Un polar qui célèbre Bordeaux !

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Le titre est explicite « CRIME A BORDEAUX dans un quartier chic ». La photo de la couverture ? La Place de la Bourse de nuit… c’est un peu kitch avec ses volutes surajoutées ! Mais un gros pavé de plus de 600 pages, c’est bien pour une fin de vacances !

Et l’on découvre le commissaire Montaigne, de retour dans sa région natale après une carrière parisienne réussie, propriétaire d’un Château viticole (une thématique qui sera peut-être utilisée dans les opus à venir ?), cultivé et même esthète, humain, bel homme de surcroît … un beau personnage donc.

Lui-même flanqué de deux pittoresques lieutenants : la flamboyante Maïté rousse et un peu délurée et le ch’ti Max, bedonnant et amateur de bière (sacrilège à Bordeaux), fraîchement arrivé.

Une intrigue dont l’essentiel se déroule dans le somptueux hôtel particulier d’une famille de la grande bourgeoisie bordelaise… des personnages haut en couleur… on dirait de l’Agatha Christie et c’est un compliment !

C’est plaisant, distrayant et on lit jusqu’au bout, amusé des rebondissements (quelquefois un peu convenus tout de même).

Mais le vrai plaisir réside dans la lecture des coins et recoins de la ville de Bordeaux que l’auteur fait redécouvrir avec gourmandise… les monuments bien sûr mais aussi les bonnes adresses de bouche : le Bistro Gabriel, le Bistro Régent, Chez Pierre – rue Rodde, Le Grand Café, Le Bar à Vin du CIVB.

On salive à l’énoncé des plats typiques et aux descriptions des vins dégustés au fil des repas des protagonistes.

Alors, bravo François Fuentès de promouvoir la belle ville de Bordeaux en nous proposant ce roman policier.

On attend le suivant !

Informations pratiques

« CRIME A BORDEAUX dans un quartier chic » – François Fuentès – Editions François Fuentès.

 

Passer un excellent moment avec le livre « Le temps d’un autre »

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Devant l’étal de livres proposé à la vente, mon choix se porte souvent sur la littérature policière… ce fût d’abord les policiers anglais, puis les américains et enfin, longtemps les nordiques avec une prédilection affirmée pour le suédois Henning Mankell et l’islandais Arnaldur Indridason dont les livres dégagent une atmosphère si particulière.

Mais depuis quelques temps, une certaine lassitude devant les atmosphères de plus en plus sanguinolentes, les personnages de plus en plus dérangés psychiatriquement… ce « toujours plus » qui finit par devenir rebutant.

Et la semaine dernière, « miracle ! Enfin un policier anglais différent »… « Le temps d’un autre » de Robert Goddard… dans la collection « le Livre de Poche », un inédit….un livre bien écrit, au style alerte, plein de rebondissements suffisamment crédibles qui tiennent en haleine jusqu’à la fin du livre. Ici pas de gore, pas de sang… juste une histoire bien ficelée que l’on a envie de poursuivre tant que l’on n’est pas arrivé à la fin.

LE_TEMPS_D_UN_AUTRE_VERSO

Laissons au journal anglais TIMES le dernier mot : « Un infini plaisir de lecture »… 

Informations pratiques

en vente à la FNAC 

Faire du vide dans sa bibliothèque…

bibliothèquePlus on avance dans la vie et plus nos étagères se remplissent de livres que l’on conserve pieusement pour le cas où on les relirait… un jour.

Et ce jour arrive rarement et même jamais pour la majorité d’entre ces ouvrages qui s’entassent en prenant la poussière.

Les jeter ? Ah non ! Ces livres nous ont accompagnés… ils font partie de nous… alors s’en séparer en les mettant à la poubelle est juste impensable !

Les donner à une bibliothèque ?  A la rigueur… mais voilà, peu d’endroits les acceptent…

Alors, il existe un moyen de leur donner une nouvelle vie… et même de récupérer une contrepartie financière de cette opération.

