annonce qu’il va falloir un peu marcher.

On s’exécute entre une rangée de vendeurs locaux qui proposent des plantes en pots, des sirops colorés, des foulards, des flûtes en bois et d’autres objets pas terribles.

Néanmoins un charme certain se dégage de cette petite route qui se dirige vers la rivière. On se croirait maintenant en Provence.

Sur le chemin, notre guide nous parle des bektasi qui sont des fidèles d’un courant de l’islam qui ne pratiquent pas dans les mosquées.  Nous allons donc visiter un tekké, sorte de monastère pour religieux.MOSTAR_E

 

Et nous arrivons dans un lieu enchanteur.

MOSTAR_5D’abord la source de la rivière que nous suivions depuis que nous avions quitté la voiture. Une belle couleur turquoise, un glouglou rafraîchissant…

Et à ses pieds une jolie construction blanche bien entretenue.

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On se déchausse et un foulard est disposé sur la tête des  visiteuses.

On pénètre dans une succession de petites pièces…

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MOSTAR_8Au sol des tapis kilim colorés…

Aux fenêtres des rideaux en coton immaculé bordé de dentelles… on pense  aux maisons visitées à Gjirokastër lors de notre premier voyage.MOSTAR_B

L’atmosphère est paisible malgré les visiteurs.

On est enchanté.

L’on poursuit avec un déjeuner sur la terrasse abritée d’un joli restaurant en face sur l’autre rive.

Cette journée démarre bien.

Puis nous regagnons notre voiture sans avoir été tenté par les marchands.

Un petit quart d’heure de voiture et nous entrons à Mostar.

MOSTAR_IOn s’arrête devant notre hôtel, le Motel Kriva Cuprija, légèrement en contrebas de la rue… jolie construction en pierre, bien intégrée dans le centre historique de Mostar (on est à 3 mn à pied du fameux pont)… une petite rivière coule à ses pieds.

Jolies chambres modernes et de bon goût. Mais on ne s’attarde pas et l’on va découvrir la ville.

On sort directement sur la rue qui constitue le bazar et qui est coupée par le fameux pont de Mostar.

Une arcade étonnante tant elle est haute… malheureusement l’original a été détruit pendant la guerre des Balkans et fort heureusement reconstruite grâce aux Fonds internationaux.

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On déambule au milieu des boutiques… les vendeuses sont souriantes et plutôt discrètes… on fait quelques emplettes avec plaisir sans avoir l’impression d’y être forcé.

Beaucoup de monde néanmoins qui se presse dans cette rue… mais un charme indéniable.

On quitte les lieux pour monter sur la colline. Beaucoup de maisons encore en ruines… des impacts de balles nombreux sur les murs qui rappellent que la guerre récente a été violente.

On dinera sur les bords de la rivière avec le pont dans notre champ de vision.

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Excellente journée.

Mercredi 9 septembre 2015

CROATIE

Ce matin, un dernier petit tour dans la rue du bazar… des petits achats de dernière minute pour faire plaisir autour de soi…

Et en route pour la Croatie… petit supplément non initialement prévu qui va permettre à l’une d’entre nous de réaliser le rêve de découvrir Dubrovnik.

Soleil radieux comme toujours… jolie route au milieu des vignes… et puis les postes frontières… ce sera notre pire passage de frontière… désagréable à la sortie de Bosnie-Herzégovine et franchement détestable à l’entrée en Croatie… forcés de se garer et d’attendre longtemps l’arrivée du policier avec un chariot pour y déposer nos bagages et les faire ouvrir un à un sous le regard intrigué des autres automobilistes aucunement inquiétés. On commence à être agacé… heureusement, ce sera la dernière fois !

Jolie route qui surplombe une grande vallée maraichère… puis on passe de l’autre côté de la montagne et c’est la mer qui miroite en contrebas.

Et puis on finit par arriver à Dubrovnik. Au loin sur la gauche loin en contrebas on repère le panneau de l’hôtel PEKA que l’on avait passagèrement fréquenté lors d’une croisière familiale en Croatie à l’été 2000… hôtel resté dans les mémoires sous le nom de Pet « caca »…

DUBROVNIK_1On trouve un parking pour se garer pas trop loin de l’entrée de la ville et l’on descend à pied une jolie ruelle ombragée de fleurs variées.

Et on arrive à l’entrée de la citadelle… devant une marée humaine qui entre et qui sort… on est un peu refroidi.

On va d’abord déjeuner sur la terrasse du restaurant juste en face. Contre toute attente, c’est bon et pas excessivement cher… et l'on peut admirer tranquillement les remparts.

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Et puis on pénètre dans la citadelle. Toujours beaucoup de monde… difficile de prendre du recul pour photographier un bâtiment…

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Les ruelles adjacentes sont remplies de boutiques de souvenirs ou d’objets de luxe.

On est un peu déçu… nos souvenirs n’étaient pas cela.

On ne restera pas très longtemps.

On reprend la route avec un dernier regard pour cette belle cité. 

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On se dirige maintenant vers la station balnéaire d’Herseg Novi au Monténégro. Encore un passage de frontière…

On arrive dans une baie très construite… puis dans un Resort de grand luxe… on se demande un peu ce que l’on vient faire là.

On s’installe… les chambres sont confortables, la piscine à débordement avec vue sur la mer appétissante… on repère la salle de bien-être avec l’offre de massages…

On verra bien de quoi sera fait demain.

Jeudi 10 septembre 2015

MONTENEGRO

HERCEG NOV_1Bonne nuit dans notre hôtel de luxe, le Sun Resort… on ouvre la fenêtre. Dommage pour notre journée de plage, il fait gris et moyennement chaud…

On décide donc de marcher sur la jetée et d’aller découvrir les alentours.

Plutôt joli le côté que l’on choisit car très peu défiguré par des constructions anarchiques.

Beaucoup de végétation et de fleurs.

HERCEG NOV_3HERCEG NOV_5

La statue de Saint-Jérôme, patron de la ville (du même acabit que celles de Cyrille et Méthode en Macédoine… on construit colossal dans les Balkans).HERCEG NOV_4

Un office du tourisme pas avare de renseignements ni de documentation. Et une boutique remplie de bijoux qui ravit la gente féminine.

HERCEG NOV_COn se dirige vers la citadelle en montant des marches nombreuses le long de la muraille.

 

On bifurque pour pénétrer dans la vieille ville par la porte de l’horloge.

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HERCEG NOV_7Et on arrive à une jolie place ombragée avec une église orthodoxe imposante (malheureusement fermée), l’église Saint Jérôme…

 

De belles maisons anciennes transformées en cafés…

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Et une grande barque en bois un peu incongrue à cette altitude.

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On s’attarde pour admirer la vue sur la mer et les côtes d’en face.

