VIANNEY, charme, professionnalisme, il a tout d’un grand !

VIANNEYVIANNEY, qui ne connait pas ce jeune chanteur au look d’un adolescent de bonne famille, ce faiseur de chansons douces-amères, reflet des préoccupations d’un jeune adulte en devenir, ce gratteur de guitare sèche charmant et tellement attendrissant.

Alors, il y a quelques mois, après avoir entendu une interview de Vianney, on avait pris des places pour son concert au Zénith le 22 novembre.

La salle est bondée, on annonce 6 800 spectateurs… de tous âges, des enfants, des jeunes, des moins jeunes. Vianney séduit toutes les générations, semble-t-il.

Après une première partie d’un jeune chanteur toulousain (dont on n'a pas compris le nom) qui aurait mérité une sonorisation  de meilleure qualité, derrière le rideau on distingue une énorme forme qui ronfle… cela dure… un peu trop pour le public qui s’impatiente.

Et arrive en scène, Vianney avec sa guitare. Point d’orchestre, juste ce qu’il appelle sa pédale magique qui décuple les sons qu’il produit. Magie de l’acoustique informatique, on croirait qu’il est accompagné d’un orchestre rock tonitruant.

Il commence par DUMBO (la grosse forme qui ronflait était un éléphant !)

Et l’on assiste médusé à la performance d’un showman expérimenté qui interpelle la salle avec un « ça va Paris », à la longue un peu agaçant mais qui marche bien car la salle lui est complètement acquise. Il saute, virevolte, gratte furieusement sa guitare… on est loin du Vianney aperçu jusque-là dans les médias. Il chante aussi à cappella des débuts de chansons plus douces. Un duo avec MC Solar sur sa chanson « Caroline » mais un duo virtuel car le rappeur apparait sur un film mais la prestation est parfaitement en place. Côté rap, ce n’est pas terminé car arrivent ensuite les frères toulousains Bigflo et Oli avec lesquels il interprète leur succès « Dommage ». Toute la salle chante… intéressant de faire découvrir ainsi la culture rap aux cheveux blancs de l’assistance !

On comprend assez vite que l’on n’entendra pas le Vianney intimiste mais la taille de la salle ne favorise pas ce type de spectacle.

Heureusement, lors des rappels, on retrouve le Vianney auquel on est plus habitué.

Le show se termine par ce que le chanteur qualifie de « ma chanson préférée »… sa chanson intitulée « Le Galopin » qui exhale une tendresse et une philosophie de vie rafraîchissante avec sa petite phrase qui revient ne leitmotive « et se dire qu’on est bien, c’est mieux ».

Cliquer sur LE GALOPIN pour l’écouter, votre journée en sera illuminée !

 

Des concerts au Collège des Bernardins à découvrir en novembre 2017

BERNARDINSQuand on aime un artiste, on est à l’affût de toutes les manifestations qui se déroulent à Paris. Le compositeur américain, Philip Glass, on l’avait découvert avec le prodigieux opéra « Einstein on the Beach » composé en 1974. Puis on avait entendu plusieurs fois  aux Folles journées de Nantes Bruce Brubaker, l’interprète américain spécialiste de ses partitions de piano

Mais ses œuvres  pour quatuor à cordes nous étaient  inconnues.

Alors, aujourd’hui, on va au Collège des Bernardins pour en entendre une dans le cadre de deux weekends consacrés à la juxtaposition improbable de quatuors de deux compositeurs  aussi éloignés pour des profanes que Philip Glass… et Franz Schubert ! Si ce n’est qu’ils sont nés tous deux le 31 janvier (comme l’auteure de ce blog !).

GLASS SCHUBERT

On pénètre dans la Nef du bâtiment magnifiquement restauré mais ce dimanche, ce n’est pas dans ce lieu que le concert est donné. On dédaigne l’ascenseur pour grimper  les deux  étages qui mènent à  l’auditorium.

collège_des_bernardins

La salle bleue pétrole est splendide, les fauteuils sont très confortables.

Une estrade est disposée devant la rosace, seul rappel  de la sacralité initiale du lieu.

Quelques mots de l’organisatrice puis une explication concernant le pourquoi de Philip Glass. On comprend que l’auditoire est majoritairement là pour entendre du Schubert, il est donc nécessaire d’expliquer mais on ne retiendra pas grand-chose.

Quatuor Bernardins

C’est le Quatuor Manfred à qui est confiée l’interprétation de Schubert. Un rappel  concernant le foisonnement de son œuvre malgré la brièveté de sa vie (Schubert mourra à 31 ans)  et le peu de reconnaissance du génie du compositeur de son vivant.

