Et si on allait à la Piscine Molitor ?

MOLITOR 1

Aujourd’hui on va à la Piscine Molitor… pas pour se baigner car la température est proche de zéro… on y va avec l’idée de faire d’une pierre deux coups

D’abord voir comment a été réalisée  la réfection de la dite piscine ainsi que la réhabilitation du bâtiment dans son ensemble en un hôtel de luxe.

Mais aussi admirer la collection de Street-art de l’hôtel

On entre dans la salle de restaurant… classique, de bon goût… dans l’air du temps… un coup d’œil à la carte donne le ton de l’établissement… un peu cher mais conforme à un restaurant d’un hôtel  5 *

MOLITOR 3

On sort sur la coursive et la piscine s’étale devant nos yeux… d’un bleu azur, légèrement fumante, froidure oblige… autour sur deux étages, les portes bleues des cabines alignées sur un mur ocre jaune… c’est majestueux !

MOLITOR 2

On rentre vite se mettre au chaud et remplir le deuxième objectif de cette visite.

MOLITOR_ODN 4D’abord l’exposition d’ODN, artiste que l’on ne connaissait pas qui allie abstraction et graffiti

C’est coloré, un peu agressif, plutôt décoratif

MOLITOR_ODN 3

 

MOLITOR_ODN 2

 

On aime bien l’œuvre lumineuse (car elle est reliée à une prise électrique!) noire et blanche

MOLITOR_ODN 5

Et puis on a les yeux attirés par les autres œuvres… et l’on se plait à reconnaitre…

Les origamis colorés de Mademoiselle MauriceMOLITOR_MADEMOISELLE_MAURICE

 

La Rolls taggée  par l’artiste américain, JoneOne

MOLITOR_AUTO_JONEONE

Et l’on repère un petit chat noirMOLITOR chat 3

Que l’on suit dans l’escalier qui conduit au sous-sol

MOLITOR chat 2

Puis que l’on retrouve au sous-sol

MOLITOR chat 1

Dommage ! On n’arrivera pas à mettre un nom sur son auteur, même avec l’aide du personnel de l’hôtel particulièrement aimable…

Un mur recouvert d’une œuvre de l’artiste américain Futura 2000 force l’admirationMOLITOR_FUTURA

 

MOLITOR_CALMETSDans un recoin une grande tête de mort de Calmets… un peu sinistre

 

Une belle panthère de Mosko

MOLITOR_MOSKO

 

 

Et d’autres œuvres, certaines peintes directement sur le mur, d’autres encadrées…

On ressort de cette piscine Molitor, content d’avoir visité une exposition quasi confidentielle !

Informations pratiques

Piscine Molitor – 8 Avenue de la Porte Molitor, 75016 Paris

 

Lire « Théa » de Mazarine Pingeot

THEAMazarine Pingeot, on a lu les livres écrits par elle sur sa vie d’enfant caché avec empathie pour les souffrances générées par cette situation  hors norme.

Aujourd’hui on s’attaque à un roman récemment publié intitulé « Théa ».

Théa, en réalité c’est Josèphe, jeune étudiante à la Sorbonne au début des années 1980… petit clin d’œil à son père dont l’élection est citée… mais là n’est pas le sujet.

Josèphe est la fille d’anciens colons algériens. Son prénom, elle  le doit à son petit frère Joseph, mort avant elle… atmosphère morne et lourde dans un pavillon de banlieue parisienne

Théa  rencontre et tombe amoureuse d’Antoine, en réalité Augustin, jeune réfugié argentin sombre, secret, sauvage… la relation s’installe cahin-caha… des questions posées sur la situation en Argentine, peu de réponses…

La rencontre avec les parents de Josèphe met à jour un lien inattendu  entre l’Algérie et l’Argentine, peu propice à apaiser  les tensions… et  fait apparaître le lourd secret porté par le père.


Le sujet de ce roman, c’est le secret avec un grand S qui empoisonne les relations avec ses proches tant qu’il n’est pas levé… à la fin du livre, tous les secrets seront livrés… l’un améliorera la situation, l’autre conduira à la rupture…

On a beaucoup aimé ce livre !

Informations pratiques

« Théa » de Mazarine Pingeot à la FNAC

Découvrir une pièce de Marivaux oubliée à la Comédie Française
Jusqu’au 24 avril 2017

AFFICHE_PETIT_MAITRECette pièce oubliée, c’est « Le Petit Maître Corrigé » créée en 1734 et jamais plus jouée depuis à la Comédie Française… pas forcément le signe d’un chef-d’œuvre mais pourquoi pas ?

Sur la scène, le rideau est ouvert sur une dune plantée d’oyats… Les deux heures de spectacle se dérouleront là… les protagonistes sont en costumes XVIII… on se croirait dans un tableau de Chardin.

Le petit Maître, c’est Rosimond, un parisien un peu snob qui vient rencontrer sa future femme, Hortense, jeune provinciale charmante et jugée un peu gourde par ce prétendant peu réceptif à la vie à la campagne. Il est accompagné de deux amis, prétentieux, mondains et peu sympathiques.

PETIT_MAITRE_CORRIGE

Comme souvent chez Marivaux, ce sont les serviteurs qui ont la voix de la raison et qui aident leurs maîtres à se découvrir. Le grand rôle est pour Adeline d’Hermy qui interprète avec fraîcheur et vivacité la pétulante Marton.

