Du Street-Art chez ARTCURIAL
Jusqu’au 24 octobre 2016

afficheAujourd’hui, ARTCURIAL  expose des artistes de Street-Art avant sa vente « MADE IN URBAN » du 25 octobre 2016. Alors on va voir

Et l’on n’est pas déçu car tous les grands noms de l’art urbain sont là

Quatre grands « JONONE » aux couleurs éclatantes… ode au bonheur de vivre

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Un enfant lunaire de SETH

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INVADER est présent aussi avec ses mosaïques facilement reconnaissables sur les murs de Paris et d’ailleursinvader

RERO est là aussi avec ses textes barrés si caractéristiques

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Et bien sûr MIST avec une sculpture écarlatemist-2

Et un immense tableau que l’on ne cesse de contempler en discutant avec un employé de la Maison Artcurial et qui se révèle assez vite être un « street-arter » du nom de XARE… et qui connait bien la plupart des artistes exposés… conversation fort intéressante…

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On sort content d’avoir enrichi sa connaissance de ce nouveau monde de l’art 

Informations pratiques

ARTCURIAL - 7 Rond-Point des Champs-Élysées Marcel-Dassault, 75008 Paris

Peut-être se dispenser de la visite de l’exposition Olafur Eliasson à Versailles
Jusqu’au 30 octobre 2016

versailles-jardinsLe château de Versailles et l’art contemporain… on aime bien cette juxtaposition d’ancien et de moderne qui permet de mettre en perspective les apports des siècles.

Alors, aujourd’hui on va voir les œuvres de l'artiste danois, Olafur Eliasson, que l’on avait bien aimé au musée LVMH.

On prend les billets dans le nouveau pavillon récemment inauguré… doré, moderne, brillant… pas mal.

On doit ressortir dans la cour centrale… on trouve très dorées, voire trop dorées, les bordures des toits ainsi que les grilles de clôture… mais on se dit que cela devait être ainsi au temps du roi Soleil !

Muni d’un  plan des lieux, on rentre sur le côté au milieu d’une horde de touristes asiatiques et l’on se met en quête des 5 œuvres annoncées… les gardiens n’ont pas l’air bien au courant, on  le verra tout au long de la visite.

On monte le monumental escalier et on parvient dans le salon d’Hercule qui contient la 1° œuvre … on regarde de tous côtés… on ne voit rien… on aperçoit un gardien qui nous indique sans conviction un des côtés de la pièce avec fenêtres où il y a un petit panneau sur un trépied… où l’on peut lire « The Curious Museum »… on y est… mais toujours aussi perplexe.

Et l’on finit par comprendre que l’œuvre se contemple dans les vitres… notre image !the_curious_museum

 

On continue la visite un peu dubitatif vers la Galerie des Glaces… lieu enchanteur malheureusement bien encombré de touristes.

Tout au bout, la 2° œuvre « Your Sense of Unity »… cinq cercles lumineux dans lesquels se reflètent la galerie…

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Pas mal… sans grande conviction.

Puis dans le Salon de l’œil de Bœuf, deux cercles lumineux, comme incrustés dans les miroirs d’époque, se font face… l’un noir, l’autre jaune d’or… on peut se voir dedans à l’infini en se positionnant dans l’axe… c’est « Deep Mirror »… mais le monde qui se presse autour ne favorise pas la contemplation de l’œuvre

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Comme pour les oeuvres précédentes, juste un titre sur un trépied… on commence par être sérieusement agacé par l'absence d’informations.

Dans la Salle des Gardes, enfin une œuvre digne de ce nom… une gigantesque lentille avec une tranche lumineuse, pendue au plafond, qui tourne sur elle-même avec une lenteur quasiment hypnotique… dans laquelle se reflète chaque visiteur posté autour… « Solar Compression » est magique

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On sort de l’aile droite pour se diriger vers la Galerie Basse du bâtiment central.

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On cherche vainement la 5° œuvre. Là encore un gardien, juste aimable, a beaucoup de mal à  indiquer l’œuvre pourtant située à côté de son siège. Et là, interloqué, on comprend que « The Gaze of Versailles », c’est ces deux globes collés sur la vitre comme des yeux dorés…

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en s’approchant le plus possible, on arrive à distinguer que l’on voit une image inversée dans les lentilles jaunes

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Alors là, on se demande de qui on se moque !

Dans les jardins, trois œuvres sont annoncées… malheureusement, celles-ci  ne « fonctionnent » qu’à certaines heures… on ne verra que les spectaculaires chutes d’eaux sur le Grand Canal au loin… grandioses !

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On repart en regrettant les 15 € déboursés même si l’on a pu admirer les appartements de mesdames que l’on ne connaissait pas.