La première partie est pour Schubert… d’abord, le quatuor à cordes N° 3 D36 en si bémol majeur… on s’ennuie un peu. Heureusement le quatuor à cordes N° 12D.703 en ut mineur « Quartettsatz » rattrape cette impression… bien plus intéressant, dommage il n’y a qu’un mouvement, il n’a pas été terminé !

Après l’entracte, c’est le Quatuor Varèse qui prend le relais pour le Philip Glass…  quatre artistes beaucoup plus jeunes. Et là, on est transporté… ce n’est semble-t-il pas le cas du monsieur derrière qui soupire et bouge beaucoup.

Et le quatuor Manfred clôture ce concert avec le quatuor à cordes N°8 D.112 en si bémol majeur.

On meurt de faim, il est 14h30. On se met en quête d’un restaurant, ce qui sera un peu difficile car on est dimanche.

On a complété avec bonheur notre connaissance du compositeur Philip Glass. Objectif rempli !

Informations pratiques

Réserver pour 4 concerts entre les 24 et 26 novembre 2017 en cliquant sur COLLEGE DES BERNARDINS ou en se rendant sur place pour entendre d’excellents interprètes de Schubert et … pour découvrir Philip Glass pour le modeste prix de 20 €

« Gabriële » ou Madame Francis Picabia, une femme brillante…dans l’ombre

GABRIELETrois prénoms de femme en une de couverture, mais juste deux visages de jeunes femmes d’aujourd’hui… la quatrième de couverture évoque le destin d’une personnalité atypique, féministe avant l’heure,  qui a côtoyé beaucoup de grands noms au début du XX° siècle.

Ce livre retrace les années où Grabriële Buffet a rencontré et vécu avec celui qui sera son mari, Francis Picabia, peintre, dessinateur et écrivain français (malgré son nom aux consonances cubaines) proche du mouvement dada, cubiste et surréaliste.

Le couple  est le grand ami de Marcel Duchamp qui n'en est  qu'à ses débuts de « ready-made »… une sorte de trio à la Jules et Jim, un peu ambigu mais dans les limites de la décence. Et Guillaume Apollinaire se joindra par la suite à ce trio.

La colonne vertébrale du livre c’est cette Gabriële Buffet qui aurait pu devenir un grand compositeur après des études de musique en Allemagne menées en rupture avec sa famille. Elle promettait, Gabriële mais son destin met sur sa route Francis Picabia, jeune homme fantasque devant lequel elle va choisir de s’effacer pour soutenir à bout de bras sa carrière artistique jusqu’à se lasser de ses excès et d’une pathologie psychiatrique qui se révèle peu à peu.

Elle fera cela jusqu’à un jusqu’au-boutiste douloureux… pour elle, peut-être quoique cette ombre choisie librement semble lui donner un sentiment de puissance… mais infiniment douloureux pour ses quatre enfants laissés à la garde de gouvernantes.

Et l’on découvre peu à peu que les auteures, Anne et Claire Berest, sont ses arrière-petites-filles qui descendent du quatrième enfant, Vicente qui s’est suicidé à l’âge de vingt-sept ans et qui n’a pas élevé sa fille, Lélia, leur mère. Cette dernière ne parlait jamais de sa famille paternelle si bien qu’Anne et Claire n’ont découvert l’existence de cette descendance que fortuitement et à l’âge adulte.
La dernière phrase du livre « Pour notre mère Lélia, nous avons essayé d’éclairer la nuit » sonne comme une douleur familiale enfin soulagée.

Passionnant, à lire !

Informations pratiques

« Gabriële » – Anne et Claire Berest – 2017 – Stock 

« Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en a qu’une »

Ta-deuxieme-vie-commence-quand-tu-comprends-que-tu-n-en-as-qu-uneDeux heures de voyage en TGV, c’est généralement l’occasion de tuer le temps en faisant le tour des nouveautés du rayon livres du Relais H de la gare.

Le regard attiré par une couverture verdâtre… assez moche, assez ringarde… et un titre écrit en lettres capitales dans un rose fuchsia très girly… mais ce titre accroche le regard car il sonne comme une promesse de mieux-être.

Le livre acheté, on se plonge dedans sans attendre.
C’est l’histoire d’une jeune quadra qui a tout pour être heureuse mais qu’une morosité et une lassitude chroniques  ont envahi. Cette sympathique jeune femme rencontre fortuitement un monsieur qui diagnostique chez elle « une routinite aigüe » et qui s’offre à la coacher.