PETIT_MAITRE 2

Citons pour les plus connus,  l’incontournable, Loïc Corbery dans le rôle du Petit Maître, Dominique Blanc en Marquise, sa mère et Didier Sandre en Comte, père d’Hortense… mais comme toujours, le jeu de l'ensemble de la troupe est impeccable…

Le propos est léger comme souvent chez Marivaux, la prose est fluide…

Curieusement, ce n’est pas si démodé… le snobisme parisien vis-à-vis de la province est encore bien souvent de mise de nos jours.

Les comédiens s’ébattent sur la dune, la montent, la dévalent dans un jeu de chassés croisés fougueux… ce qui rend le spectacle très plaisant à regarder même si la pièce est un peu faible

Alors, un grand Bravo à Clément Hervieu-Léger pour sa mise en scène enlevée qui contribue grandement à mettre en valeur cette pièce de Marivaux.

Informations pratiques

Comédie Française – Salle Richelieu – Place Colette – 75001 Paris 

Sourire, rire… et surtout réfléchir avec la pièce « Djihad » !

affiche_djihad

Le titre de cette pièce de théâtre sonne de prime abord dérangeant…  mais l’interview sur une chaîne radio il y a quelques semaines de son auteur Ismaël Saidi qui avait expliqué les raisons qui l’avaient poussé à écrire sur ce sujet, avait dédramatisé ce nom, symbole d’atrocités pour nous, occidentaux.

Alors on y est allé.

La salle est pleine… des gens de tous âges… et une classe de lycéens un peu bruyante….

Sur la scène, on va suivre le périple aller-retour de 3 jeunes belges d’origine maghrébine vers la Syrie… un trio peu fanatisé, sorte de pieds-nickelés désireux de tuer le temps… l’un d’entre eux est même un peu simplet…

Au fur et à mesure, ils passent par différents stades allant de l’excitation, de l’agacement, de la peur et terminer par une grande désillusion… pour finalement retourner au pays… la Belgique

Cette pièce est le prétexte à petites phrases bien senties… c’est souvent drôle… quelquefois désespérant… tout le monde en prend pour son grade… les musulmans, les juifs, les chrétiens… le monde occidental…

Et le propos semble atteint… on réfléchit… mais est-ce que cela ne peut convaincre que les convaincus ? On peut tout de même espérer que cela empêchera ceux des spectateurs qui plus tard seraient tentés par cette folie…

Bravo donc à l’auteur et aux comédiens qui défendent le texte avec brio.

Informations pratiques

Dommage, la pièce ne semble plus être à l’affiche !

Mais on peut avoir d'autres informations en cliquant sur DJIHAD

 

Vibrer au combat de « La Fille de Brest »

La fille de Brest, Affiche

La fille de Brest, c’est le docteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest… c’est le médecin qui a mis en évidence les méfaits d’un médicament commercialisé par le laboratoire Servier depuis 30 ans… méfaits, le mot est faible car grâce à son combat, l’instruction pénale  impute au MEDIATOR, un coupe-faim  à l’origine d’hypertensions artérielles pulmonaires mortelles, de l’ordre de 2 000 morts.

Pour en savoir plus sur cette femme remarquable qui se bat sans relâche depuis 2007, on peut cliquer sur LE MONDE pour lire l’interview réalisé par ce media  lors de la sortie du film.

irene_frachon

« La Fille de Brest », c’est, selon Hélène  Frachon,  un film "…réaliste, palpitant. Et très porteur. C’est une autre façon de témoigner qui est majeure pour contrer le déni de réalité de trop de médecins, et du laboratoire. Le film montre la souffrance des victimes, l’horreur du crime."

Et c’est vrai, dès les premiers instants, on est happé par cette histoire médicale…

Réaliste… cela commence par une opération à cœur ouvert qui n’épargne rien au spectateur et plus tard par une autopsie comme si on y était… on peut fermer les yeux si c’est trop difficile !

Palpitant… on suit les différentes étapes qui s’enchaînent de manière fluide… la prise de conscience, la force de conviction pour enrôler le professeur Le Bihan et son équipe de chercheurs pour crédibiliser l’intuition de départ, le mépris des instances médicales officielles pour cette « fille de Brest », la lenteur des décisions, les menaces… C'est la lutte du pot de terre contre le pot de fer qui n'est pas encore gagnée car les victimes ne sont toujours pas indemnisées.

Formidable Sidse Babett Knudsen, actrice danoise, remarquée dans la série « Borgen » et dans le film « L’Hermine »… elle déborde de chaleur humaine et donne chair à son personnage… elle EST Irène Frachon.

Très bien aussi Benoît Magimel dans le rôle du professeur Le Bihan

la_fille_de_brest-2

Et bien sûr, BRAVO à Emmanuelle Bercot, la réalisatrice qui a porté cette histoire à la connaissance du grand public d’une manière didactique…

En cliquant sur TELERAMA, on lit un article élogieux… même Télérama !

Excellent film à voir donc …

 

Découvrir la peinture de James Rosenquist à Pantin
Jusqu’au 7 janvier 2017

ropac_pantin

Une fois n’est pas coutume mais cette fois revient de temps à autre… aujourd’hui, on va en banlieue… à Pantin découvrir la Galerie Thaddaeus Ropac.

On commence par se sustenter dans une brasserie italienne, « Brunello », sise 22-24 quai de l’Aisne, dans le prolongement du CND, Centre National de la Danse. La proximité du bord de l’eau est plaisante… c’est bon, c’est copieux  et les prix sont raisonnables. Ce samedi commence bien !