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On lira plus tard sur Internet que l’artiste  « invite les visiteurs à prendre le contrôle de leur expérience au lieu de simplement consommer et être éblouis par la grandeur » et qu’  « Il leur demande d’ouvrir leurs sens, de saisir l’inattendu, de flâner à travers les jardins, et de sentir le paysage prendre forme à travers leur mouvement »

Intentions trop subliminales… on aurait aimé être davantage guidé dans cette visite pour peut-être mieux apprécier !

Informations pratiques

Château de Versailles - 78000 Versailles

 

S’initier au Street Art en allant à ART42

art42L’ouverture à Paris de ART 42, un musée consacré au Street-Art, cela ne se rate pas

On s’inscrit pour une visite le 2° jour d’ouverture… 96 Boulevard Bessières dans le 17°… pas très loin de la Porte de Clichy… on doit zigzaguer entre les palissades pour finir par arriver devant un bâtiment où il y a la queue… après vérification de notre inscription on est convié à joindre un groupe d’une vingtaine de visiteurs… derrière, d’autres attendent patiemment.

Le lieu est surprenant… on est dans une école d’informatique… entièrement gratuite…  fondée par quatre hommes d’affaires dont le seul  connu de nous,  Xavier Niel… dans laquelle est exposée de façon permanente la collection de Street-Art de Nicolas Laugero Lassere.

Trois niveaux remplis d’ordinateurs derrière lesquels s’affairent dans une atmosphère studieuse des étudiants aux looks divers, du baba-cool au « propre sur lui »… étonnant !

On ne peut pas visiter seul… on suit docilement les deux étudiants qui vont guider cette visite.

zeusUn petit tableau de « Zeus » jouxte le bureau où deux autres étudiants vendent le catalogue… oeuvre emblématique du lieu pour cet artiste  si cérébral qui aime particulièrement s’attaquer aux marques

On est immédiatement subjugué par la qualité des œuvres présentées et par les noms des artistes pour la plupart de grande notoriété dans le monde du Street-Art.

Au RDC, on a l’œil attiré par un très beau bois brûlé de "Rero", l’artiste qui barre ses messages d’un trait noir et qui dit « Ce qu’on voit n’est jamais ce qu’on a… ».

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Un petit « Invader » en haut d’un mur comme on peut voir beaucoup de ces petites mosaïques sur les murs de Parisinvader

 

Dans les étages, le festival de signatures connues continue

Un grand "JonOne" dans un coin de salle…

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… jouxte un grand "Futura"

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A l’autre bout, un "Pantonio" qui déploie ses créatures marines bleues et noires un peu inquiétantes comme sur un grand immeuble du XIII° arrondissement.

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Bien sûr, un "Stew" avec un oiseau émergeant d’un bouquet de fleurs colorées

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Un « Katre », facilement identifiable avec ses éclairs enflammés

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Un "Gbert 1" que l'on ne connait pas… sur bois… et que l'on trouve intéressant

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Dans les escaliers, des murs recouverts de singes et d’oiseaux noirs des deux artistes bordelais « Temor » et « The Blow » appelés  "Monkey-Bird"… une grande finesse de tracé…

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On passe par la cour extérieure où un mur accueille une fresque immense de Romain Froquet avec  sa dynamique du mouvement si caractéristique

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D’autres artistes connus… beaucoup de « Madame »

Et même la surprise de découvrir une bâche de « VLP » dont on a depuis plus de 30 ans une sérigraphie numérotée à une époque où le Street-Art était plus confidentiel  encore.

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Et, il y a tant d'artistes, que l'on a failli oublier "Seth" et ses enfants aux visages cachés

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Voilà le lieu parfait pour découvrir différentes facettes du Street-Art… on reviendra

Informations pratiques

ART42 – 96 Boulevard Bessières – 75017 PARIS

chaque mardi de 19h à 21h et chaque samedi de 11h à 15h sur réservation

 

Quelques Galeries du Marais à voir absolument en octobre 2016

Voici revenu le joli temps de l’automne à Paris et avec lui celui des déambulations dans les galeries du Marais, toujours riches en découvertes.

On commence par la Galerie Templon qui propose une exposition intitulée « Cathedral of the pines »… les salles abritent d’immenses photos de l’américain Grégory Crewdon… des mises en scène cinématographiques au millimètrecrewdson_2

Un univers glacé où des silhouettes minuscules tentent de survivre

Des gros plans de personnages désenchantés…

crewdson_1L’Amérique des « petits blancs » bien loin de l’  « American Dream ». Par moment, on dirait du Denys Hopper…

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Fort mais plutôt dérangeant !

En route pour la Galerie Max Hetzler … là on est attendu par quelques œuvres d’ Ai Wei Wei, artiste engagé politiquement, artiste majeur de la scène artistique indépendante chinoise.