Et on regrimpe à nouveau jusqu’à la citadelle au milieu d’une végétation méditerranéenne très dense.

HERCEG NOV_EBel endroit dénommé Kanli-Kula mais une fois encore « très restauré » (le ciment est bien visible et il semble que toutes les pierres ne datent pas du 14° siècle).

Une vue à 360° qui permet de voir le fjord que nous visiterons le jour suivant.

Une salle de spectacle a été emménagée au milieu…HERCEG NOV_D

 

On part ensuite à la recherche du monastère de Savina… on commence par monter la colline… on regarde la carte, on s’est visiblement fourvoyé.

On redescend et on prend le long de la grand-route puis on s’enfonce dans un endroit moins civilisé. On croit être arrivé devant un grand cimetière et un bâtiment religieux. Raté…

On continue sur une rue sans grand intérêt et on finit enfin par arriver à ce fameux monastère. On lira plus tard qu’il était à plus de 2 km de notre point de départ.

Gros édifice au milieu des arbres légèrement en surplomb de là où l’on arrive.

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On entre… l’intérieur est sombre… un moine orthodoxe est assis derrière un comptoir. Il ne bouge pas… on s’avance à pas feutrés… rien n’attire vraiment notre attention… on ressort un peu déçu sans avoir osé prendre des photos.

HERCEG NOV_GOn pénètre ensuite dans une petite chapelle attenante… plus intime… et vide… cette fois-ci on fera des photos.

 

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Un déjeuner sympa dans un restaurant de la jetée très excentré, personnel aux petits soins et un vin Monténégrin « Cabernet » très bien de la marque PlantazéHERCEG NOV_J

Retour à l’hôtel pour baignade, sauna et massage.

Et le diner du soir dans un restaurant typique excellent clôturera une journée finalement bien agréable.

 

 

Vendredi 11 septembre 2015

MONTENEGRO

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Un dernier regard pour la piscine en contrebas et l’on repart.

 

Quelques kilomètres le long de la côte et l’on prend le bac à Kamenari jusqu’à Lepetani  pour traverser plus rapidement le fjord (10 mn environ de traversée).

Charmante petite route en bord de mer…KOTOR_4

Un joli point de vue avec deux îles qui portent chacune un petit monastère dans la baie de Boka Kotorska…

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KOTOR_3Et puis de charmants petits villages restés authentiques en bordure du fjord. La route est étroite… on la croirait en sens unique et il faut toute la dextérité de notre guide pour se faufiler quand un car arrive en face.

On s’arrête boire un expresso sur une terrasse ombragée en face d’un très beau Ketch anglais. Une grosse église surplombe l’endroit… elle est fermée, dommage !

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On arrive finalement au fond du fjord à la ville de Kotor.

KOTOR_ABeaucoup de monde à l’entrée de la vieille ville (un peu curieux tout de même, cette grosse marionnette gonflable !)… il y a un énorme bateau de croisière en bout de quai qui déverse des flots de touristes… ce n’est pas le meilleur moment pour apprécier les ruelles et les petites places de cette cité médiévale renommée.

 

On pénètre dans la cathédrale Saint-Triphon qui est une des deux cathédrales catholiques du Monténégro, mélange d’art roman et d’art gothique. 

KOTOR_GLes fresques (du 14° siècle)  ont quasiment disparu sauf dans quelques parties voutées.

Un baldaquin blanc impressionnant surmonte l’autel.KOTOR_E

 

 

Des ruelles, des maisons qui auraient besoin de restauration…

KOTOR_NEt une basilique orthodoxe récente impressionnante par ses proportions et par les portraits religieux qui décorent l’intérieur.

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La foule gâche un peu notre visite mais on pourra dire que l’on a vu Kotor.

Et l’on fait route vers notre destination finale du jour, la ville de Buvda.

On gare la voiture et l’on traverse un marché de souvenirs sans intérêt. On a faim et l’on se pose sur la première  terrasse en bord de mer qui s’offre à nous. Un garçon empressé nous apporte les cartes. On choisit le vin Rosé de Plantazé. Il nous apporte autre-chose et s’apprête à le déboucher en nous ventant ses mérites. On a toutes les peines du monde à l’en empêcher et à obtenir le vin initialement commandé qui valait la moitié du prix. On commence à s’agacer.

Après déjeuner, on part à pied vers la vieille ville sur la jetée qui borde les plages privées bondées de monde et pas particulièrement jolies. Quelque-chose de la Costa Brava d'il y a 40 ans. On se demande ce que l’on fait là.

Heureusement la vieille ville garde un certain charme avec ses petites ruelles proprettes.

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BUDVA_3Une jolie place avec plusieurs églises… mais on commence à être lassé de visiter des églises.

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On monte sur les remparts… il faut payer, y compris le guide… on recommence à s’agacer.

Et l’on décide de gagner notre hôtel. Notre chauffeur se perd dans les rues hautes de la ville nouvelle et on finit par atterrir devant la Vila Perla de Mar… encastrée entre deux bâtiments dans une rue commerçante. On a du mal à faire bonne figure d’autant plus qu’il est prévu que l’on dorme deux nuits dans ce lieu.

Il faut monter à pied quatre étages (102 marches !) pour atteindre deux chambres propres mais pas au standing prévu par le contrat. On décide de chercher un autre hôtel pour le lendemain soir et ce, à Cetinje, lieu de notre visite du lendemain. On trouve l'hôtel Monte Rosa dans un parc national.

On rejoint notre chauffeur pour aller à la plage.

On choisit une plage loin de la fureur et du bruit mais loin, tout court, à pied. Elle est sale… on dit à notre guide que l’on ne veut pas revenir à Budva demain soir et on lui montre l’hôtel que l’on a trouvé. Il réserve des chambres sans discuter.

On dînera au pied de la vieille ville dans un restaurant italien correct et on oubliera  les désagréments de la journée.

Samedi 12 septembre 2015

MONTENEGRO

On se lève après une nuit correcte dans cet hôtel qui ne nous plait pas.

Et cap  Nord  Est vers Cetinje par une route montagneuse. On aperçoit Budva en contrebas… mieux de loin finalement.BUVDA

Le paysage ressemble à nos garrigues…

On arrive dans une charmante bourgade au charme provincial au cœur des montagnes… des maisons colorées, de la verdure. On est d’emblée séduit.

On commence par la rue des ambassades… plus exactement, la rue des anciennes ambassades construites à la fin du 19° siècle.

CETINJE_1Au coin de la rue, l’ambassade de France… incontestablement et sans chauvinisme aucun, la plus belle, avec ses carreaux Art Nouveau.

On continue dans la rue bordée de tilleuls… et on s’attarde devant chaque bâtiment souvent à l’image du pays concerné.