Le coaching sera assez décoiffant… même s’il est le prétexte pour l’auteure, Raphaëlle Giordano, à évoquer toute une panoplie d’outils de développement personnel  déjà bien répertoriés.

Des outils connus, certes mais ceux-ci sont présentés dans des situations suffisamment originales pour rendre  la lecture de ce petit livre tout à fait euphorisante.

Et l’on referme ce roman avec le sourire, heureux de cette happy end.

A recommander pour conserver  à la portée de main quelques petites recettes pour combattre la déprime qui menacerait de s’installer en ces jours pluvieux.

Informations pratiques

Pour acheter à la FNAC ce livre neuf ou d'occasion cliquer sur "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une" 

Les bons plans pour la rentrée pour de bonnes résolutions

Septembre revient déjà et avec lui cette liste que beaucoup s’appliquent à réaliser pour redémarrer d’un bon pied cette nouvelle année scolaire.

IMG_4883Car même pour une retraitée, l’année scolaire s’impose si l’on a des petits enfants.

Alors on commence par repérer les dates des vacances scolaires que l’on note consciencieusement dans son agenda pour le cas où la garde de ces chers petits serait demandée par des parents débordés. On peut aussi repérer les activités qui pourraient leur être proposées… en cliquant sur THEATRE ON LINE jeune public

Ça c’est pour la rubrique « Je m’occupe de mes petits enfants » !

Pour les rubriques « Je me cultive » et « je me distrais », pour un peu on ne saurait pas où donner de la tête tant les propositions des grandes institutions artistiques se bousculent en ce début d’année. Prendre un abonnement est souvent déjà trop tard. Un bon plan pour aller à l’Opéra ? La bourse d’échange de billets officielle qui permet à des particuliers de revendre des billets en toute sécurité. On clique sur BOURSE OPERA  … On vient de trouver  2 billets à 95 € chacun (au lieu de 145 €) pour « La Veuve Joyeuse » de Franz Lehar.OPERA_GARNIER

Se souvenir  aussi des musées nationaux gratuits le 1° dimanche du mois et bien sûr de la visite des nombreuses galeries d’art et des maisons de vente telles qu’Artcurial ou Sotheby’s toujours gratuite.

PANTONIOMais aussi s'initier à l'art urbain en se promenant dans la capitale. Le XIII° arrondissement est un lieu parfait pour déambuler les yeux levés… voir et revoir la fesque immense de Pantonio.

Et quand on se sent plus aguerri, on peut aussi aller faire un tour pour voir un street-artiste peindre sur un mur au 107 rue Oberkampf dans le cadre de l'association LE MUR deux samedis par mois.

 

Dans la rubrique « Je lis, j’écoute », c’est le grand moment de la rentrée littéraire. Repérer dans la presse les livres que l’on a envie de lire et se précipiter dans les bibliothèques parisiennes, généralement bien fournies,  pour réserver ceux que l’on veut lire sans les acheter.

PhotoboxDans la rubrique « Je voyage », on peut se remémorer ses vacances passées en classant ses photos ou mieux en faisant un album de photos papier avec l’aide de PHOTOBOX.

Et bien évidemment, on peut commencer à envisager de prochaines vacances… Même un weekend pas loin de Paris peut faire l’affaire. Le site VOYAGE PRIVE permet de rêver et quelquefois de partir. 

La rubrique « je cuisine » peut inciter à faire un tour dans son classeur de recettes personnelles pour les redécouvrir mais aussi pour supprimer tout ce qui est inutile… surtout lorsqu’on réalise que l’on clique le plus souvent sur MARMITON quand on veut faire un plat non habituel POELEE BASQUAISE

 

Et la plus importante, « Je prends soin de moi » car s’entretenir, c’est se faire du bien mais aussi être plus en forme et mieux dans sa peau pour le bien de son entourage.

Alors, c’est l’heure des bonnes résolutions sportives…

MARCHER même dans les rues de Paris en s’encourageant avec un compteur de pas (par exemple une montre FIT BIT  ou une application sur votre téléphone)

NAGER dans une piscine municipale… relire ALLEZ A LA PISCINE… 

40033679 - yoga poses. vector illustration setFAIRE DU YOGA… cette activité complète qui allie respiration, méditation et exercice physique… relire pour se motiver YOGA  

Mais prendre soin de soi, c’est aussi se faire du bien et reprendre le chemin de l’ECOLE DES SPAS ET DES INSTITUTS avec une adresse proche de Beaubourg et l’autre proche de l’Etoile ou bien aller régulièrement chez le chiroprateur pour maintenir sa santé… par exemple en cliquant sur LA CHIROPRATIQUE

Une dernière petite résolution ?