Voici 2 moyens faciles pour vendre ses livres :

MOMOX pour une vente de masse

FNAC pour vendre des livres à l’unité

Pour MOMOX, il faut un téléphone portable qui servira à scanner les codes barre des livres proposés à la vente à partir d’une application que l’on charge en se connectant une première fois sur Internet à MOMOX 

Si son téléphone est de la marque Apple, on tape sur App Store

Sinon sur Google Play

 

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Et l’on suit les instructions pour charger l’application Momox sur son téléphone jusqu’à obtenir la petite icône 

Ce préalable indispensable effectué, il faut trouver un carton… pour une première fois, un carton de 6 bouteilles de vin est parfait pour accueillir une quinzaine de livres.

carton

Ensuite, on touche l’icône Momox pour l’ouvrir puis  « Commencer dès maintenant »

 

commencer

On prend un livre et on présente son code barre sous la ligne rouge qui s’est affichée sur l’écran du téléphone

scanner

Un prix d’achat est proposé

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Pour accepter l’offre, on touche  « Dans le panier »… le titre du livre rejoint alors le panier virtuel et on le met physiquement le carton

Sinon on touche « Refuser l’offre » et l’on passe à un autre livre

Quand le carton est plein, on touche « Aller en caisse » en haut de l’écran

La partie téléphonique est maintenant terminée.

Ensuite, il reste à aller sur sa messagerie où un message a été envoyé par Momox 

On clique sur l'adresse

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On clique sur le lien pour afficher Préparer la vente

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On imprime le bordereau de livraison et on le met dans le carton de livres

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Et pour terminer, on découpe la partie de l’autocollant de l’étiquette d’affranchissement gratuite à conserver et on scotche l’étiquette sur le carton que l’on a solidement fermé.

affranchissement

On dépose son carton à la Poste… et on attend un mail qui indique que Momox a reçu le carton et a contrôlé son contenu et quelques jours plus tard on reçoit un paiement sur le compte bancaire que l’on a enregistré à l’ouverture du compte chez Momox.

Facile (même si le déroulé est un peu fastidieux à lire) et rémunérateur… 75 € en 2 envois pour des ouvrages qui ne méritaient pas de figurer au Panthéon des livres inoubliables !

Mais quelquefois, Momox n’est pas intéressé par un livre et quelquefois, ce livre a néanmoins une valeur… Alors on se tourne vers le site de la FNAC

Et l’on clique sur REVENDRE

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Puis on clique sur l’icône « METTRE EN VENTE »

On saisit alors « livre » dans « type de produit » et le titre du livre dans « plusieurs mots clés »

 

Une liste de tous les livres contenant ces mots clés s’affiche

Sur la ligne correspondant au livre que l’on met en vente, on clique sur « Vendez le vôtre »

S’affiche alors le prix de l’ouvrage neuf et le prix des ouvrages d’occasion déjà sur le site

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On choisit alors le prix auquel on est prêt à vendre.

Et puis, plus tard on reçoit un message de Fnac Market dans sa messagerie quand un acheteur s’est manifesté.

On a le choix d’accepter ou non la vente.

Si l’on veut vendre, on confectionne un paquet et l’on adresse le livre à la personne qui l’a commandé.

Et l’on demande à la FNAC de déclencher un paiement sur le compte bancaire  que l’on a préalablement renseigné.

Facile ! A ce jour, 60 € pour 4 livres…

 

Allez, faire du vide sur ses étagères, c’est un peu faire du vide dans sa tête… Non ?

Dévorer la biographie de STEVE JOBS de Walter Isaacson

STEVE JOBSUn livre prêté au détour d’un séjour de vacances…  on prend, un peu pour faire plaisir, pas réellement emballé par le sujet.

Et l’on met son nez dedans plus tard… quand on n’a rien de mieux à lire sous la main.