On se dirige ensuite vers la galerie installée sur un site industriel somptueusement rénové. On pénètre les lieux par une petite porte métallique.

On est  d’abord subjugué par les lieux… la hauteur de plafond, la blancheur des lieux…

rosenquist-4

Sont actuellement présentées les toiles monumentales de James Rosenquist… un artiste américain, né en 1933… contemporain et ami de Roy Lichtenstein, d’Andy Warhold…

C’est flashy… très Pop Art !

On aime spontanément  ce tableau avec des clous colorés… plutôt décoratif !

rosenquist-1

Mais on ne ressent pas vraiment d’émotion devant cette peinture acrylique très plane…

rosenquist-3

… aux sujets qui font penser au monde publicitaire…

rosenquist-2

… aux couleurs juxtaposées d’une façon pas toujours harmonieuse

rosenquist-6

Néanmoins le gigantisme de certaines œuvres captive… en particulier celle intitulée « Four New Clear Women » de 14 m de long et de 5 mètre de large…

rosenquist-9

On lit que cette œuvre véhicule un message politique sur la menace nucléaire moins inquiétante grâce à la présence de femmes au pouvoir telles que Margaret Thatcher et Indira Gandhi… cette explication était nécessaire car cela ne saute pas aux yeux spontanément !

rosenquist-5

Une autre pièce donne à voir une série sur le phénomène du météore qui a fasciné l’auteur depuis le jour où la chute d’une météorite a tué un citoyen américain dans son lit… pour lui, le symbole de l’inexplicable !

Peindre l’instant avant la chute de l’astéroïde…  D’abord une toile avec des ressorts métalliques plantés dans la toile pour représenter le matelas  

rosenquist-7

Sur les nymphéas de Monet

rosenquist_meteor-monet

Dans l’atelier de Brancusi

rosenquist_meteor-brancusi

Sur le lit de Picasso

rosenquist_meteor-picasso

Et la dernière pièce est consacrée à la relation au temps de l’artiste…  avec des horloges colorées dont certaines comportent des inclusions plastiques.

rosenquist-8

On ressort plus content d’avoir découvert ce lieu que d’avoir découvert cet artiste.

On reviendra à la Galerie Thaddaeus Ropac à Pantin !

Informations pratiques

Galerie Thaddaeus Ropac – 69, Avenue du Général Leclerc – 93500 Pantin

Mardi –Samedi : 10H À 19H

CAFÉ BLEU : 10.30H Á 18.30H

Quand ART URBAIN rime avec Grand Luxe
Jusqu’au 10 novembre 2016

guerlain-68-champs-elyseesLe « grand luxe », c’est la légendaire Maison Guerlain qui donne à voir des grands noms du STREET-ART sur les 3 niveaux de sa boutique des  Champs Elysées à travers une exposition qui s’intitule BELLE VILLE

On pénètre les lieux… on commence par ne voir que les produits de beauté disposés dans une profusion de dorures… on se demande fugacement si l’on ne s’est pas trompé d’endroit.

Mais on finit par avoir l’œil attiré par un grand tableau de JonOne disposé sur un mur de marbre gris irisé qui invite à descendre au sous-sol

jonone

En bas, on découvre un superbe NASTY peint à la bombe aérosol sur une plaque de métro

nasty

Et un ZEVS sur des portes d’une rame de métro figurant des flammes avec à l’intérieur des passagers pris au piège intitulé « Les Portes de l’Enfer »… on retrouve là encore, le message politique qui imprègne les œuvres de cet artiste qui surprend toujours

zeus-2

Plus doux, « Le Colporteur d’étoiles » de JEF AEROSOL déploie sa silhouette noire d’enfant sous  une nuée de papillons au milieu de gratte-ciels impersonnels

jef_aerosol

On remonte et ça y est, l’œil s’est habitué à repérer les œuvres au milieu de cette luxuriance de produits

Près de la caisse, un grand FUTURA intitulé « Grand closing » avec des boules qui s’échappent de derrière un panneau aux rayures bayadères

futura

Une petite installation en néon dans laquelle on reconnait sans difficulté SPACE INVIDER même si ce n’est pas une œuvre en mosaïque de céramiques si caractéristiques de sa manière de faire space-invader

 

zeusAu 1° étage, un pneu multicolore posé de biais le long d’un miroir… ZEVS encore

 

Une danseuse ailée proche d’un petit rat… ça c’est BLEK LE RAT

blek_le_rat

Et une belle exposition de foulards en soie réalisés par JonOne sur un mur… on voudrait bien porter un foulard de cet artiste… mais cela ne semble pas être destiné à la vente. Dommage !

carres-soie-jonone

Un KEITH HARING difficile à photographier car sous verre

De même que deux photos de SETH prises en Indonésie sur lesquelles un autochtone pose devant une réalisation de l’artiste… on photographie malgré les reflets

seth-2 seth-1

Un GRIS 1, « Do you have fun with me » avec son chat tout droit sorti d’une BD des années 50

gris-1

Encore un JoneOne, petit pour une foisjonone-2

 

 

Et pardon pour les autres artistes… dont on n’a pas photographie les œuvres… BANSKY, LUDO, METEOR et SWOON

On commence à connaître et à apprécier l’art urbain…

Pour s’initier au STEET-ART, un petit tour à la Maison Guerlain sur les Champs Elysées, c’est parfait !

Informations pratiques

GUERLAIN – Maison des Champs-Elysées – 68 Avenue des Champs-Elysées – 75008 PARIS

S’émerveiller devant les prouesses acrobatiques de la Compagnie XY

compagnie-x-yUn mail de "Théâtre-on-line" lu au petit matin suscite l’envie d’aller découvrir ce spectacle… on réalise un peu tard qu’il faut aller en banlieue. Métro Ligne 13 jusqu’à « Carrefour Pleyel », puis 15 mn de marche à pied dans une première rue déserte et désenchantée, puis le long d’une avenue grouillante de voitures, on passe sous les voies de chemin de fer… ce spectacle se mérite… pour un peu, on rebrousserait chemin

En avance, on patiente dans une grande halle en bois où une buvette propose un délicieux assortiment de fromages accompagné d’un honnête Sauvignon. On renaît… Beaucoup de monde… la moyenne d’âge est basse, pour une fois, on fait figure d’ancêtre 

On est ensuite invité à pénétrer dans un cirque de 1 500 places… sorte de cathédrale en bois… les bancs en bois aussi sont moyennement confortables mais on oubliera vite ce désagrément…

academie-fratelini

Un premier tableau avec des combats furieux dans le silence qui commencent à deux jusqu’à atteindre vingt acrobates… des combats réglés  comme un ballet contemporain.

S’enchaînent ensuite  des tableaux sur des percussions aux sonorités modernes… fabuleux exercices d’acrobaties …  sauts périlleux, saltos virevoltants à partir de tremplins qui aboutissent  à  des portées  à  4 acrobates… jetés dans le vide avec une totale confiance en ses partenaires "vigilants et bienveillants les uns envers les autres"… et tout cela avec des sourires, des rires, une vraie joie de vivre communicative

Pour voir un peu du spectacle, cliquer sur « Il n’est pas encore Minuit »

On sort, émerveillé de ce spectacle, véritable ode au vivre et au faire ensemble

Informations pratiques

Réserver pour le jeudi 20 octobre 2016 en cliquant sur Théâtre-on-line

ou surveiller les prochaines dates !

Peut-être se dispenser de la visite de l’exposition Olafur Eliasson à Versailles
Jusqu’au 30 octobre 2016

versailles-jardinsLe château de Versailles et l’art contemporain… on aime bien cette juxtaposition d’ancien et de moderne qui permet de mettre en perspective les apports des siècles.

Alors, aujourd’hui on va voir les œuvres de l'artiste danois, Olafur Eliasson, que l’on avait bien aimé au musée LVMH.

On prend les billets dans le nouveau pavillon récemment inauguré… doré, moderne, brillant… pas mal.

On doit ressortir dans la cour centrale… on trouve très dorées, voire trop dorées, les bordures des toits ainsi que les grilles de clôture… mais on se dit que cela devait être ainsi au temps du roi Soleil !

Muni d’un  plan des lieux, on rentre sur le côté au milieu d’une horde de touristes asiatiques et l’on se met en quête des 5 œuvres annoncées… les gardiens n’ont pas l’air bien au courant, on  le verra tout au long de la visite.

On monte le monumental escalier et on parvient dans le salon d’Hercule qui contient la 1° œuvre … on regarde de tous côtés… on ne voit rien… on aperçoit un gardien qui nous indique sans conviction un des côtés de la pièce avec fenêtres où il y a un petit panneau sur un trépied… où l’on peut lire « The Curious Museum »… on y est… mais toujours aussi perplexe.

Et l’on finit par comprendre que l’œuvre se contemple dans les vitres… notre image !the_curious_museum

 

On continue la visite un peu dubitatif vers la Galerie des Glaces… lieu enchanteur malheureusement bien encombré de touristes.

Tout au bout, la 2° œuvre « Your Sense of Unity »… cinq cercles lumineux dans lesquels se reflètent la galerie…

eliasson_your_sense_of_unity

Pas mal… sans grande conviction.

Puis dans le Salon de l’œil de Bœuf, deux cercles lumineux, comme incrustés dans les miroirs d’époque, se font face… l’un noir, l’autre jaune d’or… on peut se voir dedans à l’infini en se positionnant dans l’axe… c’est « Deep Mirror »… mais le monde qui se presse autour ne favorise pas la contemplation de l’œuvre

eliasson_deep_mirror

Comme pour les oeuvres précédentes, juste un titre sur un trépied… on commence par être sérieusement agacé par l'absence d’informations.

Dans la Salle des Gardes, enfin une œuvre digne de ce nom… une gigantesque lentille avec une tranche lumineuse, pendue au plafond, qui tourne sur elle-même avec une lenteur quasiment hypnotique… dans laquelle se reflète chaque visiteur posté autour… « Solar Compression » est magique

eliasson_solar_compression-2 eliasson_solar_compression-1

On sort de l’aile droite pour se diriger vers la Galerie Basse du bâtiment central.

versailles

On cherche vainement la 5° œuvre. Là encore un gardien, juste aimable, a beaucoup de mal à  indiquer l’œuvre pourtant située à côté de son siège. Et là, interloqué, on comprend que « The Gaze of Versailles », c’est ces deux globes collés sur la vitre comme des yeux dorés…

eliasson-the-gaze-2

en s’approchant le plus possible, on arrive à distinguer que l’on voit une image inversée dans les lentilles jaunes

eliasson-the-gaze-1

Alors là, on se demande de qui on se moque !