Et puis, on se dirige vers le Musée National du Monténégro situé dans un magnifique bâtiment ocre jaune du plus bel effet.

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Au 1° étage, le musée historique… très belle scénographie…

CETINJE_9Des vitrines regorgeant d’objets depuis la préhistoire…des costumes militaires…des photos des membres de la royauté Monténégrine…

On est quasiment seul dans cet endroit chargé d’histoire… on regrette  juste le manque d’explications en anglais.CETINJE_B

Juste une gravure en français un peu incongrue ici : la vertu surmonte tout obstacle… ainsi par la vertu s'élèvent les héros 

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Et l’on monte un étage pour découvrir le Musée d’Art… là aussi, les salles d’un blanc immaculé regorgent de tableaux d’artistes Monténégrins… on ne les connait pas mais on apprécie ce qui est sous nos yeux… et l’on voit que les mêmes courants picturaux ont irrigué l’Europe entière depuis 150 ans.

On ose des parallèles avec des artistes que l’on connait bien

Branco Filipovic Filo avec Jackson Pollock

 

Kosta Milicevic avec certains de nos impressionnistesCOSTA_MILECEVIC

 

RUDOLPH SABLICRudolf Sablic avec Modiggliani

 

Dans chaque salle, une sculpture… on tourne autour… on aime.

On est étonné de trouver un musée de cette qualité dans cet endroit perdu mais c’est oublier un peu vite que Cetinje était la résidence royale et  a été la capitale du Monténégro jusqu’entre les deux guerres.

On sort, enchanté…

CETINJE_JDes pelouses bien vertes, de grands arbres… on est en altitude… l’air est frais… on revit.

On jette un œil sur le monastère de Cetinje

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Puis on se dirige vers le Palais Royal d’un beau rouge grenat… qui conserve son ameublement d'antan.

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On se raccroche à un groupe de visiteurs de la croisière du Ponan et l’on profite ainsi  des explications éclairantes de leur guide monténégrine sur  la vie de la famille de Nicolas 1°  et Miléna avec leur progéniture

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On entend parler du 2° souverain de la lignée, le dénommé Petar II que l’on retrouvera plus tard dans la journée… ce prénom nous met en joie.

Et aussi d’Emmanuel Philibert de Savoie (marié avec l’actrice Clotilde Courau) dont l’arrière-grand-mère, Hélène d’Italie,  était la fille de Nicolas 1° de Monténégro.

Jolie demeure confortable et de bon goût (de l’époque)… où l’on sent une certaine douceur de vie. C’est émouvant. Dommage, les photos sont interdites !

On sort déjeuner à l’abri de la foule dans une rue adjacente.

Et l’on part vers le parc national de Lovcen, vaste étendue montagneuse qui culmine à 1600 m… on monte dans le calme et la verdure… on paye chacun  2 € pour entrer dans le parc… Armand, notre guide râle…

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HOTEL_MONTE_ROSAEt l’on finit par arriver à l’hôtel Monte Rosa planté au milieu d’une prairie avec les montagnes en arrière-plan… on est ravi… c’est mille fois mieux que la Vila de la Perla Del Mar de Budva !

 

On s’installe et l’on repart en voiture vers le sommet pour visiter… le tombeau du fameux Petar II, poète, philosophe, souverain et prince-évêque du Monténégro  de 1830 à 1851

MAUSOLEE_3Et ça se mérite… il faudra monter plus de 400 marches pour arriver à l’entrée du mausolée érigé pour contenir sa dépouille…

Un bâtiment d’architecture communiste (de l’époque de Tito) pas franchement beau.

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On pénètre dans une pièce occupée par une énorme statue de marbre noir représentant un aigle abritant Petar II, pensif…MAUSOLEE_6

Le plafond est une mosaïque dorée… on pense aux égyptiens…

D’autant plus que l’on descend dans une petite crypte renfermant un sarcophage de marbre blanc abritant la dépouille du monarque.

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On remonte vite… c’est un peu étouffant.

A l’extérieur la vue est époustouflante : d’un côté une mer de montagnes à perte de vue, de l’autre côté la vraie mer que l’on devine malgré la brume de beau temps.

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On redescend les marches après avoir pris un grand bol d’air pur.

On finit la journée dans la piscine… que voilà une belle journée !

Dimanche 13 septembre 2015

ALBANIE

Avant-dernier jour de périple dans les Balkans.

Il est temps de retourner en Albanie. On traverse Podgorica, la capitale actuelle du Monténégro… on s’arrête pour découvrir les vieux quartiers… on marche dans une ruelle qui ressemble à celle d’un village sans intérêt particulier… on arrive à une grande rue… on ne voit rien de spécial… on repart, dépité.

On pénètre en Albanie par une grande plaine… au loin sur la droite le lac de Shkodra, immense qui appartient pour partie à l’Albanie et pour partie au Monténégro.

La chaleur étouffante est de nouveau là. On s’arrête boire un expresso dans un restauroute ombragé… 

On repart et on arrive sans encombre à Shkodra, le centre économique du Nord de l’Albanie, vieille de plus de 2 000 ans.

SHKODRA_4Pour l’heure, on a juste envie de se restaurer dans un endroit ombragé. Notre guide nous conduit au bord du fleuve et l’on prend place sur une table abritée par un velum au milieu des fleurs.

Des poules naines entourées de leurs poussins et des canards se promènent sur les pelouses. On fait face à la colline qui porte en son sommet l’immense citadelle de Rosafa.SHKODRA_2

Déjeuner de mezzés, c’est ce que l’on préfère

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et l’on essaye un vin albanais. Pas mal…SHKODRA_1

 

SHKODRA_5Puis on rejoint notre hôtel, Tradita G & T… ravissante maison en bois du 17° siècle déployée autour d’une grande cour, des objets artisanaux à l’intérieur… on sera inégalement servi en confort de chambres… mais on apprécie le charme indéniable de l’endroit.

En fin d’après-midi, une fois la chaleur étouffante passée, on ira découvrir la ville.

SHKODRA_6La cathédrale catholique Saint-Stéphane construite à la fin du 19° siècle… immense et remplie de fidèles, beaucoup de jeunes, qui ânonnent un sanctus à tous les saints… on admire le plafond cloisonné et peint, œuvre des artisans locaux.

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Puis on se dirige vers une rue entièrement réhabilitée grâce aux Fonds Européens…

jusqu’aux façades sans maison derrière… les travaux récents mériteraient déjà des retouches…

Une visite à la mosquée moderne Ebu Bker… intérieur blanc avec des dessins turquoise… très pur, très beau.

Et l'on essaye de prendre une photo simultanée des 3 lieux de culte des 3 religions avec beaucoup de difficultés.

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Puis on va prendre notre raki quotidien sur une terrasse branchée… autour de nous, peu de tables mixtes, les garçons sont entre eux, les filles entre elles… Cela rappelle la France provinciale des années 50.