On est happé par un immense tronc d’arbre de 4 mètres, tortueux, sinueux… en réalité un moulage en fonte rouillée…ai_wei_wei-1arbre

A côté, un contraste saisissant avec un cube en bois poli dont l’élégante marqueterie donne à voir par endroits l’intérieur de cette construction

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Au plafond, une sorte de chat volant, sculpture en fil de fer et en toile huilée, plus ludique

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Puis on dirige nos pas vers la Galerie Mitterand que l’on aborde par la porte du jardin.

L’exposition collective s’intitule « Movimientos » et veut montrer la relation entre l’Amérique Latine et l’Europe durant les années 50-60 et au de-là.

On est accueilli par « Kirula » un superbe Vasarely, violet, noir et argent… on est réconcilié avec cet artiste

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On se tourne et l’on découvre un grand Soto

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La visite se poursuit en sous-sol… au fond, on a du mal à se détacher  de l’œuvre lumineuse de Julio Le Parc présentée dans l’obscurité… obsédante à souhait

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On découvre ensuite des petits tableaux d’abstraction géométrique  dont un petit tableau de Rogelio Polesello de 1959 

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que l’on dirait tout droit peint par Edgard Pillet dix ans plus tôt

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Dans la cour pavée, une belle sculpture en inox

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Et dans la deuxième partie de la galerie, une immense sculpture pendue au plafond tourne lentement sur elle-même au gré des mouvements de l’air… encore Julio le Parc

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On sort de la Galerie Mitterand, ravi de la visite.

On finit notre périple par la Galerie Lazarew où l’on découvre en avant-première l’exposition consacrée à Olivier Catté… et l’on est bluffé par la technique de cet artiste qui réalise toutes ces œuvres en déchirant des cartons d’emballage par petits bouts…

La perspective est saisissante

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Et l’on ne se lasse pas d’admirer la vue de New York …

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Belle promenade que celle réalisée ce jour… La retraite à Paris, c’est décidément bien plaisant !

Informations pratiques

Galerie Templon – 30 Rue Beaubourg, 75003 Paris

Galerie Mitterand – 79 Rue du Temple, 75003 Paris

Galerie Max Hetzler – 57 Rue du Temple, 75004 Paris

Galerie Lazarew – 14 Rue du Perche, 75003 Paris

Ne manquez pas l’exposition rétrospective « Edgard Pillet » à Eysines
Jusqu’au 11 décembre 2016

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Sur le chemin du retour des vacances (longues et pas vraiment propices à l’écriture), on s’arrête à Eysines.

Eysines ? Jolie banlieue de Bordeaux qui abrite un Centre d’art contemporain dans le superbe Château Lescombes.

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Pour trois mois, une exposition est consacrée à Edgard Pillet, grand artiste injustement oublié, natif de Saint-Christoly Médoc auquel l’Association « Pour Saint-Christoly » avait consacré en juillet 2015 une première exposition.

On pénètre le lieu impeccablement entretenu par un petit escalier émergeant d’un massif de fleurs flamboyantes.

On est accueilli par « Golingo », toile emblématique de la période d’abstraction géométrique du début des années 1950.

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Puis, on se dirige vers la gauche dans la longue salle d’exposition  sur deux niveaux. On est immédiatement attiré par la grande tapisserie qui se déploie au milieu de la salle

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On découvre alors le charmant visage de Julie, délicat bronze de la fin de la vie de l’artiste

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On est aussi dans la salle de l’époque Amérique avec ses grandes  toiles d’abstraction lyrique plus que géométrique de la fin des années 1950. On apprécie la finesse de la juxtaposition des couleurs, les bleus, les verts…

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Le vert d’eau d’ »Aquatique »

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Le vert billard de « Hurlevent »

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Décidément, on aime de plus en plus cette période.

Puis dans la deuxième partie du rez-de-chaussée, ce sont les toiles plus noires du début des années soixante… des astres énigmatiques, gardiens d’un univers sombre…

Le mystérieux « Noir d’Azur »

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Le plus riant « Flamboyant »

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On se prend à regretter « L’Intrus » que l’on aurait aimé acheter l’an passé

On est cette fois encore subjugué par la richesse de la palette d’Edgard Pillet

Au milieu de l'espace, deux sculptures en inox ajoutent au mystère 

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A l’étage, deux immenses tableaux réalisés avec des plumes chatoyantes sont là pour montrer une autre facette de cet artiste aux talents multiples

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… qui jouxtent le majestueux « Phoebus », rouge, noir et or

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Sur la coursive, de nombreuses toiles des années 90 dans lesquelles on cherche et on trouve « le rond » qui caractérise cette période dans laquelle Edgard Pillet disait « je crois que j’ai pris la maladie dur rond »

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Avec plusieurs toiles de la série « Jardins »

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C’est au fond de cette salle caché par un mur que l’on découvre certains des magnifiques creusets, marque de fabrique de l’artiste qui est « l’inventeur » de cette technique à mi-chemin entre la peinture et la sculpture. On est fasciné…

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On redescend le petit escalier en colimaçon en ayant retrouvé intacte l’émotion ressentie l’an passé à préparer la première exposition consacrée dans le Médoc à ce bel artiste.