Et… l’on dévore ce gros pavé sans s’arrêter…

Steve Jobs, le créateur d’APPLE, un être fascinant… une intelligence acérée,  « une imagination instinctive imprévisible et par moment fulgurante »…  un visionnaire capable d’anticiper les besoins des masses voire de les susciter, de devancer les désirs… avec un extraordinaire sens de la communication … un leader charismatique qui entraîne ses équipes jusqu’à des limites insoupçonnées… un homme qui a fait avancer le monde de l’informatique et de la communication comme personne

enfant utilisant un IPODLa chronologie de sa vie rythmée par ses inventions…  l’APPLE II, le Macintosh, l’iTunes, l’IPOD, l’IPAD, l’IPHONE, l’iCLOUD… et l’aventure des films PIXAR un peu moins connue, toute aussi fascinante.

jeune femme sous un arbre avec un IPAD

Ce livre, c’est aussi une manière de passer en revue la nôtre, de vie en se remémorant ce que l'on faisait quand ces objets sont apparus…

Mais Steve Jobs, c’est aussi un être odieux, colérique, impatient, blessant, centré sur lui-même… qui avait appris à fixer les gens sans jamais ciller… incapable de se mettre à la place des autres… avec parfois « une vision binaire terrifiante du monde »… maniaque des régimes alimentaires extrémistes… cherchant la zénitude (sans jamais vraiment la trouver) à travers la philosophie bouddhiste…

Osons un profil M.B.T.I. pour cet être hors norme… sûrement le profil INTJ… Introverti, iNtuition, Thinking et Jugement…

Ce livre est très bien documenté, bien écrit …

Il donne envie de lire « Benjamin Franklin » et « Albert Einstein » du même auteur.

Et ce livre n’est jamais complaisant, c’est sa grande force.

Informations pratiques

Vous pouvez le trouver à la FNAC : « Steve Jobs » de Walter Isaacson.

 

Entrer dans « Le Vestibule des causes perdues » de Manon Moreau

une de couverture du livre "le vestibule des causes perdues"Une couverture à dominante rose un peu  tarabiscotée (plutôt orangée sur la photo !), une auteure inconnue, un sujet sur le pèlerinage de Compostelle… pas grand-chose de spontanément attirant… si ce n’est ce titre à la consonance un peu étrange.

Je m’apprête néanmoins à le lire « du bout des yeux » (un peu comme on goûte un mets "du bout des lèvres" juste pour faire plaisir au cuisinier) afin de pouvoir échanger ensuite avec la personne qui me l’a donné.

Et là au bout de cinq pages,  je me suis laissée emporter par ce chassé-croisé de personnages tous un peu cabossés de la vie qui se rencontrent, se suivent, se tournent autour, se rapprochent jusqu’à faire naître une amitié  qui permettra de faire surgir progressivement  les secrets plus ou moins douloureux de chacun. Et ce vestibule devient alors celui des causes pas si perdues que cela !

Tout ceci au milieu d’une nature grandiose sublimée par une langue française poétiquement maniée.

On voudrait que Compostelle soit une destination encore plus lointaine pour cheminer avec eux plus longtemps…. Mara, Robert, Sept Lieux, Henrique, Bruce, Clotilde, le Breton, Arpàd, Flora et les autres.

Et quand on referme le livre, on se dit « et si je faisais moi aussi ce chemin ? »… mais ceci est une autre histoire.

Sûrement, mon livre préféré de l’été.

Informations pratiques

Vous pouvez retrouver ce livre sur le site FNAC

« Le Vestibule des causes perdues » – Manon Moreau – POCKET – 2014

 

« La Bande à Renaud », à la fois nostalgique et très actuelle

POCHETTE CD LA BANDE A RENAUD

Renaud, chanteur aujourd’hui soixantenaire, n’était pas ce qui passait en boucle à la maison. Pas assez lisse ? Trop écorché ? Trop agressif ? Trop gouailleur ?

Pourquoi donc avoir eu envie d’acheter ce CD ?

D’abord pour les artistes très actuels qui chantent Renaud… chacun avec sa voix bien typée qui permet de revisiter chaque chanson en lui donnant une nouvelle couleur.

Et ça marche… les textes sont ainsi mis en valeur et on réalise alors, si besoin était,  que Renaud est un formidable poète, tendre, pudique et  à fleur de peau.

Le parti pris de cet article sera de parler des femmes qui chantent les chansons dédiées à la petite Lola.

D’abord « Mistral Gagnant »… peut-être le tube le plus célèbre de Renaud, le plus repris… très émouvant avec la voix bizarrement éraillée de Cœur de Pirate au bord des larmes… le Mistral gagnant, cette confiserie de jadis, avec sa petite paille en "zan " et sa poudre sucrée, fruitée et légèrement acide qui fleure bon la nostalgie.

Puis la chanson « Il pleut » chantée avec beaucoup de sensibilité par la belle Elodie Frégé… avec son « on s’casse pas à six ans et d’mi, Allez d’accord, t’as gagné, Je te rallume la télé » qui sonne si juste aux oreilles des parents que l’on a été. 

Et la délicieuse « C’est quand qu’on va où » que Carla Bruni interprète avec émotion et une certaine dérision en chantant « Tu dis que si les élections ça changeait vraiment la vie, y’a un bout de temps, mon colon, Qu’voter ça s’rait interdit ! ». Rigolo pour une ex- première dame, non ?

Nolwenn Leroy prête sa voix chaude à « La Ballade nord-irlandaise » qui résonne bretonnant… peut-être la chanson la moins personnelle de l’album mais l’interprète n’est pas fautive. 

Pardon Messieurs de ne pas avoir écrit sur votre interprétation  … Jean-Louis Aubert, Bénabar, Disiz, Raphaël, Nicolas Sirkis, Benjamin Biolay, Hubert-Félix Thiefaine, Renan Luce et Grand Corps Malade… vous m’avez, vous aussi, charmée, chacun dans votre genre.

Et merci à Renaud.

Vous pouvez retrouver ce CD sur le site de la FNAC.

« L’âme du Monde » de Frédéric Lenoir
un livre à offrir ou à s’offrir

AME DU MONDEQue voilà un beau livre à faire connaître autour de soi !

Beau dans sa forme avec les merveilleuses illustrations d’Alexis Chabert aux couleurs chamarrées qui invitent à la rêverie… beau aussi sur  les idées de tolérance et de sagesse universelle qu’il développe.

Il s’agit d’un conte lumineux, prétexte à la confrontation des grands courants de pensées philosophiques et religieux de notre monde en vue de mettre à jour leurs points communs et finalement leur universalité.ILLUSTRATION AME DU MONDE

Sept sages sont appelés par une voix mystérieuse à se rendre dans un monastère perdu dans les montagnes tibétaines pour y retrouver le vieux lama Dorjé et Tenzin, jeune lama de 12 ans réincarnation d’un grand maître spirituel.

Il y a

  • le vieux rabbin Salomon
  • Ansya, la gardienne de troupeaux nomades de Mongolie
  • le père Pedro, moine catholique originaire de Salvador de Bahia
  • Ma Anandra, mystique hindoue
  • Maître Kong, vieux sage chinois
  • le cheik Youssuf, fondateur d’une confrérie musulmane soufie
  • Gabrielle, la philosophe néerlandaise accompagnée de sa fille Natina, jeune adolescente.

ILLUSTRATION AME DU MONDE

Leur mission va leur apparaitre progressivement et va les conduire à tenir des réunions où chacun exposera les préceptes du courant de Pensée qu’il représente. Ceci, afin d’élaborer des règles communes sur des thématiques universelles telles que le bonheur, la réalisation de soi, le sens de l’existence… règles destinées à être transmises au jeune couple, Natina et Tenzin avant l’arrivée imminente d’un cataclysme planétaire.

ILLUSTRATION AME DU MONDE

 

Ce livre, respectueux de tous les courants de Pensée, outre le message de tolérance qu’il véhicule, permet au lecteur d’avancer  dans sa réflexion personnelle.

A lire absolument !

Informations pratiques

"L'âme du Monde" de Frédéric Lenoir

 

« Glacé », un polar français qui ne vous laisse pas de glace !

Grande amatrice de romans policiers, mes auteurs de prédilection sont nordiques avec en tête le suédois Henning Mankell et l’islandais Arnaldur Indriðason. Ils sont aussi anglais avec P.D. James ou américains comme Michael Connelly.

Ces auteurs excellent à évoquer l’atmosphère de leur pays… tant et si bien qu’aller promener ses pas à Malmö en Suède quand on a lu toutes les affaires de Kurt Wallander (héro de Mankell) s’impose telle  une envie pressante.

Mais les polars français ne m’ont que très rarement donné cette part de rêve.

couverture roman policier "GLACE"Mais le plaisir est venu de « Glacé », premier roman policier de Bernard Minier, paru en 2011 et primé à Cognac.

L’histoire se déroule dans une vallée encaissée des Pyrénées. Elle débute par un meurtre spectaculaire mais plutôt saugrenu, celui du cheval de course d’un chef d’entreprise internationale. D’autres meurtres surviennent chez les notables du lieu. Un centre psychiatrique pour meurtriers gravement psychotiques n’est pas loin et donne une note anxiogène. Le commandant Servaz, flic à la quarantaine un peu désabusée, déjà cabossée par la vie est de la même trempe que son aîné, Kurt Wallander. Il est assisté par le capitaine de gendarmerie Ziegler, belle femme assez mystérieuse. On va de péripétie en péripétie sans jamais être lassé par les fausses pistes habilement agencées. Et le dénouement survient sans que l’on n’ait pu le deviner…

Cerise sur le gâteau, c’est très bien écrit.

C’est un livre que l’on ne voudrait pas voir se finir et on ralentit sa lecture vers la fin pour continuer à le savourer pleinement.

Un deuxième roman, intitulé « Le Cercle » vient de paraître et m’attend.

A suivre donc.

« La Ballade de Rikers Island » de Régis Jauffret

couverture livre la ballade de rikers islandUn livre écrit à partir de l’histoire du Sofitel un jour de mai 2011 qui a vraisemblablement modifié le cours de la vie politique française en précipitant le candidat naturel de la gauche dans l’opprobre générale sans espoir de relève.

Mais l’angle choisi par Régis Jauffret n’est pas celui-ci.

Il traite de cette histoire trouble en s’attachant, suivant la chronologie de l’histoire, au couple dont il scrute les états d’âme qu’il leur prête. Le couple n’est pas nommé et chaque personnage est alternativement  précédé d’un « il » et d’un « elle », pronoms (appelés personnels) qui leur donnent assez curieusement un aspect impersonnel. Bonne idée car on oublie  vite le fait divers graveleux pour se plonger dans une dramaturgie intense.

Seule Nafitassou Dialo est nommée mais elle n’apparait réellement que dans les 40 dernières pages. Auparavant,  l’auteur dans la peau d’un journaliste traque son histoire et sa personnalité au long d’un voyage en Afrique où les témoins se dérobent continuellement. On ne saura pas vraiment qui est cette femme.

Le fait divers n’est finalement que le prétexte à cet ouvrage. Ce n'est jamais graveleux ni voyeur.

On a affaire  à de la littérature au vrai sens du terme. La psychologie féminine est traitée avec une réelle finesse en particulier celle de l’épouse. L’écriture est dense voire lyrique, quelquefois un peu asphyxiante. On ne s’ennuie pas… une prouesse pour une histoire ressassée en son temps  jusqu’à l’extrême par les média.

Informations pratiques

La Ballade de Rikers Island, de Régis Jauffret, Seuil

Critique TELERAMA

 

« Une année studieuse » d’Anne Wiazemsky à dévorer…

livre Folio "année studieuse"Ce petit ouvrage vient de paraître en livre de poche chez Folio… une bonne raison, si besoin était, de l’acheter.

Son auteure, la discrète Anne Wiazemsky, a écrit des romans vraiment réussis tels que « Marimé », « Canines », « Sept garçons » ou « Je m’appelle Elisabeth ».

Mais son terrain de prédilection est sa famille ainsi que sa vie personnelle. D’abord ses parents avec « Mon enfant de Berlin » et « Une poignée de gens ».

Enfin et surtout, sa jeunesse à elle avec « Jeune Fille » où elle raconte ses premiers pas dans le cinéma avec Robert Bresson alors qu’elle est adolescente…

Et paru il y a deux ans,  « Une année studieuse » où elle narre sa rencontre avec Jean-Luc Godart en 1967 et l’histoire d’amour qui s’installe entre eux.

On découvre un Jean-Luc Godart quadragénaire amoureux comme un gamin de cette toute jeune fille qui peine à savoir si ses sentiments  à elle sont aussi forts. On croise Daniel Cohn-Bendit, agitateur d’idées subversives à la faculté de Nanterre… les acteurs qui l’entourent dans « La Chinoise » tels que Juliet Bertho et Jean-Pierre Léaud… photo "la chinoise" de Godart

On hume l’air de ce temps d’avant 68 où la liberté féminine n’était pas encore de mise et où il fallait une force de caractère certaine pour s’affirmer.

C’est pudique, authentique, simple et pourtant toujours passionnant. Les sentiments y sont évoqués avec beaucoup de justesse. On plonge dans l’atmosphère de l’époque avec une réelle délectation d’autant plus quand c’est l'atmosphère de sa jeunesse.  

Une réelle qualité d’écriture aussi … l’écriture est peut-être inscrite dans les gênes d’Anne, petite fille de François Mauriac ? Mais cela n’enlève rien à son talent.

On attend avec impatience la suite… 

Informations pratiques

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Une-annee-studieuse

 

Allez à la bibliothèque…

La retraite, c’est du temps retrouvé pour lire… enfin théoriquement… car pour ma part, je lis moins depuis que je n’emprunte plus quotidiennement les transports en commun pour me rendre à mon travail. Ouvrir un livre dans le train ou dans le métro (quand l’affluence le permettait bien sûr), c’était un moyen de s’évader… comme une sorte de sas entre la vie personnelle et la vie professionnelle.

Maintenant, j’ai le droit de lire à tout moment dans mon appartement. Et c’est là que le bât blesse car me donner le droit de lire sans l’excuse du transport est encore un effort pour moi. Alors, je continue à emporter un livre pour lire dans le bus quand je me déplace…

Comment trouver ses lectures ?

Bien sûr, il y a les librairies… ma préférée : « La librairie de Paris » sur la place de Clichy… moins grande que la FNAC Saint Lazare mais très bien agencée et dans laquelle on peut déambuler à son rythme… des conseils de lecture disposés çà et là… un bel endroit.

homme assis souplement au milieu dse rayonnages d'une bibliothèque municipale Mais il faut aussi fréquenter les bibliothèques municipales qui sont remplies de livres en bon étât et dans lesquelles, sous réserve que l’on accepte de lire l’ouvrage en une semaine, on trouve des livres qui viennent de paraître… et c’est gratuit ! Et puis on peut emprunter 5 livres à la fois que l’on ne se sentira pas obligé de terminer s’ils ne nous plaisent pas…

Vous pouvez aussi lire sur place des magazines et des journaux dans une atmosphère studieuse propice à la lecture.

Informations pratiques

http://www.paris.fr/bibliotheques

http://www.librairie-de-paris.fr/