Puis on va dîner dans notre hôtel de spécialités locales… de la cuisine traditionnelle parfaitement cuisinée , c’est exquis. 

Lundi 14 septembre 2015

ALBANIA

Et voilà, on est au dernier jour. On a l’impression d’être parti depuis plusieurs semaines.

Avant de quitter Shkodrë, on se lance à l’assaut de la citadelle de Rozafa (133 m dit le guide papier). Heureusement la voiture ne rechigne pas à grimper la côte.

ROZAFA_1On fait les derniers mètres à pied. Les cailloux sous nos pieds sont lustrés tant ils ont été foulés. On est seul ou presque.

On pénètre dans les lieux par un porche coudé, plus efficace pour se défendre. Ce lieu est occupé depuis l’âge de bronze… on le comprend car cela semble un lieu imprenable.ROZAFA_5

 

7 hectares, clos de murailles raisonnablement restaurées.

 

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La citadelle a été occupée jusqu’au 18° siècle comme l’atteste un bâtiment bien conservé.ROZAFA_4

La vue est, une fois encore, époustouflante… les cours d’eau s’étalent paresseusement sous nos yeux.

 

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On est ravi de cette visite… mais on fuit quand la citadelle est envahie de touristes chinois portant des masques pour se protéger du soleil…

On repart en traversant une grande plaine qui conduit à Tiranë.

La chaleur étouffante est de nouveau là. On s’arrête boire un expresso dans un restauroute ombragé… il y a un grand mariage qui se prépare, beaucoup d’invités, les jeunes femmes en robes longues, perchées sur des escarpins vertigineux, beaucoup de femmes âgées en costume traditionnel : pantalon blanc bouffant, une jupette blanche et tablier imprimé avec un fichu sur la tête… un tapis rouge, des fleurs à profusion à la manière des mariages américains.

Puis une demi-heure plus tard, on tourne à gauche pour remonter dans la montagne. On va à Krujë (on prononce « Crouille »).

KRUJE_1Jolie route au milieu des pins maritimes. On se croirait sur la côte d’azur. On monte à 900 m jusqu’à un petit village très escarpé.

On se gare et l’on prend la direction de la citadelle. Encore une ! Pour ce faire, on traverse une ruelle pavée de cailloux, bordée d’échoppes d’artisanat local. On est dans le vieux bazar à ciel ouvert très pittoresque… mais les vendeurs sont un peu agressifs… on se croirait dans le Maghreb.

On finit par arriver à la citadelle… moins grande que celle du matin de Skhodra… juste 2 ha.

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Une porte Horloge, deux fontaines… et surtout un colossal bâtiment à la gloire du héros albanais, le fameux Skanderbeg, musée inauguré en 1988.KRUJE_3

KRUJE_5Les objets de la période illyrienne sont d’origine et bien présentés.

Ensuite tout ce qui concerne Skanderberg est reconstitué… très hagiographique… les Macédoniens ont Alexandre le Grand, les Albanais ont Skanderberg

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On déambule  néanmoins avec plaisir dans ces lieux aérés et très didactiques.KRUJE_6

 

Malheureusement le musée ethnographique, considéré comme le plus beau d’Albanie, est fermé le lundi. Dommage !

Mais un déjeuner de mezzés sur une terrasse ombragée dominant la vallée nous comble… et une découverte le Vranac de Plantazé KRUJE_7

Retour sur Tirana dans l’hôtel Vila Alba que l’on retrouve avec plaisir.

Une dernière déambulation dans les rues que l’on connait bien maintenant et un excellent dîner à la Casa Di Pasta sur une terrasse devant le parc de la ville… une côte de veau aux artichauts exquise !

Retour le lendemain matin à paris à 10h15 par Transavia… facile et à l’heure !

En bref

En deux semaines, on a visité (rapidement certes) 6 pays : l’Albanie, la Macédoine, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie et le Monténégro avec Armand, guide albanais de l’agence Ecotour de Tirana… parlant parfaitement le français, gentil, plein d'humour, prévenant et facilitateur dans tous ces pays où les Albanais sont très présents.

Passionnant pour découvrir les Balkans… des églises orthodoxes, des mosquées, des musées… des paysages à couper le souffle… on a approché les conflits qui ont dévasté certains lieux et compris le terme journalistique de « Poudrière des Balkans ».

Très belles vacances…

Visiter le phare de Cordouan, un lieu hors du temps…

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Ce matin, on appareille à l’aube avec nos deux petites filles pour leur faire découvrir le phare de Cordouan.

Cap sur le port du Verdon pour embarquer sur la Bohème II… Temps un peu couvert… mer calme.

 

 

 

MARGAUX_CORDOUANLe phare campé en pleine mer dans l’estuaire de la Gironde semble encore bien petit…  comme un pion sur un échiquier.

La traversée dure environ une demi-heure. Le bateau s’ancre à 500 m du phare entre deux langues de sable.

Un drôle d’engin nous attend… mi-camion, mi-bateau… on apprend que cet engin a été construit spécialement pour le lieu et qu’il n’est là que depuis deux semaines.

Un premier groupe embarque. Nous, on le regarde s’éloigner… en mode bateau sans problème… puis en mode camion sur la plage beaucoup plus lent et cahotant… on dirait un bousier trottinant péniblement sur un sol accidenté.

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Enfin, c’est à nous de cahoter sur la plage ravinée…

 

On pénètre sur l’esplanade qui entoure le phare après avoir franchi une lourde porte uniquement ouverte pendant la marée basse.

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On est saisi par la blancheur du calcaire qui a servi de matériau de construction du site.

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Un petit tour rapide au pied de l’édifice. On admire les appartements de l’ingénieur qui viennent d’être restaurés : une salle à manger et une chambre entièrement couvertes de boiseries sombres. Un peu incongru cette élégance bourgeoise au milieu de  l’océan atlantique !

Puis on est appelé pour la visite en groupe.

fronton_cordouanQuelques explications  bien documentées dispensées dans le vestibule par un des gardiens du phare nous aideront à apprécier les salles au-dessus de nos têtes :

 

l’appartement du roi (qui n’est jamais venu !) avec 2 belles cheminées dont une, factice pour le décor, l’autre servant de lieu de cuisson dans les siècles passées… beau carrelage noir et blanc ! APPARTEMENT_ROI_CORDOUAN

 

 

 

La chapelle royale où ont lieu de temps à autre mariages et baptêmes… lieux solennels aux murs rongés d’humidité.