Amis Bordelais, surtout ne manquez pas cette belle exposition sublimée par ce magnifique lieu qu’est le Château Lescombes à Eysines.

Pardon pour la qualité  des photos qui desservent beaucoup l’exposition !

Informations pratiques

Château Lescombes – Centre d’Art contemporain

 

Connaissez-vous le MRAC à Sérignan ?

MRAC_SERIGNANEt tout d’abord Sérignan ? Bien souvent, seuls les amateurs de tennis savent que Richard Gasquet est originaire de ce petit village situé entre Béziers et la Méditerranée.

Et le MRAC ? Ce sigle barbare signifie « Musée régional d’art contemporain ». Ceci posé, en route pour le MRAC.

On commence par l’extérieur. A première vue, un bâtiment rectangulaire neuf assez anonyme… sur un flanc une fresque de céramistes de l’artiste islandais Erro intitulée « Les femmes fatales »… si l’on aime la BD !

 

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On est davantage sensible aux fenêtres colorées de Buren. L’œuvre s’intitule "Rotation" … et donne une jolie lumière à l’intérieur.

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Une extension vient d’être inaugurée avec sur sa façade une œuvre de Bruno Peinado composée de panneaux colorés… qui donne à l’ensemble un peu de noblesse. Bravo !

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A l’intérieur, on est accueilli très gentiment par Caroline, une des médiatrices du lieu qu’elle explique en remettant un document très bien fait. On commence par l’étage où deux expositions sont présentées jusqu’au 9 octobre 2016.

On se dirige vers « La promenade » qui présente une trentaine d’œuvres prêtées pendant 5 ans par le Centre National d’Art Plastique. Tous les 6 mois, de nouvelles œuvres seront exposées.

Au milieu de la première salle, plusieurs grands bronzes de Joao Maria Gusmao et Pedro Paiva

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Un mur accueille 9 photogravures à la poudre d’or sur papier de Carsten Höller.

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En face deux grandes belles lithographies de Joan Mitchell

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Une vidéo d’Adrien Missika…

On ne connait aucun de ces artistes mais on admire tout ce qui se présente dans cette salle.

BUREN_CABANE_ECLATEE 3Dans la salle 2, on est ébloui par « La Cabane éclatée aux caissons lumineux colorés » de Daniel Buren, seule œuvre pérenne de cette exposition. Waouh !

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Une très grande impression numérique et chocolat sérigraphiée sur toile de Kelley Walker occupe un mur… on aime en pensant  au street-art que l’on fréquente beaucoup ces temps-ci !

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En face trois tableaux de Jimmie Durham intitulés du joli titre de « Almost Spontaneus »… le support est un bois blond apaisant… on lira plus tard que les projections de peinture proviennent de pierres tombant dans des pots de peinture… pour un peu, on s’essaierait à en faire autant !JIMMIE_DURHAM

 

 

 

On aime aussi l’ensemble de petits collages noirs d’Allan MacCollum disposés sur 5 étagères …

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D’autres œuvres encore… Xavier Antin et ses bâches représentant des motifs végétaux… on est moins fan !

Cette « Promenade » donne beaucoup de plaisir… et envie de revenir après le mois d’octobre pour découvrir les nouvelles œuvres.

La deuxième exposition s’intitule « il faut reconstruire l’Hacienda » de Bruno Peinado….

L’Hacienda, c’est une reproduction de la piste de danse du club « The Hacienda » créé en 1982 à Manchester et qui sera en activité jusqu’en 1997… "lieu avant-gardiste et rassembleur" dit la documentation… Pour la voir, se diriger vers le rez-de-chaussée du bâtiment où elle campe au milieu d’une grande pièce.

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Autour, des formes colorées empilées… tous les dimanches se succèdent « des propositions hétéroclites dans un mix réjouissant entre les générations et les disciplines »… dommage, on ne verra pas de quoi il s’agit !

L’exposition se poursuit à l’étage… une succession de petits tableaux sous plexiglass… réalisés par l’artiste, sa femme et ses deux filles âgées de 8 et 11 ans… une fois que l’on sait cela, on comprend l’impression première de se trouver dans une classe de maternelle ! 

On est assez peu séduit à quelques exceptions près…  par exemple, certains panneaux de bois veinés et à peine peints

 

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et des taches aux couleurs toniques

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Le MRAC à Sérignan, un lieu artistique à découvrir et à fréquenter si on réside entre Narbonne et Montpellier !

Informations pratiques

Le MRAC – 146 avenue de la Plage – 34410 SERIGNAN

 

 

 

 

 

Osez pousser les portes de Christie’s et de Sotheby’s !