Améliorer son cadre de vie… débarrasser ses placards de ce qui est inutile en s’inspirant de la méthode KONMARI en relisant ET SI L’ON SE DECIDAIT A RANGER  ou mieux, le livre  « La Magie du rangement » de Marie Kondo… changer ses rideaux, déplacer les meubles… se faire ainsi un nouveau cadre de vie.

Et pour les plus entreprenants, se lancer dans un projet plus ambitieux et de longue haleine qui donne un sens à sa vie de retraité : officier dans une association caritative, artistique ou autre, écrire un livre, publier un blog …

Alors bonne rentrée à tous avec plein de bonnes résolutions !

Que faire des livres que l’on ne souhaite pas garder ?

IMG_0342Toute une vie à acheter des livres, d’abord à les lire puis ensuite à les déposer dans une bibliothèque, guidé par deux raisons qui s’avèrent in fine de mauvaises raisons.

Il y a d’abord, « ce livre, je le relirai un jour ou bien je le proposerai à lire à mes amis ou à mes petits-enfants ». Et si l’on fait le compte des livres prêtés, le pourcentage est infime.

La deuxième mauvaise raison est que l’on ne jette pas les livres. Dans l’absolu, pourquoi pas ? Mais pourquoi ne pas en faire profiter d’autres.

Et là, deux solutions s’offrent à nous.

La revente en ligne via deux organismes sérieux.

Le premier c’est le site de la FNAC sur lequel on peut proposer ses livres, un par un en indiquant le prix de vente souhaité. Si un livre intéresse un internaute, il paye sur le site de la FNAC et un mail vous est envoyé. Il vous appartient alors de faire le paquet et de le lui envoyer. Attention de bien calculer son prix car la TVA vous est débitée par la FNAC avant de vous reverser le montant de la vente.

Le deuxième, c’est MOMOX, une société allemande. On charge l’application sur son téléphone portable. On s’inscrit sur le site en mentionnant  les coordonnées bancaires du compte sur lequel on veut être payé. Puis, on scanne les codes barre avce son téléphone portable. Si le prix de reprise proposé intéresse, on met le livre dans un carton. Quand le carton est plein, on le ferme. On imprime l’étiquette d’envoi et on dépose son carton dans le relais colis indiqué. Et l’on est payé quelques jours plus tard, une fois le contenu du carton validé. Pour avoir un mode d'emploi plus détaillé, cliquez sur MOMOX.

Mais il reste des livres qui ne trouvent pas preneur. Et là, on fait appel à RECYCLIVRE

Là, c’est simple. Il suffit d’indiquer sur le site le lieu où l'on réside. Si c’est dans une grande ville, des ramassages collectifs sont organisés. Si l’on habite ailleurs, il suffit de déposer ses colis dans un relais colis agréé par l'organisme proche de chez soi après avoir collé sur le carton le bordereau d’expédition. Et là aussi le port est payé par l’organisme.

Et ainsi, on a fait de la place chez soi sans mauvaise conscience !

Informations pratiques

Revendre ses livres

 

Lire « Théa » de Mazarine Pingeot

THEAMazarine Pingeot, on a lu les livres écrits par elle sur sa vie d’enfant caché avec empathie pour les souffrances générées par cette situation  hors norme.

Aujourd’hui on s’attaque à un roman récemment publié intitulé « Théa ».

Théa, en réalité c’est Josèphe, jeune étudiante à la Sorbonne au début des années 1980… petit clin d’œil à son père dont l’élection est citée… mais là n’est pas le sujet.

Josèphe est la fille d’anciens colons algériens. Son prénom, elle  le doit à son petit frère Joseph, mort avant elle… atmosphère morne et lourde dans un pavillon de banlieue parisienne

Théa  rencontre et tombe amoureuse d’Antoine, en réalité Augustin, jeune réfugié argentin sombre, secret, sauvage… la relation s’installe cahin-caha… des questions posées sur la situation en Argentine, peu de réponses…

La rencontre avec les parents de Josèphe met à jour un lien inattendu  entre l’Algérie et l’Argentine, peu propice à apaiser  les tensions… et  fait apparaître le lourd secret porté par le père.


Le sujet de ce roman, c’est le secret avec un grand S qui empoisonne les relations avec ses proches tant qu’il n’est pas levé… à la fin du livre, tous les secrets seront livrés… l’un améliorera la situation, l’autre conduira à la rupture…

On a beaucoup aimé ce livre !