Et puis la 2° partie du phare érigée en 1786  avec son escalier à claire voie qui s’enroule le long du mur…

 

Exif_JPEG_PICTURED’abord la salle des Girondins… puis la salle du contrepoids qui servait à rythmer le feu dans la lanterne, la salle des lampes et sur la droite une minuscule chambre lambrissée : le bureau du gardien…

Et enfin, au bout de la montée des 301 marches, la lumière du jour et une vue à couper le souffle à 360°… l’océan, bien sûr, Royan et la côte du Médoc, le bateau-camion en exercice… mais aussi les fonds marins.CORDOUAN_5

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Et la lanterne colorée dont l’ampoule de 100 watts porte jusqu’à 40 km trône majestueusement sur l’édifice.

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On redescend plus vite qu’à la montée et on refait le trajet en sens inverse jusqu’au port du Verdon.

Une demi-journée bien remplie qui se terminera par un pique-nique sur une table sous les bosquets à l’entrée du village.

Les enfants ont apprécié… les adultes aussi !

Informations Pratiques

Le site du phare de Cordouan – Gironde

Les vedettes La BOHEME au départ du Verdon

« TUNISIE MOI J’Y VAIS »

DJERBAJYVAIS

Ce slogan relayé par des personnalités à la suite de l’attentat du Musée du Bardo à Tunis le 18 mars de cette année a été affiché un temps dans les lieux publics… et a disparu aujourd’hui.

Au-delà des mots, les actes c’est mieux car la Tunisie a besoin des capitaux du tourisme pour construire sa jeune démocratie.

Alors revenir à Djerba s’est naturellement imposé et s’est réalisé en mai…

Un vol Transavia direct le dimanche 24 mai… arrivée en fin d’après-midi à l’heure… accueillie par Fethi, un chauffeur de taxi vêtu de la djellaba traditionnelle… c’est la 2° fois qu’on se rencontre, c’est un peu comme revoir une connaissance… la discussion s’installe, amicale, sur les élections récentes, les changements pas encore très perceptibles sur l’île, le mal fait au tourisme par l’attentat, les méfaits  de la drogue sur la jeunesse… mais aussi quelques confidences sur sa vie familiale. Le temps passe agréablement pendant les 30 minutes de trajet avec cet homme « sage ».

Arrivée devant la grande maison où je suis attendue par mon amie Brigitte. La vision des bougainvillées par-dessus les murs blancs me ravit.

BOUGAINVILLEES

Et commencent alors cinq jours de soleil et de repos, loin du monde occidental.

Mais que fait-on à Djerba ?

D’abord on va se baigner dans la mer toujours chaude.

PLAGE_DJERBA_2Quelques plages équipées de matelas et de parasol…

 

 

 

 

La plage dite « du Club Med »… pour y parvenir, on passe devant un port naturel où paraissent les barques colorées des pêcheurs locaux.PLAGE_DJERBA

Ensuite on déjeune au bord de la plage.

Une excellente adresse vers Midoun : « Chez Adel » non loin du mythique Club Méditerranée qui a aujourd’hui perdu de sa superbe. On quitte la route nationale et l’on cahote pendant 200 m sur une piste ensablée pour arriver sur un lieu dégagé où des tables ombragées sont disposées face à la mer. Au menu, toujours un poisson grillé (dorade ou loup) avec des frites délicieuses et un peu de salade… pas plus de 8 € pour un met délicieux avec eau gazeuse et thé à la menthe. L’accueil est charmant et l’on n’est jamais déçu.

CHEZ_ADEL

CHEZ_HAROUNA la capitale, Houm’t Souk : « Chez Haroun » est un lieu beaucoup plus chic et à peine plus cher surtout si l'on se réfère aux prix français dans un lieu comparable. On est dans le quartier du port.

Devant la terrasse, une vieille galère en bois posée sur l’eau nous fait vis-à-vis.HAROUN

La brise omniprésente à Djerba donne une sensation délicieuse de fraîcheur.

 

Le personnel, toujours le même depuis des années, nous accueille comme de vieilles connaissances. Les mets typiques sont goûteux. On y est bien.

RESTAURANT_DE_L_ILE_DJERBAOn va aussi au  « Restaurant de l’île » posé au coin d’une petite place animée…

Et bien d’autres adresses où l’on peut se restaurer sans bourse trop délier.

 

 

Des lieux à visiter sur l’ile avec une liste loin d’être exhaustive :

Le Fort Ghazi Mustapha d’Houm’t Souk, belle forteresse sur la mer

FORTERESSE_DJERBA

Erryad, petite bourgade du centre de l’île qui a accueilli en 2014, la magnifique exposition Djerbahood

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La plus vieille synagogue, La Ghriba, qui contiendrait les restes du temple de Salomon

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Le musée de Guellala qui permet d’approcher la culture des habitants de l’île.

Et d’autres lieux encore…

Que faire d’autre à Djerba ?

Mais faire comme les autochtones et les touristes : aller aux FRIPES qui se tiennent plusieurs fois par semaine à Midoun ou à Houm’t Souk… et fouiller sans vergogne ni honte dans cet immense déballage à ciel ouvert où se côtoient vêtements usagés en plus ou moins bon état et fins de stock de marques connues… et acheter pour 1 €, rarement plus, une robe en lin ou un chemisier en popeline blanche qui après un lavage semblent comme neuf avec le sentiment d'avoir fait une excellente affaire.FRIPES

Ou faire des achats de touriste dans les magasins de poteries…MAGASIN_POTERIES_DJERBA

 

 

Et les magasins de  foutas si à la mode en Occident pour acquérir des nappes de grandes dimensions qui égaieront les tablées estivales pour des petits prix.

 

 

Pour finir, un aperçu de la jolie maison dans laquelle je réside

 

Et si l’envie vous prend d’aller faire un petit tour à Djerba, cette maison est disponible à la location.

Alors, pas d’hésitation, dîtes : « Djerba, moi j’y vais ! »

Informations pratiques

DAR MADE – Midoun – Djerba – Tunisie

Le Logis de la Chabotterie à proximité de Nantes, une halte gourmande à ne pas rater.

En route pour les concerts de la Folle Journée de Nantes, on a décidé de faire halte une nouvelle fois au Logis de la Chabotterie afin de déguster un déjeuner d’exception… deux macarons Michelin !

Comme l’année dernière à pareille époque, le froid est mordant dans ce bocage vendéen.

Chateau de la ChabotterieLe château de la Chabotterie où le Général Charrette a été arrêté en 1796  lors de la Révolution Française, se dresse, volets fermés, légèrement hostile…

 

 

Sur sa gauche, les communs transformés en restaurant… des volets couleur « bordeaux élégant »…

Le restaurant la Chabotterie

Vu de l’extérieur, le lieu semble petit… mais quand on y pénètre, on est saisi par la hauteur du plafond… on voit la charpente qui soutient la toiture.Intérieur de la Chabotterie

Il fait bon chaud… l’accueil est charmant… une équipe jeune tout de noir vêtue… on nous conduit à notre table ronde… la même que l’année dernière… on se sent chez soi.