Deux grandes ventes d’art moderne sont annoncées dans ces deux prestigieuses institutions. L’occasion d’aller admirer des œuvres splendides avant qu’elles ne rejoignent des lieux réservés à des « happy few ».

On commence par Christie’s. A l’entrée un planton souriant nous accueille. Rien à montrer, rien à prouver… on peut investir les lieux comme tout acheteur potentiel.

Au sous-sol, de grandes œuvres très contemporaines :

Basquiat

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une jolie sculpture en métal rouillées de  Philippe Hiquily, "La Marathonienne"

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A l’étage, deux ventes sont exposées dans les pièces qui se répartissent autour d’un bel escalier. On commence par la vente d’art contemporain 

Des grands noms comme Dubuffet

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des tableaux de Maria Helena Viera Da Silva

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un Olivier Debré

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Et une œuvre métallique de Heinz Mack, vu récemment à la Galerie Perrotin maintenant, on le connait !

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Et puis on pénètre dans l’enfilade de pièces qui présentent la fameuse collection de Zeineb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, deux mécènes aujourd’hui décédés dont les héritiers dispersent les œuvres patiemment collectées.

On se croirait dans ce que l’on imagine être leur hôtel particulier.

On est accueilli par un monumental tableau de Francis Bacon que l’on ne photographie pas tant on le trouve sinistre… (il se vendra 6 millions d’euros).

Des tableaux de Paul Signac disposés en tapisserie au-dessus d’un confortable canapé qui contribue à une atmosphère cossy

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Encore des Dubuffet

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Un petit mobile de Calder

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Un Nicolas de Staël… pas celui que l'on préfère parmi ses nombreuses oeuvres (mais il sera vendu 2 millions d’euros tout de même)

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Un Soulages

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Et même un Poliakoff

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Tout cela au milieu de meubles magnifiques et d’objets tous plus raffinés les uns que les autres…. par exemple la statuette colorée de Nicki de Saint-Phalle

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On est subjugué…

On finit par des œuvres de François Xavier Lalanne qui ne fait pas que des moutons.

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Magnifique visite…

On se dirige ensuite vers l’Elysée… quasiment en face, la porte d’entrée de Sotheby’s… ici encore, on rentre sans encombre.

Là aussi beaucoup de merveilles.

Une chaise colorée de Nicki de Saint-Phalle

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Deux mignonnes boules dorées de Fontana qui ne faisait pas que des fentes sur des toiles !

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Un Hantaï de bonne facture

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Un Riopelle flamboyant

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Un tableau de Deyrolle qui était l’ami de notre cher Edgard Pillet

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Un Soto ensoleillé

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Des Soulages

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dont ce dyptique que l'on accocherait bien chez soi

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Et pour finir un Poliakoff

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On n’en croit pas nos yeux…

Se rappeler de guetter les grandes ventes de Christies, Sotheby’s et Artcurial… la garantie de voir des œuvres exceptionnelles sans bourse déliée.

Informations pratiques

Christie’s – 9 Avenue Matignon  – 75008 Paris 

Sotheby’s – 76 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Artcurial – 7 rond-point des Champs-Élysées – 75008 Paris

 

 

La Manufacture des Gobelins expose Jean Lurçat
Jusqu’au 18 septembre 2016

 

GOBELINSAujourd’hui, on a un RDV amical dans un arrondissement loin des bases habituelles… le 13° arrondissement. On cherche ce qu’il y a à voir dans le coin. Ce sera  la Manufacture des Gobelins qui expose les tapisseries de Jean Lurçat… plus par raison que par réel intérêt.

A l’entrée, on discute quelques instants avec  une conférencière qui attend un groupe… elle parle avec passion du travail de Jean Lurçat… de son œuvre de réhabilitation des ateliers d’Aubusson… et suscite rapidement l’envie de découvrir de quoi il retourne.

D’abord quelques toiles plutôt d’inspiration cubiste…

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Puis on découvre quelques pièces d’ameublement

Deux mignonnes petites chaises

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Un divan art déco et un paravent

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Un pare-feu que l'on mettrait bien devant sa cheminée…

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Une première tapisserie

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On est séduit…

Et puis, c’est le choc avec  « Les quatre saisons », quatre immenses tapisseries que l’on regarde en tournant au milieu de la pièce… des couleurs chaudes, un fourmillement de détails… magnifique !

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Et l’on ira d’enchantement en enchantement…

Beaucoup de soleils… mais c'est le tire de l'exposition "Jean Lurçat au seul bruit du soleil" !

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Un hymne à la liberté avec le poème de Paul Eluard

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Des animaux tous plus beaux les uns que les autres

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Malheureusement la pénombre destinée à mettre en valeur toutes ces merveilles n’aide pas à réaliser des photos de qualité.