Informations pratiques

« Théa » de Mazarine Pingeot à la FNAC

Se plonger dans « Etre ici est une splendeur » de Marie Darrieussecq

img_4844Envie de faire partager le plaisir ressenti  à la lecture de  ce petit  livre après avoir vu, au printemps dernier, l’exposition au Musée d’Art Moderne sur la peintre Paula Modersohn-Becker.

L’artiste était inconnue de nous, l’œuvre semblait très figurative à travers une affiche pas vraiment engageante… pas très emballant de prime abord. Mais on aime bien aller au Musée d’Art Moderne d’autant plus que les salles du sous-sol présentent des œuvres souvent renouvelées extraites du   stock des collections permanentes.

Et on avait été très vite subjugué par ces visages d’enfants aux regards intenses, ses autoportraits assez peu flatteurs…  des sujets traditionnels et pourtant empreints d’une modernité singulière.

 

paula-becker

 

Et au gré des salles, on avait découvert à travers des extraits de lettres une jeune femme allemande née en 1876 et morte à l’âge de 31 ans déterminée, vivante, moderne, désireuse de vivre pleinement sa vie d’artiste… n’hésitant pas à quitter mari et famille pour faire des séjours à Paris pour suivre des cours de peinture tout en courant les galeries, les musées, les autres peintres…  une artiste avec « une faim d’art » jamais rassasiée. Amie du poète Rainer Maria Rilke avec qui elle échange de nombreux courriers… Jeune femme au destin éphémère interrompu brutalement à l’âge de 31 ans, dix-huit jours après avoir mis au monde une petite fille… et considérée aujourd’hui comme un précurseur de l’expressionisme allemand.

Et le documentaire projeté en fin d’exposition n’avait fait que confirmer l’envoutement ressenti… grâce en particulier au long interview de Marie Darrieussecq, auteur de ce petit livre sur Paula, visiblement elle aussi subjuguée par cette jeune femme maîtresse de son destin à une époque où cela n’était pas si courant.

Ce livre est construit comme une recherche chronologique sur qui était Paula Modersohn-Becker à travers les lieux qu’elle a fréquentés et les écrits qu'elle a laissés… et affleure au fil des pages une émotion grandissante pour cette femme à la vie si remplie et si courte à la fois que Marie Darieussecq fait si bien partager

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Pour le plaisir, la 4° de couverture :

« Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c’est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n’aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue ua soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant… elle a existé en vrai, de 1876 à 1907 »

A lire, vraiment !

Informations pratiques

Lire un article plus complet en cliquant sur TELERAMA

Commander le livre en cliquant sur FNAC

 

Savourer le « Journal d’un homme heureux » de Philippe Delerm

journal_dun_homme_heureuxQue voilà un livre rafraichissant dans une période si troublée… entre attentats, révélations politiques déstabilisantes, guerre contre Daesh, gaspillages à tous les niveaux… difficile même de faire une liste exhaustive de tout ce qui entretient la sinistrose.

Et là, un petit livre, écrit en 1988 par un Philippe Delerm, trentenaire à cette époque… un livre qui se savoure mot à mot avec des adjectifs choisis au plus près afin de susciter chez le lecteur l’évocation d’un instant béni… une capacité à faire « sentir, toucher et sourire de connivence » selon les mots même de l’auteur désireux de s’expliquer sur sa manière d’écrire.

On pense alors à la Madeleine de Proust même si l’écriture n’est pas aussi foisonnante (et c’est tant mieux) car ici les phrases sont courtes et n’en résonnent que mieux.

A une époque, où l’on ne sait plus bien prendre le temps de s’arrêter juste pour savourer l’instant présent, ce livre mérite d’être lu et relu.

Une bien belle leçon de vie !

Informations pratiques

Acheter le livre à la FNAC

 

On a tenté l’expérience « Music by the Glass » proposée par SINFONIETTA

SINFONIETTACe soir, c’est concert à l’Institut Finlandais

Ce concert est organisé par l’association Sinfonietta  Paris qui cherche à mettre en lumière des « musiciens internationaux à l’aube d’une carrière exceptionnelle »

L'Institut Finalandais, jolie galerie-boutique, rue des Ecoles… objets design en bois clair, bien sûr… atmosphère nordique plutôt classe.

INSTITUT FINLANDAIS

 

On vient pour entendre le Trio Karénine que l’on suit depuis plusieurs années.

 

TRIO KARENINE 2

Grande belle salle vitrée au fond de la boutique avec au fond un buffet couvert de verres de vin et d’assiettes de charcuteries variées et de fromages. Mais il faudra attendre la deuxième partie de la soirée.