D’abord un chariot de pain où se côtoie une grande variété de miches… mais pas de pain sans gluten ! Un peu décevant pour un établissement de cette classe. Deux beurres sont déposés sur la table : un beurre au sel croquant et un autre beurre parfumé à un citron exotique… amusant.

Nous prenons le « petit menu » des déjeuners de semaine intitulé « Promenade du bocage à la côte »… 39 €, avec un verre de vin, l’eau et le café… un prix qui défie toute concurrence. On nous demande si nous avons des allergies ou des intolérances alimentaires… « Pas de gluten, si possible… merci beaucoup »… « Pas de problème, je vais le signaler en cuisine ».

rafraîchissoir à vinsLe sommelier propose à chaque convive de choisir entre vin blanc et vin rouge… les verres sont confortablement servis (plus que le 12 cl annoncé, semble-t-il)… et les deux vins se révèlent excellents.

Arrivent rapidement les amuse-bouches : un petit velouté de légumes et une verrine à la langoustine… délicat, goûteux à souhait… cela commence bien.

Puis on nous sert l’entrée… un velouté de potimarron avec langoustines poêlée et petit chou farci… c’est à la fois crémeux et croquant… exquis.

Velouté potimarron langoustine

Vient ensuite un suprême de volaille… encore ce petit chou farci cette fois accompagnant  une volaille fondante… ah que l’on aimerait savoir cuire le poulet ainsi…

Suprême de volaille

La dernière fois, on avait jeté des yeux d’envie sur le chariot de fromages… aujourd’hui, on se laisse tenter par cet étalage appétissant… la tour de Stilton est impressionnante et se révèle à la hauteur des attentes… le fromage corse très bien aussi… peut-être que les fromages locaux devraient être davantage mis en valeur ?

Chariot de fromages

Puis trois prédesserts tous plus goûteux les uns que les autres… suivis d’un Mille-Feuilles Kamok (une liqueur de café vendéenne) pour les amateurs de gluten et d’une jolie salade de fruits exotiques sur sorbet au curry… les deux desserts sont dégustés religieusement.

Mille feuilles Kamok

Desserts de la Chabotterie

Et avec le café, un chariot de mignardises toutes plus tentantes les unes que les autres… mais il faudra n’en choisir que deux.

On se lève de table enchanté… prêt à assister aux concerts de la Folle Journée de Nantes 2015 mais ceci est une autre histoire.

Si vous passez par-là, arrêtez-vous, c’est divin…

Une dernière chose, dommage que le site du restaurant affiche cette photo de Thierry Drapeau marchant fièrement devant une voiture de luxe… on se croirait en présence d’un vendeur de voitures à Miami !

Informations pratiques

Le Logis de La Chabotterie – 85260 Saint Sulpice le Verdon

 

 

 

Oublier l’hiver qui arrive avec l’exposition Djerbahood

VUE D UN PETIT PORT DE DJERBAUne exposition moins facile à visiter qu’une exposition parisienne car il faut se transporter dans la petite île de Djerba… qui reste une jolie destination de vacances automnales… à des prix raisonnables pour peu que l’on voyage hors des vacances scolaires.

Quand on a la chance d’avoir sur place le gîte et le couvert dans des conditions très agréables dans une ravissante maison, il ne reste que le billet d’avion à acquitter…

Alors en route pour Erriadh, ravissant petit village niché au cœur de Djerba… le plus ancien village de l'île.

« DJERBAHOOD », un projet un peu fou qui a permis à 150 artistes du Street-art de 30 nationalités différentes de venir réaliser, sur les murs blancs des maisons, pas moins de 250 œuvres.

Bougainvillées à ErryadLe village est en lui-même plein de charme… des flots de bougainvillées multicolores dévalent les hauts murs qui abritent les petites maisons des regards intrusifs… les portes et les volets sont bleu Sidi Bou Saïd… le cœur du village est bien entretenu… les habitants ne sont vraisemblablement pas tous les habitants d’origine… on pense à certains villages touristiques de France mais ici pas encore de « marchands du temple », juste de jolies habitations.

Des enfants rieurs jouent en bandes et accompagnent un bout de chemin les quelques touristes présents… une petite fille demande si on peut la photographier et prête son sourire éclatant au cliché que l’on emportera loin d'elle.

Fillette posant devant une peinture de DJERBAHOOD

Et l’on découvre au détour de chaque ruelle moult œuvres flamboyantes  que l’on photographie sans retenue… et qui méritent des diaporamas tellement il est difficile de choisir les clichés à publier.

Tigre sur les murs d'Erryad

Un bestiaire éclectique

 

 

 

Jeune fille sur un mur d'Erryad

Quelques personnages typés

 

 

 

Des calligraphies et des décors d'inspiration orientale...

Visionner le site officiel de l’exposition reste la meilleure façon de se faire une idée de ce qui est présenté.

Place ErryadDans le village d'Erryad, on trouve maintenant deux boutiques, de part et d'autre de la petite place, qui valent la visite.

Dans la plus ancienne d'entre-elles, on peut dénicher  de beaux objets artisanaux que l'on ne trouve nulle-part ailleurs dans l'île.

Dans celle qui vient d'ouvrir, les objets sont pour la plupart des oeuvres d'art que l'on regrette de ne pouvoir mettre dans une valise déjà bien pleine. Une prochaine fois peut-être ?sculpture murale ERRYAD 

Une terrasse pimpante propose un décor coloré très actuel.

Terrasse de la boutique décoration ERRYAD

 

Enseigne DAR DIAFHAOn termine l'après-midi en allant perndre un verre à DAR DIAFHA.

Le porche sous lequel on pénètre un peu sombre laisse présager la fraîcheur du lieu.

Et l'on s'enfonce dans une succession de petites pièces blanches toutes décorées dans l'esprit du pays.

On est loin des hôtels aseptisés du bord de la côte. L'endroit est magique… et l'on finit par aboutir dans un petit jardin où trône en son centre un bassin qui invite à la baignade. On savoure son thé à la menthe… on se remémore toutes les oeuvres admirées au détour de chaque ruelle… on se dit que l'on n'en a vraisemblablement vu que la moitié … il faudra revenir…

Une dernière photo ? La voici…

Brigitte pousse la voiture !

 Erryad, c'est bien… tout comme Djerba où la vie y est douce !

 

Se précipiter au Havre pour l’exposition « Lumières du Nord, Lumières du Sud » de Nicolas de Staël
Jusqu’au 9 novembre 2014

affiche nicolas de Staël Le HavreCet article vient un peu tard car la fin de cette magnifique exposition est très proche… ce sera une sorte de devoir de mémoire pour un évènement artistique exceptionnel… un quart des œuvres exposées le sont pour la première fois… une grande homogénéité dans le parti pris d’accrochage avec des paysages peints pour l’essentiel entre 1951 et 1955, date de sa mort… une belle lumière dans ce Musée d’art moderne André Malraux.