Cette exposition mérite de s’y précipiter.

Informations pratiques

La Manufacture des Gobelins - Boulevard Saint-Marcel, 75013 Paris

Trois petits tours dans les galeries du Marais début juin 2016

GALERIE_FILLE_CALVAIREEn sortant du métro « Filles du Calvaire », on se dirige d’abord vars la Galerie éponyme. Accueil sympathique comme chaque fois.

En bas des petites photos des années 50 à 70 de Katrien de Blauwer… les yeux sont barrés d’un scotch noir, on n’est pas vraiment attiré… trop petit… trop désincarné…

A l’étage, on découvre les œuvres de Radenko Milak… des peintures sépia réalisées à partir de photos de films mythiques en noir et blanc…

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Beaucoup de silhouettes solitaires… on s’amuse à reconnaître les films… Carry Grant facilement identifiable dans « la mort aux trousses »…

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« L’Aventura » d’Antonioni que l’on connait moins… pas très coloré, c’est peu de le dire,  mais intéressant tout de même

GALERIE_PERROTINEnsuite, on passe devant le porche de la Galerie Perrotin. Une  tour réalisée en mosaïque irisée campe devant le bel escalier qui conduit à la galerie pour admirer une exposition intitulée « Spectrum » de Heinz Mack

On est accueilli par deux tableaux colorés, un bleu, un rouge… on est davantage dans notre élément !

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Dans la salle de gauche, beaucoup de grandes œuvres métallisées… ça brille… c’est beau…

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On s’approche, intrigué par ce maillage métallique qui sert à ces réalisations…HEINZ_MACK 4

Dans la salle du fond, on tourne autour d’une sculpture posée sur une table. On pense à Jésus Raphaël Soto…

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A l’étage, de magnifiques toiles noires… on est subjugué…

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On ose demander le prix… 1 million d’euros ! On ne s’était pas trompé sur la qualité de l’artiste.

Et dans la dernière salle, une installation cinétique qui achève de nous faire penser à Soto…  et aussi à Buren

On descend au sous-sol pour gagner l’annexe de l’hôtel particulier. Et là encore, un spectacle exceptionnel s’offre à nos yeux

Une enfilade de toiles très colorées…

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Et encore une installation cinétique hypnotique

Belle rencontre… la Galerie Perrotin, une fois encore, nous enchante.

On termine la promenade avec la Galerie Thaddaeus Ropac… De la rue on est happé par la forme colorée qui se détache sur le mur de la salle pourtant éloignée de la porte d’entrée.

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On est dans l’exposition « Liaison Astéroïde » d’Imi Knoebel

On se poste au milieu du vaste espace et on tourne sur soi pour découvrir, une à une, les œuvres monumentales… on aime particulièrement celle qui fait penser à un œuf au plat (pardon à l’artiste pour cette évocation culinaire). Ici c’est un peu moins cher… de l’ordre de 150 000 €… mais une somme tout de même !

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A l’étage, des œuvres plus petites…

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Au sous-sol, une seule qui se détache sur le mur

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Et voilà encore une promenade au milieu de l’art contemporain… au milieu du beau… quasiment seul… et pour « pas un kopeck »… c’est magique !

Informations pratiques

Galerie des Filles du Calvaire – 17 Rue des Filles du Calvaire, 75003 Paris

Galerie Perrotin – 76 Rue de Turenne, 75003 Paris

Galerie Thaddaeus Ropac7 Rue Debelleyme, 75003 Paris

 

« Roméo & Juliette » à La Comédie Française, une pépite !
Jusqu’au 30 Mai 2016

BROCHURE ROMEO JULIETTE

Un dimanche après-midi ensoleillé, pas vraiment le jour pour s’enfermer dans un théâtre… mais on a réservé il y a plusieurs mois pour « Roméo et Juliette » de William Shakespeare à la Comédie Française.
Un peu austère de prime abord et la durée annoncée de 2 h 45 installe une petite inquiétude… ce sera un peu long, peut-être !

 


Avant l’ouverture du rideau, un comédien introduit l’intrigue avec bonhomie et le rideau s’ouvre sur une fête de quartier avec des lampions et des personnages endimanchés qui dansent aux sons d’une chanson populaire qui fleure bon une Italie d’avant-guerre… Italie de la Vendetta où la vengeance fait loi… Italie pieuse aux croyances populaires vivaces.  

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Bravo à Serge Bagdassarian qui chante avec brio et qui sera par la suite un Frère Laurent convaincant.ROMEO_JULIETTE 4

La fête bat son plein, les comédiens dansent et s’en donnent à cœur joie avec une gaieté communicative. Ça commence bien, on est déjà conquis.


On ne s’ennuie pas un instant tant la mise en scène d’Eric Ruf est enlevée. Le texte est adapté au langage actuel, c’est facile à écouter et l’on se délecte de la diction impeccable des comédiens.