INSTITUT FINLANDAIS CAFE

D’abord, c’est MUSIQUE… les TRIO N° 2  et N°3 de Schumann exécutés avec le brio qui caractérise ces trois jeunes exécutants du trio KARENINE… on est, comme chaque fois, sous le charme de la virtuosité et de la joie de jouer que dégagent ces trois artistes. Et en rappel, un extrait du Trio Opus 100 de Schubert, bien connu depuis Barry Lindon

A la fin, on achète le disque qui vient de paraître.

On est enchanté…

Et puis, en deux temps trois mouvements, les chaises sont enlevées et l’on se dirige vers le buffet. Tapas de qualité, bon vin du Tarn… on aurait aimé avoir la carte du viticulteur, le marketing est à revoir… Et l'on peut discuter avec les musiciens qui se mêlent au public.

Le tout pour 25 €…

On aime le concept… on reviendra.

Informations pratiques

Association Sinfonietta Paris 

 

Et si l’on se décidait à ranger ?

VERSO_LIVREUn livre trône depuis plusieurs mois sur les étalages des librairies avec une accroche alléchante tant avec son nom « LA MAGIE DU RANGEMENT » qu’avec un nombre imposant  de lecteurs dans le monde.

Alors on prend en se disant qu’une méthode de rangement ne peut qu’être utile dans un appartement  qui regorge d’objets qui peinent souvent à trouver une place.

La méthode consiste avant tout à se débarrasser des choses inutiles…

D’abord, classer les objets par catégories… les vêtements, les livres, les papiers, les photos, les objets culinaires… puis par sous-catégories… les hauts, les bas pour les vêtements…

Pour  chaque catégorie d’objets, les récupérer dans tous les coins de la maison puis les étaler tous par terre pour avoir une idée du volume, les prendre un par un et se poser la question essentielle dans la méthode : « est-ce que cet objet me met en joie ?»… pas « est-ce qu’il est en bon état ? », ni « est-ce qu’il pourrait m’être ou même, être utile tout court ?… non, juste cette question sur la joie (un peu saugrenue quelquefois devant une casserole !).

Bien sûr, il faut se débarrasser de ce qui n’est plus réparable, de ce qui est passé de mode, de ce qu’on lira peut-être un jour, de ce que l’on n’a pas porté depuis 1 an … c’est le plus facile…  quoique « ce qui n’a pas été porté depuis plus d’un an » est assez difficile quand il s’agit de jolis vêtements, entendez des vêtements d’un certain prix.

D’accord, il ne s’agit pas forcément de jeter… on peut donner, vendre

Bon, une fois que l’on s’est débarrassé des choses inutiles (ce qui doit aboutir à plusieurs gros sacs), il faut organiser l’espace… afin d’installer  chaque catégorie au même endroit à un endroit facile d’accès… ce qui sera plus facile pour ranger par la suite.

Beaucoup de conseils sur la manière de plier les  vêtements…  

Des évidences comme « suspendre les  vêtements par catégorie »PENDERIE_CHEMISES

Du moins évident comme « Ne pas empiler les vêtements mais les ranger debout » quand on a des étagères…  mais ça marche avec un tiroir

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Un conseil plus pertinent « Plier ses collants et ses chaussettes et les  ranger debout dans le tiroir… pas de tire-bouchons »…

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Du contestable comme « jeter ses bulletins de salaire » (souvent nécessaires au moment de sa prise de retraite) ou « ses extraits de comptes bancaires » (bien utiles pour justifier du prix d’objets en cas de cambriolage)… mais peut-être qu’au Japon, c’est différent !

RECTO_LIVRECar l’auteure, Marie Kondo, est japonaise…. Elle a intitulé sa méthode de son nom : la méthode KONMARI… sans autre commentaire !

Elle assure que ranger transforme l’existence. Ranger, un moyen de faire le point sur ce que nous aimons vraiment… elle dit que cela permet de gagner en confiance…

Bien sûr, après avoir effectué ce « grand rangement de printemps », il faudra s’astreindre à ranger continuellement …

Bon, rien de bien révolutionnaire… si ce n’est cette notion de « JOIE » qui préside au rangement… la joie,  concept en vogue (lire sur ce thème « La puissance de la joie », beau livre  de Frédéric Lenoir qui élève l’esprit)

Il donne néanmoins envie d’explorer son environnement de vie pour voir ce qui peut être amélioré.

Quant au style du livre, ne pas attendre de la littérature…  c’est très répétitif, très délayé, très détaillé voire très fouillis (étonnant pour un livre sur le rangement)… la 2° partie se révèle plus savoureuse sur le chapitre du rangement des éléments divers…

Informations pratiques

LA MAGIE DU RANGEMENT » – FIRST Editions – Marie Kondo

« Calme et attentive comme une grenouille » de Eline Stel

PAGE GARDE CALME ET ATTENTIVEDécouverte de ce petit livre dans un wagon de métro… avec en sous-titre « la méditation pour les enfants… avec leurs parents ».

L’auteur, Eline Snel, est une thérapeute hollandaise… On ne la connait pas… mais la page de garde indique une préface de Christophe André … voilà un gage de sérieux.

Alors on le commande … on lit ce petit livre avec plaisir… c’est une bonne vulgarisation des techniques de méditation en pleine conscience destiné aux enfants et à leurs parents… et on se dit qu’on pourrait les essayer à un moment où l’on est à court de distractions pour ces chères petites pendant le temps des vacances.

Et voilà qu’arrive une après-midi pluvieuse où l’on ne sait plus quoi proposer pour occuper 4 petites filles âgées de 4 ans, 6 ans, 9 ans et 10 ans.

On se lance… et on dit avec une voix assurée (en réalité faussement assurée) : « Allez, maintenant, on va faire une activité de grand… on va méditer »… Et devant l’air dubitatif des plus grandes et l’air pas vraiment intéressé de la plus jeune, on se croit obliger d’ajouter « vous allez voir, c’est marrant ! Et puis ça fait du bien ».

On s’installe tant bien que mal dans une chambre… les filles sur le grand lit… moi sur une chaise.

Le CD démarre… une petite voix s’élève… plutôt douce qui raconte que la grenouille est le modèle à prendre pour s’apaiser quand on est énervé.

Très vite, le silence se fait dans la pièce… les paupières se ferment, une respiration calme s’installe… tout le monde s’applique à faire comme la grenouille.

Les exercices sont assez courts : de 5 à 10 mn… certains s’adressent à des enfants dès l’âge de 3 ans, d’autres à des enfants plus âgés.

L’exercice du spaghetti  rencontre un vrai succès… il consiste à contracter puis à détendre… d’abord le visage, puis le bras, puis le ventre, puis les jambes… les contractions génèrent des fous rires… la détente est ensuite réellement ressentie… on indique que c’est facile à faire tout seul quand on est bien énervé…

On arrête au bout d’une vingtaine de minutes… pas si mal, pour une « presque 4 ans », plutôt excitée de nature.

Tout le monde est très content, plus calme, plus concentré.

On se promet de recommencer… et on le refera plusieurs fois par la suite.

DOS CALME ET ATTENTIVE

Excellent petit manuel pour méditer avec enfants ou même sans enfant à ses côtés !

Informations pratiques

« Calme et Attentive comme une grenouille » – Eline Stel – LES ARENES

Un bel après-midi à la PHILARMONIE 1 – 2° Partie

PHILARMONIE_INT_3La tête pleine des couleurs de Chagall, on prend l’escalator pour monter à l’étage de la Philarmonie.

Une fois installé, on admire une fois encore cette grande salle à l’architecture si particulière.

PHILARMONIE_INT_4 PHILARMONIE_INT_1 PHILARMONIE_INT_2

MAX RICHTEROn lit le programme… en particulier, les explications sur ce qui a poussé Max Richter, compositeur germano-anglais, à recomposer les « Quatre saisons » de Vivaldi… il est parlé « d’exaspération, voire de colère » à l’écoute de cette œuvre maintes fois utilisée comme jingle d’attente téléphonique jusqu’à « vous donner la nausée ».

Les musiciens s’installent… au nombre de 23 (dont Max Richter au clavier)… essentiellement des cordes…

Défilent alors tous les mouvements de l’œuvre de Vivaldi… souvent reconnaissables dans les premières notes puis qui « déraillent » vers autre-chose. Un peu décontenancé, on rentre progressivement dans cet univers jusqu’au formidable mouvement 3 de « l’Eté » qui sera bissé en final pour notre grand plaisir.

Mari Samuelsen, sorte de naïade nordique à la lourde tresse blonde, joue sa partition de violon solo avec brio… Max Richter tapote sur son clavier en distribuant moult sourires aux jeunes musiciens anglais… tout le monde a l’air de bien s’amuser… et les spectateurs sont conquis.

Pour se faire une idée, on peut écouter cette composition en cliquant sur Les Quatre Saisons Recomposed.

La deuxième partie se déroulera en plus petit comité : 2 violoncelles, 2 violons, 1 alto… une récitante et Max Richter alternativement au piano et aux claviers… et un ordinateur qui déraillera en cours de concert et privera de deux mouvements de l’œuvre « The blue Notebooks ».

Beaucoup de similitudes avec la musique répétitive de Philip Glass… ainsi qu’avec l’introduction d’une voix comme instrument à part entière.

Pour entendre ou ré-entendre, on peut cliquer sur The Blue Notebooks

Belle découverte que ce Max Richter… on a passé un excellent moment pour pas très cher !

Informations pratiques

10 € pour un billet (plus de 65 ans) acheté à la dernière minute 

23 € pour un billet dans le cadre d'un abonnement à 3 concerts

S’évader sans effort avec « Opération Napoléon », un polar d’Arnaldur Indridason

OPERATION_NAPOLEONUn nouveau livre de cet écrivain islandais, détenteur de nombreux prix littéraires, on s’en délecte à l’avance.

Cette fois-ci, le sujet ne tourne pas autour de l’enquêteur Erlendur, tourmenté par la perte de son jeune frère, jadis dans une tempête de neige, et par les soucis que lui procure sa fille toxicomane. Tant mieux car « Les nuits de Reykjavik » paru en 2015 donnait une légère impression d’essoufflement.

L’histoire ? Celle d’un avion américain, en provenance de l’Allemagne nazie, englouti dans le glacier Vatnajokull à la toute fin de la guerre. Une carcasse d’avion que les services secrets américains n’ont de cesse de retrouver, depuis lors et en secret, afin que n’apparaisse pas sur la scène médiatique une décision historique dérangeante pour leur pays.

CARTE_ISLANDE

Mais c’est sans compter sur  deux jeunes randonneurs  islandais qui surprennent l’expédition en cours. L’un d’eux a le temps avant de disparaître de contacter sa sœur Kristin, jeune islandaise sans histoire qui n’aura de cesse de retrouver son frère.MONTAGNE_ISLANDE

S’enchaînent des chapitres trépidants où alternent les protagonistes portés par leur quête antagoniste.

Les Américains sont les méchants… et même très méchants. L’héroïne islandaise est attachante et on est content qu’elle gagne même si elle laisse des plumes dans cette aventure.

L’explication historique n’est que suggérée et semble un peu tirée par les cheveux mais ce n’est pas vraiment important.

D’accord, ce livre n’a la force ni de  « La Cité des Jarres », ni de « La Femme en vert » mais on ne s’ennuie pas un instant.

CHUTE_ISLANDE

 

Et il y a l’Islande… son charme mystérieux… ses paysages sauvages et désertiques… sa nature rebelle… qu’on ne peut oublier quand on a eu la chance de les découvrir en vrai.

Informations pratiques

« Opération Napoléon » – Arnaldur Indridason – Métaillé NOIR

 

Connaissez-vous MIMI THORISSON ?

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Nous, on la connait en vrai… elle habite dans le Médoc  le village voisin du notre . Et on a l’occasion de la voir entourée de sa jolie petite famille de temps à autre dans les ruelles, suitée de ses petits chiens.

Que dire pour la présenter à ceux qui ne la connaissent pas ? Mimi Thorisson ? Une jolie jeune femme mi-chinoise, mi-française , mariée à Oddur, photographe islandais, qui se sont installés  dans le Médoc un peu par hasard.

Amoureuse de la cuisine, elle a démarré un blog « MANGER » en anglais dans lequel elle raconte sa découverte et son installation dans la région en émaillant ses propos de recettes de cuisine… le tout photographié avec grâce par son mari. Ce blog est consulté par de nombreux afficionados en France et à l'étranger.

MIMI_THORISSON

Canal + a produit ensuite des émissions de cuisine sur sa chaîne Cuisine + où l'on voyait Mimi cuisiner dans sa maison.

Puis le  blog est devenu un livre, d’abord vendu aux Etats Unis où il a rencontré beaucoup de succès. Ce qui a entraîné la création d’une offre de cours de cuisine dans la maison familiale  à Saint-Yzans où se presse une clientèle internationale désireuse d’apprendre à cuisiner à la française.

Très beau livre que ce « A LA TABLE DE MIMI »… d’abord pour les photos sophistiquées et pourtant si naturelles… elles donnent à voir ce qui semble une existence de rêve !

Mais c’est aussi un livre avec un très joli texte où Mimi se raconte avec simplicité et que l’on lit avec plaisir et intérêt.

 Et en prime, on a des recettes de cuisine savoureuses pas trop difficiles à réaliser.

GAMBAS RECETTE_GAMBAS

 

Un livre à se faire offrir à Noël et à savourer dans tous les sens du terme !

Informations pratiques

Mimi Thorisson – 33340 ST YZANS MEDOC