Dans les jardins, trois œuvres sont annoncées… malheureusement, celles-ci  ne « fonctionnent » qu’à certaines heures… on ne verra que les spectaculaires chutes d’eaux sur le Grand Canal au loin… grandioses !

eliasson-waterfall-1 eliasson-waterfall-2

On repart en regrettant les 15 € déboursés même si l’on a pu admirer les appartements de mesdames que l’on ne connaissait pas.

versailles_appartement

On lira plus tard sur Internet que l’artiste  « invite les visiteurs à prendre le contrôle de leur expérience au lieu de simplement consommer et être éblouis par la grandeur » et qu’  « Il leur demande d’ouvrir leurs sens, de saisir l’inattendu, de flâner à travers les jardins, et de sentir le paysage prendre forme à travers leur mouvement »

Intentions trop subliminales… on aurait aimé être davantage guidé dans cette visite pour peut-être mieux apprécier !

Informations pratiques

Château de Versailles - 78000 Versailles

 

S’initier au Street Art en allant à ART42

art42L’ouverture à Paris de ART 42, un musée consacré au Street-Art, cela ne se rate pas

On s’inscrit pour une visite le 2° jour d’ouverture… 96 Boulevard Bessières dans le 17°… pas très loin de la Porte de Clichy… on doit zigzaguer entre les palissades pour finir par arriver devant un bâtiment où il y a la queue… après vérification de notre inscription on est convié à joindre un groupe d’une vingtaine de visiteurs… derrière, d’autres attendent patiemment.

Le lieu est surprenant… on est dans une école d’informatique… entièrement gratuite…  fondée par quatre hommes d’affaires dont le seul  connu de nous,  Xavier Niel… dans laquelle est exposée de façon permanente la collection de Street-Art de Nicolas Laugero Lassere.

Trois niveaux remplis d’ordinateurs derrière lesquels s’affairent dans une atmosphère studieuse des étudiants aux looks divers, du baba-cool au « propre sur lui »… étonnant !

On ne peut pas visiter seul… on suit docilement les deux étudiants qui vont guider cette visite.

zeusUn petit tableau de « Zeus » jouxte le bureau où deux autres étudiants vendent le catalogue… oeuvre emblématique du lieu pour cet artiste  si cérébral qui aime particulièrement s’attaquer aux marques

On est immédiatement subjugué par la qualité des œuvres présentées et par les noms des artistes pour la plupart de grande notoriété dans le monde du Street-Art.

Au RDC, on a l’œil attiré par un très beau bois brûlé de "Rero", l’artiste qui barre ses messages d’un trait noir et qui dit « Ce qu’on voit n’est jamais ce qu’on a… ».

rero

 

Un petit « Invader » en haut d’un mur comme on peut voir beaucoup de ces petites mosaïques sur les murs de Parisinvader

 

Dans les étages, le festival de signatures connues continue

Un grand "JonOne" dans un coin de salle…

jone_one

… jouxte un grand "Futura"

futura

A l’autre bout, un "Pantonio" qui déploie ses créatures marines bleues et noires un peu inquiétantes comme sur un grand immeuble du XIII° arrondissement.

pantonio

Bien sûr, un "Stew" avec un oiseau émergeant d’un bouquet de fleurs colorées

stew

Un « Katre », facilement identifiable avec ses éclairs enflammés

katre

Un "Gbert 1" que l'on ne connait pas… sur bois… et que l'on trouve intéressant

glbert_1

Dans les escaliers, des murs recouverts de singes et d’oiseaux noirs des deux artistes bordelais « Temor » et « The Blow » appelés  "Monkey-Bird"… une grande finesse de tracé…

monkeybird monkeybird-2 monkeybird-1

On passe par la cour extérieure où un mur accueille une fresque immense de Romain Froquet avec  sa dynamique du mouvement si caractéristique

romain_froquet

D’autres artistes connus… beaucoup de « Madame »

Et même la surprise de découvrir une bâche de « VLP » dont on a depuis plus de 30 ans une sérigraphie numérotée à une époque où le Street-Art était plus confidentiel  encore.

vlp

Et, il y a tant d'artistes, que l'on a failli oublier "Seth" et ses enfants aux visages cachés

seth

 

 

Voilà le lieu parfait pour découvrir différentes facettes du Street-Art… on reviendra

Informations pratiques

ART42 – 96 Boulevard Bessières – 75017 PARIS

chaque mardi de 19h à 21h et chaque samedi de 11h à 15h sur réservation

 

La pièce « Maris et Femmes » d’après Woody Allen

maris-et-femmesUne séance de théâtre, un dimanche après-midi… une distraction d’automne, voire d’hiver.

Aujourd’hui, on va voir « Maris et femmes ».

Les critiques des média sont excellentes… avec même un TT de Télérama, rare de la part de ce journal pour du théâtre de boulevard. Il est vrai que le scénario a été écrit d’après Woody Allen !

Le point de départ : un couple annonce sa séparation à un couple ami… ce dernier consterné accuse le coup… la dame surtout !

S’ensuivent alors des chassés-croisés de couples en devenir… les dialogues sont pétillants et souvent drôles… 

Belle mise en scène dans un décor de gratte-ciels stylisés éclairés de couleurs différentes à chaque changement de lieux.

On aime particulièrement la séduisante Florence Pernel mais tous les comédiens sont excellents, y compris les plus jeunes.

On sort le sourire aux lèvres

Informations pratiques

Théâtre de Paris – Salle Réjane – 15, rue Blanche – 75009 PARIS

Du mardi au samedi à 21h, matinée le samedi à 17h, matinée le dimanche à 15h00

Quelques Galeries du Marais à voir absolument en octobre 2016

Voici revenu le joli temps de l’automne à Paris et avec lui celui des déambulations dans les galeries du Marais, toujours riches en découvertes.

On commence par la Galerie Templon qui propose une exposition intitulée « Cathedral of the pines »… les salles abritent d’immenses photos de l’américain Grégory Crewdon… des mises en scène cinématographiques au millimètrecrewdson_2

Un univers glacé où des silhouettes minuscules tentent de survivre

Des gros plans de personnages désenchantés…

crewdson_1L’Amérique des « petits blancs » bien loin de l’  « American Dream ». Par moment, on dirait du Denys Hopper…

crewdson_3

Fort mais plutôt dérangeant !

En route pour la Galerie Max Hetzler … là on est attendu par quelques œuvres d’ Ai Wei Wei, artiste engagé politiquement, artiste majeur de la scène artistique indépendante chinoise.

On est happé par un immense tronc d’arbre de 4 mètres, tortueux, sinueux… en réalité un moulage en fonte rouillée…ai_wei_wei-1arbre

A côté, un contraste saisissant avec un cube en bois poli dont l’élégante marqueterie donne à voir par endroits l’intérieur de cette construction

ai_wei_wei-1-cube

Au plafond, une sorte de chat volant, sculpture en fil de fer et en toile huilée, plus ludique

ai_wei_wei-1-chat-volant

Puis on dirige nos pas vers la Galerie Mitterand que l’on aborde par la porte du jardin.

L’exposition collective s’intitule « Movimientos » et veut montrer la relation entre l’Amérique Latine et l’Europe durant les années 50-60 et au de-là.

On est accueilli par « Kirula » un superbe Vasarely, violet, noir et argent… on est réconcilié avec cet artiste

vasarely_kirula

On se tourne et l’on découvre un grand Soto

soto

La visite se poursuit en sous-sol… au fond, on a du mal à se détacher  de l’œuvre lumineuse de Julio Le Parc présentée dans l’obscurité… obsédante à souhait

julio_le_parc-1

 

On découvre ensuite des petits tableaux d’abstraction géométrique  dont un petit tableau de Rogelio Polesello de 1959 

polesselo

 

que l’on dirait tout droit peint par Edgard Pillet dix ans plus tôt

edgard_pillet

Dans la cour pavée, une belle sculpture en inox

sculpture-inox

Et dans la deuxième partie de la galerie, une immense sculpture pendue au plafond tourne lentement sur elle-même au gré des mouvements de l’air… encore Julio le Parc

julio_le_parc-2

On sort de la Galerie Mitterand, ravi de la visite.

On finit notre périple par la Galerie Lazarew où l’on découvre en avant-première l’exposition consacrée à Olivier Catté… et l’on est bluffé par la technique de cet artiste qui réalise toutes ces œuvres en déchirant des cartons d’emballage par petits bouts…

La perspective est saisissante

catte-1 catte-2

Et l’on ne se lasse pas d’admirer la vue de New York …

catte_new_york

 

Belle promenade que celle réalisée ce jour… La retraite à Paris, c’est décidément bien plaisant !

Informations pratiques

Galerie Templon – 30 Rue Beaubourg, 75003 Paris

Galerie Mitterand – 79 Rue du Temple, 75003 Paris

Galerie Max Hetzler – 57 Rue du Temple, 75004 Paris

Galerie Lazarew – 14 Rue du Perche, 75003 Paris

Ne manquez pas l’exposition rétrospective « Edgard Pillet » à Eysines
Jusqu’au 11 décembre 2016

expo_edgard_pillet

Sur le chemin du retour des vacances (longues et pas vraiment propices à l’écriture), on s’arrête à Eysines.

Eysines ? Jolie banlieue de Bordeaux qui abrite un Centre d’art contemporain dans le superbe Château Lescombes.

chateau_lescombes

Pour trois mois, une exposition est consacrée à Edgard Pillet, grand artiste injustement oublié, natif de Saint-Christoly Médoc auquel l’Association « Pour Saint-Christoly » avait consacré en juillet 2015 une première exposition.

On pénètre le lieu impeccablement entretenu par un petit escalier émergeant d’un massif de fleurs flamboyantes.

On est accueilli par « Golingo », toile emblématique de la période d’abstraction géométrique du début des années 1950.

pillet_golingo

Puis, on se dirige vers la gauche dans la longue salle d’exposition  sur deux niveaux. On est immédiatement attiré par la grande tapisserie qui se déploie au milieu de la salle

pillet_tapisserie

On découvre alors le charmant visage de Julie, délicat bronze de la fin de la vie de l’artiste

pillet_julie

On est aussi dans la salle de l’époque Amérique avec ses grandes  toiles d’abstraction lyrique plus que géométrique de la fin des années 1950. On apprécie la finesse de la juxtaposition des couleurs, les bleus, les verts…

pillet_amerique_2

Le vert d’eau d’ »Aquatique »

pillet_aquatique

Le vert billard de « Hurlevent »

pillet_hurle_vent

Décidément, on aime de plus en plus cette période.

Puis dans la deuxième partie du rez-de-chaussée, ce sont les toiles plus noires du début des années soixante… des astres énigmatiques, gardiens d’un univers sombre…

Le mystérieux « Noir d’Azur »

pillet_noir_d_azur

Le plus riant « Flamboyant »

pillet_flambant

On se prend à regretter « L’Intrus » que l’on aurait aimé acheter l’an passé

On est cette fois encore subjugué par la richesse de la palette d’Edgard Pillet

Au milieu de l'espace, deux sculptures en inox ajoutent au mystère 

pillet_sculpture pillet_sommeil_gordien

A l’étage, deux immenses tableaux réalisés avec des plumes chatoyantes sont là pour montrer une autre facette de cet artiste aux talents multiples

pillet_depouilles

… qui jouxtent le majestueux « Phoebus », rouge, noir et or

pillet_phebus

Sur la coursive, de nombreuses toiles des années 90 dans lesquelles on cherche et on trouve « le rond » qui caractérise cette période dans laquelle Edgard Pillet disait « je crois que j’ai pris la maladie dur rond »

pillet_faisceaux

Avec plusieurs toiles de la série « Jardins »

pillet_jardin7 pillet_jardin3pillet_jardin1

C’est au fond de cette salle caché par un mur que l’on découvre certains des magnifiques creusets, marque de fabrique de l’artiste qui est « l’inventeur » de cette technique à mi-chemin entre la peinture et la sculpture. On est fasciné…

pillet_creuset pillet_creuset2

On redescend le petit escalier en colimaçon en ayant retrouvé intacte l’émotion ressentie l’an passé à préparer la première exposition consacrée dans le Médoc à ce bel artiste.

Amis Bordelais, surtout ne manquez pas cette belle exposition sublimée par ce magnifique lieu qu’est le Château Lescombes à Eysines.

Pardon pour la qualité  des photos qui desservent beaucoup l’exposition !

Informations pratiques

Château Lescombes – Centre d’Art contemporain

 

Connaissez-vous le MRAC à Sérignan ?

MRAC_SERIGNANEt tout d’abord Sérignan ? Bien souvent, seuls les amateurs de tennis savent que Richard Gasquet est originaire de ce petit village situé entre Béziers et la Méditerranée.

Et le MRAC ? Ce sigle barbare signifie « Musée régional d’art contemporain ». Ceci posé, en route pour le MRAC.

On commence par l’extérieur. A première vue, un bâtiment rectangulaire neuf assez anonyme… sur un flanc une fresque de céramistes de l’artiste islandais Erro intitulée « Les femmes fatales »… si l’on aime la BD !

 

MRAC_SERIGNAN 4MRAC_SERIGNAN 5

On est davantage sensible aux fenêtres colorées de Buren. L’œuvre s’intitule "Rotation" … et donne une jolie lumière à l’intérieur.

MRAC_SERIGNAN 1

Une extension vient d’être inaugurée avec sur sa façade une œuvre de Bruno Peinado composée de panneaux colorés… qui donne à l’ensemble un peu de noblesse. Bravo !

MRAC_SERIGNAN 2MRAC_SERIGNAN 3

A l’intérieur, on est accueilli très gentiment par Caroline, une des médiatrices du lieu qu’elle explique en remettant un document très bien fait. On commence par l’étage où deux expositions sont présentées jusqu’au 9 octobre 2016.

On se dirige vers « La promenade » qui présente une trentaine d’œuvres prêtées pendant 5 ans par le Centre National d’Art Plastique. Tous les 6 mois, de nouvelles œuvres seront exposées.

Au milieu de la première salle, plusieurs grands bronzes de Joao Maria Gusmao et Pedro Paiva

GUSMAO_PAIVA 1GUSMAO_PAIVA 2

Un mur accueille 9 photogravures à la poudre d’or sur papier de Carsten Höller.

CARSTEN_HOLLER

En face deux grandes belles lithographies de Joan Mitchell

JOAN_MITCHELL

Une vidéo d’Adrien Missika…

On ne connait aucun de ces artistes mais on admire tout ce qui se présente dans cette salle.

BUREN_CABANE_ECLATEE 3Dans la salle 2, on est ébloui par « La Cabane éclatée aux caissons lumineux colorés » de Daniel Buren, seule œuvre pérenne de cette exposition. Waouh !

BUREN_CABANE_ECLATEE 1BUREN_CABANE_ECLATEE 2

 

Une très grande impression numérique et chocolat sérigraphiée sur toile de Kelley Walker occupe un mur… on aime en pensant  au street-art que l’on fréquente beaucoup ces temps-ci !

KELLEY_WALKER

En face trois tableaux de Jimmie Durham intitulés du joli titre de « Almost Spontaneus »… le support est un bois blond apaisant… on lira plus tard que les projections de peinture proviennent de pierres tombant dans des pots de peinture… pour un peu, on s’essaierait à en faire autant !JIMMIE_DURHAM

 

 

 

On aime aussi l’ensemble de petits collages noirs d’Allan MacCollum disposés sur 5 étagères …

ALLAN_MCCOLLUM

D’autres œuvres encore… Xavier Antin et ses bâches représentant des motifs végétaux… on est moins fan !

Cette « Promenade » donne beaucoup de plaisir… et envie de revenir après le mois d’octobre pour découvrir les nouvelles œuvres.

La deuxième exposition s’intitule « il faut reconstruire l’Hacienda » de Bruno Peinado….

L’Hacienda, c’est une reproduction de la piste de danse du club « The Hacienda » créé en 1982 à Manchester et qui sera en activité jusqu’en 1997… "lieu avant-gardiste et rassembleur" dit la documentation… Pour la voir, se diriger vers le rez-de-chaussée du bâtiment où elle campe au milieu d’une grande pièce.

BRUNO_PEINADO_HACIENDA

Autour, des formes colorées empilées… tous les dimanches se succèdent « des propositions hétéroclites dans un mix réjouissant entre les générations et les disciplines »… dommage, on ne verra pas de quoi il s’agit !

L’exposition se poursuit à l’étage… une succession de petits tableaux sous plexiglass… réalisés par l’artiste, sa femme et ses deux filles âgées de 8 et 11 ans… une fois que l’on sait cela, on comprend l’impression première de se trouver dans une classe de maternelle ! 

On est assez peu séduit à quelques exceptions près…  par exemple, certains panneaux de bois veinés et à peine peints

 

BRUNO_PEINADO 5

 

et des taches aux couleurs toniques

BRUNO_PEINADO 7 BRUNO_PEINADO 6

Le MRAC à Sérignan, un lieu artistique à découvrir et à fréquenter si on réside entre Narbonne et Montpellier !

Informations pratiques

Le MRAC – 146 avenue de la Plage – 34410 SERIGNAN

 

 

 

 

 

Osez pousser les portes de Christie’s et de Sotheby’s !

Deux grandes ventes d’art moderne sont annoncées dans ces deux prestigieuses institutions. L’occasion d’aller admirer des œuvres splendides avant qu’elles ne rejoignent des lieux réservés à des « happy few ».

On commence par Christie’s. A l’entrée un planton souriant nous accueille. Rien à montrer, rien à prouver… on peut investir les lieux comme tout acheteur potentiel.

Au sous-sol, de grandes œuvres très contemporaines :

Basquiat

BASQUIA

BenIMG_4560

une jolie sculpture en métal rouillées de  Philippe Hiquily, "La Marathonienne"

PHILIPPE_HIQUILY

 

 

 

A l’étage, deux ventes sont exposées dans les pièces qui se répartissent autour d’un bel escalier. On commence par la vente d’art contemporain 

Des grands noms comme Dubuffet

DUBUFFET 1

des tableaux de Maria Helena Viera Da Silva

VIEREA_DA_SILVA 1

VIEREA_DA_SILVA 2

un Olivier Debré

OLIVIER_DEBRE

Et une œuvre métallique de Heinz Mack, vu récemment à la Galerie Perrotin maintenant, on le connait !

HEINZ MACK

Et puis on pénètre dans l’enfilade de pièces qui présentent la fameuse collection de Zeineb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, deux mécènes aujourd’hui décédés dont les héritiers dispersent les œuvres patiemment collectées.

On se croirait dans ce que l’on imagine être leur hôtel particulier.

On est accueilli par un monumental tableau de Francis Bacon que l’on ne photographie pas tant on le trouve sinistre… (il se vendra 6 millions d’euros).

Des tableaux de Paul Signac disposés en tapisserie au-dessus d’un confortable canapé qui contribue à une atmosphère cossy

PAUL_SIGNAC

Un petit PicassoPICASSO

Encore des Dubuffet

DUBUFFET 2

DUBUFFET 3DUBUFFET 4

 

Un petit mobile de Calder

CALDER

Un Nicolas de Staël… pas celui que l'on préfère parmi ses nombreuses oeuvres (mais il sera vendu 2 millions d’euros tout de même)

NICOLAS_DE_STAEL

Un Soulages

SOULAGES 1

Et même un Poliakoff

POLIAKOFF

Tout cela au milieu de meubles magnifiques et d’objets tous plus raffinés les uns que les autres…. par exemple la statuette colorée de Nicki de Saint-Phalle

NICKI_DE_ST_PHALLE

On est subjugué…

On finit par des œuvres de François Xavier Lalanne qui ne fait pas que des moutons.

FRANCOIS_XAVIER_LALANNE 1FRANCOIS_XAVIER_LALANNE 2

Magnifique visite…

On se dirige ensuite vers l’Elysée… quasiment en face, la porte d’entrée de Sotheby’s… ici encore, on rentre sans encombre.

Là aussi beaucoup de merveilles.

Une chaise colorée de Nicki de Saint-Phalle

NICKI_DE_ST_PHALLE

Deux mignonnes boules dorées de Fontana qui ne faisait pas que des fentes sur des toiles !

FONTANA

Un Hantaï de bonne facture

HANTAI_3

Un Riopelle flamboyant

RIOPELLE_1

Un tableau de Deyrolle qui était l’ami de notre cher Edgard Pillet

DEYROLLE

Un Soto ensoleillé

SOTO

Des Soulages

SOULAGES 7 SOULAGES 5

dont ce dyptique que l'on accocherait bien chez soi

SOULAGES 6

 

Et pour finir un Poliakoff

POLIAKOFF 2

On n’en croit pas nos yeux…

Se rappeler de guetter les grandes ventes de Christies, Sotheby’s et Artcurial… la garantie de voir des œuvres exceptionnelles sans bourse déliée.

Informations pratiques

Christie’s – 9 Avenue Matignon  – 75008 Paris 

Sotheby’s – 76 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Artcurial – 7 rond-point des Champs-Élysées – 75008 Paris