On vibre aux échanges amoureux de la scène du balcon où Juliette est en équilibre sur un rebord de fenêtre à au moins 4 mètres de haut.

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Suliane Brahim incarne une Juliette juvénile mais d’une force stupéfiante…

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C’est elle, la véritable héroïne face à un  Roméo un peu falot, rôle parfaitement tenu par un Jérémy Lopez qui apparaît vite dépassé par ce coup de foudre inattendu.
On aime moins la dernière scène assez gore qui se passe dans des catacombes avec des squelettes disposés dans leurs habits de fêtes comme à Palerme… à défaut d’aimer, on aura appris cette particularité.


On sort enthousiasmé par cette après-midi théâtrale !

Informations pratiques

Comédie Française – 1 Place Colette – 75001 PARIS

Se promener dans les « Jardins d’Orient » de l’Institut du Monde Arabe
Jusqu’au 25 septembre 2016

AFFICHE IMALa journée s’annonce ensoleillée… une journée idéale pour aller découvrir cette nouvelle exposition.

Au pied de l’Institut du Monde Arabe, on aperçoit une belle végétation inhabituelle sur la dalle de béton. On nous indique gentiment que l’on ne peut y entrer qu’après avoir visité l’exposition intérieure.

On pénètre au premier étage dans une vaste pièce plongée dans la pénombre… Sur la gauche, on est attiré par un grand tableau abstrait ocre… on perçoit alors quelques pépiements d’oiseaux… l’atmosphère est paisible et de fait, apaisante.

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Des photos sepia de jardins d’orient jalonnent un petit couloir… dans le cœur de la pièce du bas, un petit film tourne en boucle sur un grand écran… il s’agit des jardins de Babylone… une reconstitution luxuriante… on s’y croirait

On est ensuite invité à monter quelques marches pour atteindre une enfilade de petites pièces

Un magnifique tapis aux motifs végétaux trône au fond

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IMA_CARREAUDes céramiques sont disposées à différents endroits

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On reconnait les tulipes caractéristiques d’Iznik en Turquie

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Ça et là, on admire des tableaux récents

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Un tableau de Valensi, peint dans les années 1920 nous fait penser aux Delaunay… 

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Et même un Monet emprunté au musée d’Orsay

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Une vitrine avec des instruments de musique

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Et surtout au milieu du couloir central, un chenal sur les eaux duquel sont installés des objets divers

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… dont un joli petit lionIMA_LION

On sort, charmé, de cette première partie.

Et en bas la reconstitution d’un jardin à l’air libre nous attend.

Des vasques en céramique brune accueillent des rosiers odorants

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Des oliviers au tronc noueux  jalonnent le parcours que l'on fait sur une rampe en hauteur

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L'eau ruisselle en cascade… dans laquelle une cane accompagnée de six canetons se baigne à loisir

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Et au centre, une sorte de patio avec des fauteuils accueillants nous tend les bras. On finira la visite en dégustant un vin blanc du pays d’Oc servi par un aimable barman.

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A ne pas rater par beaux jours !

Informations pratiques

I.M.A. - 1, rue des Fossés-Saint-Bernard – Place Mohammed-V 75005 Paris

 

 

 

 

 

 

 

Jeter un œil « Dans l’Atelier  » au PETIT PALAIS pour y voir « L’artiste photographié »
Jusqu’au 17 juillet 2016

PETIT_PALAIS_ENTREEDe prime abord, cette exposition n’apparait pas très excitante mais on se laisse tenter d’autant plus que la carte Paris Musées y donne accès gratuitement.

On pénètre dans une première salle carrée dans laquelle sont disposés de grands cadres rectangulaires avec des photos en couleur d’ateliers d’artistes contemporains…

L'atelier d' Anish Kappor

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Celui de Jeff Koons

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et l'atelier de Soulage

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Et d’autres…

On reconnait l’empreinte des artistes que l’on connait… Les photos de Gilles Deblonde sont des œuvres d’art à elles toutes seules…

La salle suivante est consacrée à des photos d’ateliers essentiellement du XIX° siècle. Chaque artiste pose dans un univers généralement cossu… c’est l’art par les nantis.

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Et ensuite, les photos d’artistes du XX° siècle, souvent en action sans se préoccuper de poser pour la postérité

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Sotto

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Matisse

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Nicolas de Staël

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et bien d'autres

On s’attarde devant chaque photo, souvent ému de voir les artistes que l’on aime dans l’intimité de leur atelier.

On sort le sourire aux lèvres… ravis de cette exposition

Informations pratiques

Musée du Petit Palais – Avenue Winston Churchill – 75008 Paris

 

S’initier à la danse contemporaine à l’Opéra Garnier avec Maguy Marin
Jusqu’au 3 mai 2016

LES APPLAUDISSEMENTS NE SE MANGENT PASLa danse contemporaine, c’est comme l’art contemporain, cela demande de s’y habituer… et donc, d’y aller régulièrement.