On est accueilli par une photo en pied de l’artiste posant dans son atelier… le regard est un peu vide, presque douloureux… un artiste visiblement torturé, ce que témoigne son suicide à l’âge de 41 ans.

Photo de Nicolas de Staël

On déambule autour de grand blocs immaculés qui délimitent l’espace et permettent d’admirer chaque œuvre dans une certaine intimité.

intérieur MUMA LE HAVRE

BATEAU NICOLAS DE STAELOn aime particulièrement les toiles où le bleu et le gris se mêlent d’une manière subtile et très personnelle… ce « Cassé Bleu » qui fait dire à Nicolas de Staël qu’« au bout d’un moment la mer est rouge, le ciel jaune et les sables violets ».

Une peinture admirable, mi abstraite et mi figurative… avec de larges bandes de couleurs superposées et partiellement grattées… une peinture très texturée… on pense à Poliakoff…huile sur toile DE STAEL

 

 

 

A l’étage, les collections permanentes méritent la visite…

Eugène Boudin, artiste local,  occupe un large pan de mur… dommage que l’encadrement doré ne mette pas vraiment en valeur cette peinture prémisse à l’impressionnisme…

toiles eugène Boudin

Des Marquet, Sisley, Monet, Dufy, Courbet…

Et quelques sculptures de Pompon toujours aussi séduisantes…

A la sortie, un ciel d’orage sur la mer prolonge la magie de l’instant et donnerait presque envie de s'essayer à "faire du Nicolas de Staël" !

Orage sur la mer au Havre

Une belle journée malgré la tempête de pluie qui nous a accompagnés presque tout du long …

Et un déjeuner dans un lieu assez peu gastronomique en centre-ville mais finalement tout à fait honorable.

Informations pratiques

Musée d'art moderne André Malraux – MuMa Le Havre

2, boulevard Clemenceau – 76600 Le Havre

 

BAGES, petit village médocain à côté de Pauillac

ENTREE CAFE LAVINAL A BAGESSeptembre 2014, l’été indien est là dans le Médoc et c’est tant mieux après l’été maussade que l’on a connu.

Aujourd’hui, on ne prendra pas  la route de l’océan, mais on ira le long de la Gironde à Pauillac déambuler sur le quai du petit port de plaisance.

On cherche un café pour prendre un apéritif au soleil … mais toutes les tables sont déjà mises pour le déjeuner…

Et l’on se souvient de l’existence de Bages.

Bages, charmant petit village situé sur la colline qui surplombe  Pauillac, a été réhabilité il y a une dizaine d’années sous l’impulsion des propriétaires du Château Lynch-Bages aux vins reconnus dans le monde entier.

On arrive sur la petite place inondée de soleil autour de laquelle sont érigées quelques maisons blanches joliment restaurées.

Sur la gauche, une boulangerie, Le Comptoir d’Antan, qui fut la première maison restaurée et dans laquelle on trouve des pains variés et des gâteaux délicieux.COMPTOIR_DANTAN_BAGES

 

Puis le BAGES’S BAZAAR, vaste boutique luxueuse qui propose des objets (plutôt onéreux) de designers connus et des marques prestigieuses … linge de table, vaisselle, verrerie, livres… tout se veut en référence au vin… et bien sûr, les bouteilles de Lynch-Bages… un endroit parfait pour touristes fortunés. Tout est fait pour donner envie pour peu que sa bourse ne soit pas trop difficile à délier…on achètera un livre sur le vin : « Crus classés du Médoc »…

BOUTIQUE BAZAAR BAGES

Puis le dos de la cave de Lynch-Bages… comme chaque été, une exposition d’un peintre contemporain de grande qualité. Cette année, c’est «Pierre ALECHINSKY – Au Fil du Pinceau » jusqu’au 31 octobre… on choisira d’aller déjeuner et en sortant, on oubliera de visiter l’exposition. Dommage, l’affiche était tentanteAFFICHE BAGES.

 

Le déjeuner se déroulera à l’intérieur du CAFE LAVINAL car la terrasse est bondée.

CAFE_LAVINAL_BAGES

Cette brasserie a été décorée dans le style des années 1930… l’atmosphère se veut authentique mais aussi, osons le dire, assez parisienne… mais ne boudons pas notre plaisir, le service sera impeccable et les mets dégustés excellents… rognon de veau goûteux et carré d’agneau savoureux suivis d’une ile flottante délicieusement fondante… et une addition raisonnable pour la qualité… on reviendra.

CAFE_LAVINAL_INTERIEUR_BAGES

En regagnant la voiture, on passe devant la boucherie où l’ardoise posée à l’extérieur énumère des viandes toutes plus alléchantes les unes que les autres.

Bages ? Si un jour vous vous aventurez dans le Médoc, faites halte à Bages et goûtez au charme de cette petite halte touristique.

Vous ne le regretterez pas.

Informations pratiques

CAFE LAVINAL – BAGES – 05 57 75 00 09

Admirer « Tisser Matisse » et « Chagall, de la palette au métier » à Troyes
Jusqu’au 19 octobre 2014 et jusqu’au 11 janvier 2015

Musée Art Moderne de Troyes

La proposition d’aller à Troyes peut sembler de prime abord saugrenue… Pourquoi aller dans un musée d’une petite ville de province alors que Paris regorge de merveilles ? Juste l’annonce de deux expositions, l’une sur Matisse et l’autre sur Chagall

D’abord se diriger vers la gare de l’Est pour embarquer sur le 8h43… c’est un peu tôt mais il y  a peu de choix pour cette destination située à 1h30 de Paris.

Heureusement, le soleil est au rendez-vous, la journée s’annonce belle… le train est quasiment vide, on peut se réveiller en douceur.

On arrive à Troyes à l’heure annoncée. Pour le Musée d’Art Moderne, c’est tout droit… Du soleil oui mais le fond de l’air est bien frais… on cherche désespérément un endroit au soleil pour se réchauffer d’un café… que l’on finit par trouver. On se dit qu’on est un peu fou d’avoir entrepris cette expédition !

Et l’on repart… la ville est belle avec ses nombreuses maisons à colombages bien entretenues et l’on savoure le calme de la vie de province.

maisons de Troyes

On arrive Quai des comtes de Champagne qui jouxte un petit cours d’eau sur lequel sont disposées çà et là des œuvres d’art modernes… un magnifique cœur entouré de jets d’eau en action…SCULPTURE_COEUR_TROYES

Puis on s’enfonce dans le vieux Troyes en suivant de charmantes petites ruelles jusqu’au parvis de la cathédrale Saint Pierre. Sur la droite, un porche arrondi nous invite à entrer dans une vaste cour pavée… on est arrivé au Musée d’Art Moderne situé dans l’ancien palais épiscopal… le bâtiment parfaitement restauré donne envie d’y pénétrer.

INTERIEUR MAMOn commence par les collections permanentes en se disant que l’on ira vite… et bien non, cette partie qui provient de la donation de Pierre et Denise Levy, riches industriels troyens est juste exceptionnelle à la fois par la richesse des œuvres mais aussi par leur scénographie d’exposition dans ce lieu magnifique… Derain, de Staël, Dufy, Gauguin, Matisse, Modigliani, Rouault, Van Dongen…

Peintres MAM TROYESEt l’on découvre un artiste local de grande qualité, Maurice Marinot… des peintures aux couleurs fauves qui valent celles de noms plus connus…

R2UNION DE FEMMES ET ENFANTS de MARINOT

verrerie de Maurice MarinotMais surtout des pièces de verre, à la fois délicates et inventives… on reste pantois !verrerie de Maurice Marinot

Les collections permanentes valent à elles seules le déplacement jusqu’à Troyes.

On se dirige ensuite vers l’exposition « Tisser Matisse » où se déploient dans trois pièces d’immenses tapis (ou tapisseries ?) réalisées à partir de cartons de l’artiste. On trouve cela beau mais un peu court.

EXPOSITION-TISSER_MATISSE_TROYES

Exposition TISSER MATISSE TROYES

Et puis l’on termine par « Chagall, de la palette au métier »… 16 tapisseries exécutées par Yvette Cauquil-Prince… pour chacune, sont présentés l’œuvre originale de Chagall, les schémas établis par Yvette Cauquil-Prince pour la transposer en tapisserie et la tapisserie monumentale alors réalisée.croquis noir et blanc pour tapisserie chagall

 

 

Tapisserie Chagall exposée à TRoyesLes couleurs de Chagall explosent et sont même magnifiées par la texture de la laine colorée de manière subtile… c’est grandiose…

on déambule lentement les yeux écarquillés pour ne pas en perdre une miette.

Tapisserie de Chagall

 

 

 

On sort de ce musée d’Art moderne sous le charme, littéralement enchanté.

CHAGALL_TAPISSERIE_3

Après toutes ces émotions, il faut songer à se restaurer. Le quartier semble un peu vide sur ce registre. On revient sur nos pas pour pénétrer dans le cœur vivant de la ville.

ENSEIGNE RESTAURANT LE LIBANAIS TROYESOn ira chez « Le Libanais »… on n’est pas à un anachronisme près ! Et l’on se régalera de mezzés variés d’une grande fraîcheur servi par un patron libanais volubile.MEZZES LIBANAIS

Rassasié, on repart à l’assaut des musées troyens. En face de la cathédrale Saint Pierre, s’étend le musée Saint Loup installé dans une ancienne abbaye, elle aussi parfaitement restaurée.

On y vient pour « les 30 ans du frac Champagne Ardenne »… toujours avec cet appétit d’art contemporain. Dans une grande pièce, plusieurs œuvres contemporaines… plutôt intéressantes. On retiendra une oeuvre de 1987 de Bruno Carbonnet que l'on ne connait pas mais qui nous plait bien.OEUVRE DE BRUNO CARBONNET

 

On jette un œil aux collections permanentes dites de « type encyclopédique », c’est-à-dire que l’on trouve de tout… des animaux empaillés, de l’égyptologie, des tableaux d’avant le XX° siècle… un Louvre en miniature… pas vraiment notre tasse de thé mais néanmoins d’excellente qualité… décidément la ville attache de l’importance à son patrimoine culturelle !

On revient vers le quai des comtes de Champagne et l’on prend sur la gauche pour aller jusqu’à l’Apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte, situé dans un édifice reconstruit au XVIII° siècle.

Vue intérieure de l'apothicairerie de Troyes

On pénètre dans le lieu conservé en l’état initial… des boiseries d’époque Louis XIV, des boites médicinales, des pots de pharmacie en faïence… le lieu est magique.Vue intérieure apothicairerie de Troyes

 

Vue intérieure de l'apothicairerie de Troyes

 

 

En sortant, on s’arrête longuement dans le petit jardin de plantes médicinales, bien entretenu et bien documenté. Un peu de verdure bienvenue après toutes ces visites « indoor ».

Jardin Apothicairerie de Troyes

On termine par l’Hôtel Vauluisant qui abrite le musée de la Bonneterie et de l’Art Champenois… moins intéressé par les thèmes mais surtout épuisé par nos déambulations précédentes.Vue de l'Hôtel VAULUISANS à Troyes

On s’affale dans le train de 17h12, la tête pleine de cette journée hors de la capitale… en imaginant renouveler l’expérience « province » prochainement… pourquoi pas, Le Havre avec son exposition « Nicolas de Staël » ? A suivre donc !

Informations pratiques

Musée d’art moderne de Troyes – 14, place Saint-Pierre 10000 Troyes

 

Le village de Talmont, comme un petit air d’ile de Ré

rue de TalmontSi vous prévoyez de passer vos vacances d’été dans la région de Royan, une promenade dans le ravissant petit village de Talmont-sur-Gironde s’impose comme une évidence.

On laisse sa voiture dans un parking champêtre pour s’engager à pied vers la minuscule presqu’ile, sur un petit chemin environné d’eau.

ruelle de TalmontOn chemine dans de petites ruelles où se côtoient de charmantes petites maisons aux volets délicatement colorés.

Les  fleurs sont omni présentes… en ce début mai, les iris dressent fièrement leurs hampes violettes, jaunes et blanches  au milieu de rosiers grimpants qui embaument.

 

ruelle Talmont

vue sainte radegonde talmontLe but incontournable de cette promenade est l’église Sainte Radegonde dont la silhouette trapue émerge au loin. Erigée au XII° siècle, son portail a été remanié dans le style gothique au XV° siècle.

On traverse un petit cimetière, humble et émouvant, avant de pénétrer dans une nef dépouillée.

On se sent hors du temps pour peu que le lieu ne soit pas envahi de touristes.

SAINTE RADEGONDE TALMONT

Faire le tour extérieur de la bâtisse pour ressentir le charme de la Gironde, ses carrelets pittoresques, ses flots limoneux et au loin l’autre rive pour peu que la visibilité le permette. Pas pour nous aujourd’hui.

Les restaurants et les boutiques artisanales (ou pas) sont bien intégrés dans ce décor préservé.

Alors, si vous passez par-là, courrez-y. Vous serez conquis par la sérénité des lieux.

Informations pratiques

TALMONT-SUR-GIRONDE