Ce soir, ce sera « Les applaudissements ne se mangent pas », chorégraphié par Maguy Marin en 2002 et entré cette année au répertoire de l’Opéra de Paris. Pour être tout à fait honnête, sans la proposition d’un billet à mi-tarif, on n’aurait pas eu l’idée d’y aller. Pour 48 €, on est à l’orchestre bien placé.

Le rideau est levé… des rubans façon bayadère descendent du plafond et délimitent l’espace… c’est joliment coloré. Les huit danseurs seront chacun vêtu différemment dans des coloris en harmonie avec le décor.

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Cela commence dans la pénombre… sur la musique de Denis Mariotte que l’on pourrait qualifier de vibratoire… il va falloir s’y habituer car cela dure 1 heure 05… c’est lancinant et finalement très envoûtant… de temps à autre des grondements éraillés rythment la partition et donnent lieu à des tableaux plus violents.

Les danseurs entrent, sortent… défilent, se battent, s’étreignent… avec une précision remarquable.

On lira plus tard que Maguy Marin s’est inspirée des révoltes des peuples latino-américains… quant à la signification de ce titre qui nous enchante : "Les applaudissements ne se mangent pas" ? Cela reste un mystère !

Un spectacle un peu difficile mais sans conteste, interpellant.

Informations pratiques

Opéra Garnier – Place d l’Opéra –  75009 PARIS

 

Utiliser ses SENS à la Philharmonie de Paris

PHILARMONIE1_6Ce soir c’est concert à la Philharmonie, grâce à un abonnement pris à l’automne. Cette fois-ci, on a décidé de démarrer la soirée par un grignotage au restaurant chic du bâtiment.

La signalisation n’est pas au top. On peine un peu à trouver l’ascenseur qui mène au 6° étage.

On est accueilli par une jeune femme souriante qui demande si nous irons ensuite au concert. Elle contrôle nos billets et nous donne un jeton qui nous permettra après le dîner de rejoindre nos places directement.

20160427_191633On pénètre dans la salle de restaurant… on en a immédiatement plein les yeux devant la baie vitrée circulaire qui donne à voir tout Paris… c’est grandiose.

 

Et aussi plein les yeux à l’intérieur… les fauteuils sont surprenants avec leurs feuilles en tissu aux couleurs automnales… ce n’est pas ce que l’on mettrait chez soi mais ils contribuent grandement à adoucir une atmosphère qui aurait été un peu austère avec ses murs gris anthracite… le toucher est rigolo !

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Là encore, on est accueilli par un personnel souriant et qui restera attentif tout du long. On se sent immédiatement bien.

20160427_191841Les planches de charcuteries & fromages et d’antipastis sont copieuses et succulentes. Le Pinot noir choisi les accompagne d’une manière honorable. Le tout est goûteux et avec un très bon rapport qualité prix.

 

La soirée démarre bien.

 

Ensuite, ce sera un merveilleux concert… « Le Stabat Mater » de Dvorak  servi avec brio par l’orchestre de Paris.

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On est placé de côté et l’on peut admirer à loisir la direction du chef Tomas Netopil qui se dépense sans compter.

On vibre aux accents des voix des 160 choristes qui servent avec maestria cette œuvre émouvante. Bravo aux deux chœurs, celui de l’orchestre de Paris et celui des jeunes de ce même orchestre.

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Encore un spectacle magnifique pour un prix modique… 

Vive les scènes nationales subventionnées ou conventionnées !

Informations pratiques

PHILHARMONIE DE PARIS – Cité de la musique – Philharmonie de Paris – 221, avenue Jean-Jaurès – 75019 Paris

Restaurant LE BALCON 

 

Les chevaux d’André Brasilier à l’Opéra Gallery
Jusqu’au 30 avril 2016

ANDRE_BRASILIERAu hasard d’une déambulation dans l’avenue du Faubourg Saint Honoré, on passe devant la très chic « OPERA GALLERY » et l’on a l’œil attiré par un tableau en vitrine. On ose pénétrer dans ce lieu réservé à une clientèle fortunée.

Le peintre exposé s’appelle André Brasilier

Beaucoup de chevaux colorés

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Des bleus

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Des jaunes et des oranges

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L’accueil est charmant.

On apprend qu’André Brasilier est un peintre français né en 1929, que ses sujets de prédilection sont les chevaux, ça on l’avait compris… les saisons, on pouvait le deviner à travers les mises en situation des chevaux…

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et surtout son épouse.

Dans la galerie, quelques sculptures intéressantes

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On en sort plein de chaleur, gaieté, légèreté…

Informations pratiques

Opéra Gallery –  62 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris