« L’Apparition », un film à voir

L'apparition, AfficheSur un plateau de télévision, Vincent Lindon, le visage ravagé de tics, la parole hésitante, le regard interrogatif même devant une question qui lui est posée, venu faire la promotion de son dernier film à son corps défendant, curieusement, c’est toujours vendeur.

Et la promotion pour son film, « L’Apparition », cette fois encore, a été suffisamment intrigante pour donner envie de fréquenter les salles obscures.

L’histoire est celle de Jacques Mayano, un reporter fracassé par les horreurs de la guerre dans le Moyen Orient et par la mort violente de son ami, photographe, avec lequel il effectuait ses reportages. Jacques, à qui le Vatican demande d’enquêter sur les supposées apparitions de la vierge dans le Sud de la France à une jeune novice, Anna. Un Jacques a priori très loin de toutes questions religieuses.

Et tout au long de l'intrigue, on est incité à mettre nos pas dans ceux de Jacques, tour à tour sceptique, intrigué, ému par cette jeune fille au visage d’ange habité par la grâce avec laquelle il noue peu à peu une relation de confiance. Et puis, son esprit cartésien va reprendre le dessus avec la recherche d’explications plus rationnelles avec un suspense maintenu jusqu’aux dernières minutes.

Dans cette histoire, chacun a besoin de l’autre, Jacques d’Anna pour redonner un sens à sa vie, Anna de Jacques avec qui elle pressent qu’elle va pouvoir partager son histoire mais aussi les personnages secondaires comme le prêtre de la paroisse pour revivifier sa foi ou le prêtre aux relents évangélistes pour agiter ses fidèles de par le monde et enfin, Meriem, l’amie d’Anna, partie au loin. Aucun protagoniste n’est jugé…

Le thème peut faire peur aux personnes peu enclines aux questions de religion ou de spiritualité. Et pourtant, ce film peut se voir aussi plus basiquement,  comme une enquête policière.

Belle musique aussi !

Quoiqu’on y vienne chercher, on sort remué par ce film ! Et sans la certitude de connaître toutes les réponses mais comme le dit la psychiatre de la commission d’enquête: « La foi est un choix libre et éclairé. Avec une preuve, il n’y aurait plus de mystère » 

A voir donc !

Visiter les maisons de ventes aux enchères prestigieuses, c’est gratuit !

ARTCURIALL’annonce d’une vente Post War & Contemporain chez ARTCURIAL fait reprendre la bonne habitude d’aller admirer les objets exposés avant la vente.

Au pied de l’escalier, on est accueilli par la statue de Niki de Saint-Phalle, imposante gardienne des lieuxARTCURIAL 2

 

Au rez-de-chaussée, une salle est consacrée à Camille Claudel

Des bustes tels ceux de Madame Claudel, peu avenante et de son frère Paul, plus académique

CAMILLE_CLAUDEL 3 CAMILLE_CLAUDEL 2

Un magnifique petit enfant au regard empli de confiance

CAMILLE_CLAUDEL 1

Et plus étonnant, une toile réalisée par la jeune sculptrice, on ne la savait pas peintre

CAMILLE_CLAUDEL 4

MEUBLE_1Au premier étage, on admire une bibliothèque circulaire que l’on verrait bien dans son salon mais le prix annoncé est bien sûr dissuasif

 

Une table sobre de la talentueuse  Charlotte PerriandMEUBLE_2

 

Et plusieurs lampadaires sympathiques.MEUBLE_3

 

 

 

Côté sculpture, c’est éclectique

CESARUne compression de César, pas la plus réussie de sa production

Une délicate sculpture de Salvador DaliDALI

 

Et plus classique une ravissante jeune femme de Bourdelle

BOURDELLE

Côté peinture, on trouve notre bonheur avec

VAN_DONGENUn superbe Van Dongen

 

Un délicat Dufy

DUFY

DOMELA_1926Un Domela qui fait penser à Mondrian, ce qui est bien normal pour ces deux artistes néerlandais de la même génération

 

Un Soulages peu représentatif de sa production habituelle, pour un peu on n’aurait pas reconnu la pâte de l’artiste

SOULAGES

HANTAIUn charmant petit Hantaï

Et une sculpture cinétique de Julio le ParcJULIO_LE_PARC

 

Un hôtel particulier où chaque œuvre est présentée comme si elle était destinée à faire partie durablement des lieux et l’impression d’être seul au monde pour admirer des œuvres dignes d’un musée.

Une vente exceptionnelle est annoncée chez CHRISTIE'S début décembre…. 

Ne pas manquer d'aller admirer des merveilles dans des conditions exceptionnelles de visite !

Informations pratiques

ARTCURIAL - à l’angle de l’avenue Montaigne et du Rond-Point des Champs-Elysées, Paris

 

 

VIANNEY, charme, professionnalisme, il a tout d’un grand !

VIANNEYVIANNEY, qui ne connait pas ce jeune chanteur au look d’un adolescent de bonne famille, ce faiseur de chansons douces-amères, reflet des préoccupations d’un jeune adulte en devenir, ce gratteur de guitare sèche charmant et tellement attendrissant.

Alors, il y a quelques mois, après avoir entendu une interview de Vianney, on avait pris des places pour son concert au Zénith le 22 novembre.

La salle est bondée, on annonce 6 800 spectateurs… de tous âges, des enfants, des jeunes, des moins jeunes. Vianney séduit toutes les générations, semble-t-il.

Après une première partie d’un jeune chanteur toulousain (dont on n'a pas compris le nom) qui aurait mérité une sonorisation  de meilleure qualité, derrière le rideau on distingue une énorme forme qui ronfle… cela dure… un peu trop pour le public qui s’impatiente.

Et arrive en scène, Vianney avec sa guitare. Point d’orchestre, juste ce qu’il appelle sa pédale magique qui décuple les sons qu’il produit. Magie de l’acoustique informatique, on croirait qu’il est accompagné d’un orchestre rock tonitruant.

Il commence par DUMBO (la grosse forme qui ronflait était un éléphant !)

Et l’on assiste médusé à la performance d’un showman expérimenté qui interpelle la salle avec un « ça va Paris », à la longue un peu agaçant mais qui marche bien car la salle lui est complètement acquise. Il saute, virevolte, gratte furieusement sa guitare… on est loin du Vianney aperçu jusque-là dans les médias. Il chante aussi à cappella des débuts de chansons plus douces. Un duo avec MC Solar sur sa chanson « Caroline » mais un duo virtuel car le rappeur apparait sur un film mais la prestation est parfaitement en place. Côté rap, ce n’est pas terminé car arrivent ensuite les frères toulousains Bigflo et Oli avec lesquels il interprète leur succès « Dommage ». Toute la salle chante… intéressant de faire découvrir ainsi la culture rap aux cheveux blancs de l’assistance !

On comprend assez vite que l’on n’entendra pas le Vianney intimiste mais la taille de la salle ne favorise pas ce type de spectacle.

Heureusement, lors des rappels, on retrouve le Vianney auquel on est plus habitué.

Le show se termine par ce que le chanteur qualifie de « ma chanson préférée »… sa chanson intitulée « Le Galopin » qui exhale une tendresse et une philosophie de vie rafraîchissante avec sa petite phrase qui revient ne leitmotive « et se dire qu’on est bien, c’est mieux ».

Cliquer sur LE GALOPIN pour l’écouter, votre journée en sera illuminée !

 

Des concerts au Collège des Bernardins à découvrir en novembre 2017

BERNARDINSQuand on aime un artiste, on est à l’affût de toutes les manifestations qui se déroulent à Paris. Le compositeur américain, Philip Glass, on l’avait découvert avec le prodigieux opéra « Einstein on the Beach » composé en 1974. Puis on avait entendu plusieurs fois  aux Folles journées de Nantes Bruce Brubaker, l’interprète américain spécialiste de ses partitions de piano

Mais ses œuvres  pour quatuor à cordes nous étaient  inconnues.

Alors, aujourd’hui, on va au Collège des Bernardins pour en entendre une dans le cadre de deux weekends consacrés à la juxtaposition improbable de quatuors de deux compositeurs  aussi éloignés pour des profanes que Philip Glass… et Franz Schubert ! Si ce n’est qu’ils sont nés tous deux le 31 janvier (comme l’auteure de ce blog !).

GLASS SCHUBERT

On pénètre dans la Nef du bâtiment magnifiquement restauré mais ce dimanche, ce n’est pas dans ce lieu que le concert est donné. On dédaigne l’ascenseur pour grimper  les deux  étages qui mènent à  l’auditorium.

collège_des_bernardins

La salle bleue pétrole est splendide, les fauteuils sont très confortables.

Une estrade est disposée devant la rosace, seul rappel  de la sacralité initiale du lieu.

Quelques mots de l’organisatrice puis une explication concernant le pourquoi de Philip Glass. On comprend que l’auditoire est majoritairement là pour entendre du Schubert, il est donc nécessaire d’expliquer mais on ne retiendra pas grand-chose.

Quatuor Bernardins

C’est le Quatuor Manfred à qui est confiée l’interprétation de Schubert. Un rappel  concernant le foisonnement de son œuvre malgré la brièveté de sa vie (Schubert mourra à 31 ans)  et le peu de reconnaissance du génie du compositeur de son vivant.

La première partie est pour Schubert… d’abord, le quatuor à cordes N° 3 D36 en si bémol majeur… on s’ennuie un peu. Heureusement le quatuor à cordes N° 12D.703 en ut mineur « Quartettsatz » rattrape cette impression… bien plus intéressant, dommage il n’y a qu’un mouvement, il n’a pas été terminé !

Après l’entracte, c’est le Quatuor Varèse qui prend le relais pour le Philip Glass…  quatre artistes beaucoup plus jeunes. Et là, on est transporté… ce n’est semble-t-il pas le cas du monsieur derrière qui soupire et bouge beaucoup.

Et le quatuor Manfred clôture ce concert avec le quatuor à cordes N°8 D.112 en si bémol majeur.

On meurt de faim, il est 14h30. On se met en quête d’un restaurant, ce qui sera un peu difficile car on est dimanche.

On a complété avec bonheur notre connaissance du compositeur Philip Glass. Objectif rempli !

Informations pratiques

Réserver pour 4 concerts entre les 24 et 26 novembre 2017 en cliquant sur COLLEGE DES BERNARDINS ou en se rendant sur place pour entendre d’excellents interprètes de Schubert et … pour découvrir Philip Glass pour le modeste prix de 20 €

Parcourir à pied le 13° arrondissement pour admirer de superbes fresques urbaines

1 BOMKLe soleil est de la partie en cette journée de novembre. Parfait pour une promenade pédestre pour découvrir quelques unes des fresques du 13° arrondissement !

On sort du métro Nationale et l’on tourne sur la droite. Il suffit de lever les yeux pour découvrir « l’enfant aux gants roses » du français Bom.K au 124 du Boulevard Vincent Auriol.

De l’autre côté de la rue qui mène à la place Pinel, il faut lever les yeux pour apercevoir à côté de tuyaux en inox deux figures caractéristiques du français INVADER2 INVADER

On poursuit par la petite place Pinel que l’on prend sur la gauche. Au début de la rue Esquirol, on admire le beau visage d’Evelyn Nesbit de l’artiste espagnole BTOY, en particulier les nuances travaillées de sa chevelure.

3 BTOY

En continuant à tourner sur la place, on découvre le portrait d’André Pinel qui a donné son nom au lieu. On ne saura pas de qui.4 PINEL

 

 

En s’approchant, nos yeux sont attirés par le couple morbide de l’anglais D*Face

5 D FACE

6 C215On revient sur nos pas et l’on traverse le boulevard Vincent Auriol pour s’extasier devant le chat du français C215

 

 

 

Dans l’angle, « Liberté, Egalité, Fraternité » de lAméricain Shepard Fairey, devenu mondialement connu grâce à sa participation à l’élection présidentielle d’Obama en 2008.

7 SHEPARD FAIREY

On poursuit en descendant le boulevard vers la Place d’Italie.

8 MAYESur le même trottoir, les flamands roses de « L’Etang de Thau » du français Maye

Juste derrière, on est saisi par un visage de femme au regard déterminé ? Interrogatif ? Un peu inquiétant aussi intitulé « Rise Above Rebel » encore de l' Américain Shepard Fairey

9 SHEPARD FAIREY 2

On retraverse le boulevard sous le métro.

Sur la gauche au 110 de la rue Jeanne d’Arc, on découvre toute la poésie du français SETH avec son enfant face au soleil10 SETH

 

 

Juste à côté sur le côté du même immeuble une énorme fresque intitulée « Et j’ai retenu mon souffle » du collectif d’artistes américains du nom de  FAILE

11 FAILE

On est alors interpellé par un monsieur âgé qui promène son chien et qui nous suggère d’aller voir la femme plus bas qui « est extraordinaire » dit-il. Comme quoi, l’art urbain peut plaire à tous les âges !

On continue à descendre le boulevard du même côté, sur la gauche un visage noir de l’espagnol David de la Mano… on pense à la magnifique exposition « Lee Ungo, l’homme des foules » du musée Cernuschi12 DAVID DE LA MANO

 

 

 

 

L’on retraverse sous le métro pour arriver à la fresque recommandée par le gentil passant. Il a raison, elle est magnifique « La Madre Secular 2 » du chilien INTI !

13 INTI

Mais on est sensible aussi à « L’étreinte et lutte » de l’irlandais Conor Harrington qui dégage une force et une humanité certaine. Waouh !14 CONOR HARRINGTON

 

 

Puis l’on retourne sur nos pas en restant sur le même trottoir jusqu’à la rue Jeanne d’Arc que l’on prend cette fois-ci sur la gauche jusqu’à « Delicate Balance » encore de Shepar Fairey, une énorme fleur dans des coloris de turquoise posée sur la tour Effel.

15 SHEPARD FAIREY

On dépasse  l’église Jeanne d’Arc et l’on se dirige vers un petit square devant un immeuble sur la droite jusqu’à ce qui sera la fin de ce parcours… et une œuvre dont on ne connaitra pas l’auteur !16 INVADER

 

 

Il en reste beaucoup d'autres… ce sera pour une autre fois car l'heure du déjeuner est là et il est temps de diriger nos pas vers le restaurant thaïlandais Sala Thaï13 Rue des Frères d'Astier de la Vigerie qui ne paye pas de mine mais dont le rapport qualité/prix est excellent.

Bravo à la municipalité qui promeut l'art urbain et donne ainsi à voir ce 13° arrondissement sous un jour actuel !

Informations pratiques

N'hésitez pas à cliquer sur le nom des artistes pour en savoir davantage sur eux

« Le Bel Canto », un spectacle alliant l’Opéra à la cuisine

01-Paris-Hotel-de-Ville-facadeLa visite  de provinciaux, désireux de vivre une expérience atypique, incite à se creuser un peu la tête.

On réserve auprès du « Bel Canto » sur les quais derrière l’Hôtel de Ville.

On sonne à l’entrée d’une façade belle époque un peu kitch. On est accueilli très aimablement par un monsieur qui prend nos manteaux et nous conduit à notre table. La salle est bondée.

Dans un coin, un piano demi-queue est silencieux.

On prend notre commande. La carte est sympathique et donne envie.

Pour l’instant rien de bien extraordinaire, Du personnel souriant, attentif et plutôt stylé, ce qui est agréable.

Puis la lumière se fait plus discrète…  quelques  accords de piano génèrent le silence parmi les convives et une voix s’élève, puissante, chaude … et l’on découvre que le ténor n’est que le charmant monsieur qui nous avait accueilli et que l’on avait vu précédemment s’activer à porter des plats.

Ambiance-Paris-7

Tout le dîner sera ponctué par les interventions des quatre chanteurs serveurs, une soprano, une mezzo-soprano, un ténor et un baryton… des duos, des trios, des quatuors… du Verdi, du Bizet, du Rossini, du Puccini, du bel canto… tout ce petit  monde virevolte au milieu des tables… les voix sont puissantes, la technique vocale est remarquable, c’est que ces apprentis serveurs ne sont pas des apprentis chanteurs mais bel et bien des jeunes professionnels diplômés de conservatoires… les applaudissements sont à la hauteur de la bonne humeur et aussi de l’émotion générée par  ces artistes qui ne se prennent pas  au sérieux. Magie de la proximité !

Ambiance-Paris-5

Une excellente soirée qui peut convenir aux amateurs d’opéra mais qui peut aussi enchanter d’un égal bonheur un public moins initié.

Informations pratiques

Restaurant « Le Bel Canto » – 72 Quai de l'Hôtel de ville – 75004 PARIS

on peut aussi réserver sur BilletRéduc  http://www.billetreduc.com/104950/evt.htm

 

« NOVECENTO », une pièce virevoltante !

Affiche-Novecento-avec-logoCette pièce, on nous l’avait chaleureusement recommandée avant l’été quand elle se jouait au théâtre du Rond-Point des Champs Elysées. Mais elle ne se jouait plus à la rentrée… dommage ! Et par chance, voilà que sa programmation a repris au théâtre Montparnasse.

En scène, un homme et un orchestre de jazz. Une histoire invraisemblable, une sorte de conte qui se déroule sur un paquebot entre l’Europe et les Amériques… un narrateur raconte sa rencontre avec Novecento, pianiste de génie, né sur le navire, abandonné à sa naissance et recueilli par un membre d’équipage… et ce pianiste ne quittera jamais le vaisseau, effrayé par le vaste monde qui se présente à lui du haut du bastingage.

Il faut tout le talent d’André Dussolier pour nous emmener dans cette histoire impossible… on se laisse embarquer , on y croit… le temps passe vite… la mise en scène est  pétillante et l’orchestre de jazz qui ponctue les scènes est excellent, mention spécial au pianiste virtuose.

On pourrait n’y voir qu’une histoire à dormir debout mais on découvre peu à peu une réflexion que l’on peut qualifier de philosophique… et que l’on peut résumer par le trivial « qui trop embrasse mal étreint » ou plus  explicatif « faut-il rétrécir le champ de notre vision à la manière de Novecento pour mieux être ? », comme me l'a soufflé une amie spectratrice ce même soir.

En sortant, on découvre sur l’affiche qu’André Dussolier avait reçu le Molière  du Meilleur comédien en 2015. Cela nous avait échappé… c’est réparé.

Un excellent spectacle à recommander !

Informations pratiques

Théâtre Montparnasse – rue de la Gaieté – 75014 Paris

Lee Ungno au Musée Cernuschi, une bien belle découverte !

MUSEE_CERNUSCHI

La Corée, on en parle beaucoup ces temps-ci… de la Corée du Nord… et pas en très bons termes. Le Musée Cernuschi fait fi du climat politique en présentant un  peintre coréen. Il s’agit d’un dénommé Lee Ungno, (1904-1989).

Disons plutôt un peintre qui a partagé sa vie entre la Corée jusqu’en 1956 puis qui  a vécu essentiellement à Paris mis à part un emprisonnement en Corée du Nord pendant près de trois ans alors qu’il est accusé d’espionnage.

On découvre un visage sympathique et rieur… voire facétieux.LEE UNGNO

 

Et immédiatement on est happé par les œuvres présentées appartenant pour la plupart au domaine de l’abstraction.

LEE UNGNO 3La plus figurative avec ces flamants roses délicats

 

Un petit cheval évoque les taureaux de Picasso

LEE UNGNO 4

Un  vieillard coréen croqué tel une caricature que l'on croirait sorti de "Tintin au Tibet"

LEE UNGNO 1

Voilà pour les œuvres que l’on pourrait qualifier de mineures en comparaison des autres.

Car on est subjugué par les grandes toiles à mi-chemin entre la calligraphie et l’abstraction

LEE UNGNO 2

LEE UNGNO 6Souvent sombres…

Voire noires… pas de doute, Lee Ungno connaissait Soulages…

LEE UNGNO 5

LEE UNGNO 7Une autre toile fait penser à Miro

 

 

 

 

Celle-là évoque Simon Hantaï

LEE UNGNO 9

Et à la fin de l’exposition  trois toiles grouillantes de petits personnages qui donnent le titre de cette exposition « Lee Ungno, l'homme des foules »

LEE UNGNO 8

… des foules, certes mais pas que…

Et bravo au scénographe de l'exposition qui met parfaitement en valeur les oeuvres présentées !

Belle découverte que cet artiste coréen !

Informations pratiques

Musée Cernuschi - 7 avenue Velasquez – 75008 PARIS 

Les bons plans pour la rentrée pour de bonnes résolutions

Septembre revient déjà et avec lui cette liste que beaucoup s’appliquent à réaliser pour redémarrer d’un bon pied cette nouvelle année scolaire.

IMG_4883Car même pour une retraitée, l’année scolaire s’impose si l’on a des petits enfants.

Alors on commence par repérer les dates des vacances scolaires que l’on note consciencieusement dans son agenda pour le cas où la garde de ces chers petits serait demandée par des parents débordés. On peut aussi repérer les activités qui pourraient leur être proposées… en cliquant sur THEATRE ON LINE jeune public

Ça c’est pour la rubrique « Je m’occupe de mes petits enfants » !

Pour les rubriques « Je me cultive » et « je me distrais », pour un peu on ne saurait pas où donner de la tête tant les propositions des grandes institutions artistiques se bousculent en ce début d’année. Prendre un abonnement est souvent déjà trop tard. Un bon plan pour aller à l’Opéra ? La bourse d’échange de billets officielle qui permet à des particuliers de revendre des billets en toute sécurité. On clique sur BOURSE OPERA  … On vient de trouver  2 billets à 95 € chacun (au lieu de 145 €) pour « La Veuve Joyeuse » de Franz Lehar.OPERA_GARNIER

Se souvenir  aussi des musées nationaux gratuits le 1° dimanche du mois et bien sûr de la visite des nombreuses galeries d’art et des maisons de vente telles qu’Artcurial ou Sotheby’s toujours gratuite.

PANTONIOMais aussi s'initier à l'art urbain en se promenant dans la capitale. Le XIII° arrondissement est un lieu parfait pour déambuler les yeux levés… voir et revoir la fesque immense de Pantonio.

Et quand on se sent plus aguerri, on peut aussi aller faire un tour pour voir un street-artiste peindre sur un mur au 107 rue Oberkampf dans le cadre de l'association LE MUR deux samedis par mois.

 

Dans la rubrique « Je lis, j’écoute », c’est le grand moment de la rentrée littéraire. Repérer dans la presse les livres que l’on a envie de lire et se précipiter dans les bibliothèques parisiennes, généralement bien fournies,  pour réserver ceux que l’on veut lire sans les acheter.

PhotoboxDans la rubrique « Je voyage », on peut se remémorer ses vacances passées en classant ses photos ou mieux en faisant un album de photos papier avec l’aide de PHOTOBOX.

Et bien évidemment, on peut commencer à envisager de prochaines vacances… Même un weekend pas loin de Paris peut faire l’affaire. Le site VOYAGE PRIVE permet de rêver et quelquefois de partir. 

La rubrique « je cuisine » peut inciter à faire un tour dans son classeur de recettes personnelles pour les redécouvrir mais aussi pour supprimer tout ce qui est inutile… surtout lorsqu’on réalise que l’on clique le plus souvent sur MARMITON quand on veut faire un plat non habituel POELEE BASQUAISE

 

Et la plus importante, « Je prends soin de moi » car s’entretenir, c’est se faire du bien mais aussi être plus en forme et mieux dans sa peau pour le bien de son entourage.

Alors, c’est l’heure des bonnes résolutions sportives…

MARCHER même dans les rues de Paris en s’encourageant avec un compteur de pas (par exemple une montre FIT BIT  ou une application sur votre téléphone)

NAGER dans une piscine municipale… relire ALLEZ A LA PISCINE… 

40033679 - yoga poses. vector illustration setFAIRE DU YOGA… cette activité complète qui allie respiration, méditation et exercice physique… relire pour se motiver YOGA  

Mais prendre soin de soi, c’est aussi se faire du bien et reprendre le chemin de l’ECOLE DES SPAS ET DES INSTITUTS avec une adresse proche de Beaubourg et l’autre proche de l’Etoile ou bien aller régulièrement chez le chiroprateur pour maintenir sa santé… par exemple en cliquant sur LA CHIROPRATIQUE

Une dernière petite résolution ?

Améliorer son cadre de vie… débarrasser ses placards de ce qui est inutile en s’inspirant de la méthode KONMARI en relisant ET SI L’ON SE DECIDAIT A RANGER  ou mieux, le livre  « La Magie du rangement » de Marie Kondo… changer ses rideaux, déplacer les meubles… se faire ainsi un nouveau cadre de vie.

Et pour les plus entreprenants, se lancer dans un projet plus ambitieux et de longue haleine qui donne un sens à sa vie de retraité : officier dans une association caritative, artistique ou autre, écrire un livre, publier un blog …

Alors bonne rentrée à tous avec plein de bonnes résolutions !

Deux heures de pur bonheur avec le film « L’Opéra »

L'OPERATrès beau documentaire sans paroles sur la vie à l’intérieur de  l’Opéra de Paris.

La caméra se promène discrète au sein des répétitions de spectacle mais aussi de la vie administrative de cet établissement prestigieux.

Des moments de grâce avec l’élève Micha, originaire de l’Oural, pensionnaire pour deux ans afin de perfectionner son exceptionnelle voix de basse ou avec quelques minutes de « La Bayadère » suivies de la séquence de sortie de scène de la danseuse étoile au bord de l’épuisement.

Des moments de conflits avec les choristes gênés par la mise en scène de « Moïse et Aaron » de Schoenberg. Des réunions de travail pour acclimater le monumental taureau « Easy Rider » à sa prestation sur la scène. Les dernières répétitions de chanteurs avec Philippe Jordan, le chef d’orchestre de l’Opéra.

L’épisode du départ de Benjamin Millepied est évoqué.

Les petits métiers ne sont pas oubliés : les tailleurs, les coiffeurs, la femme de ménage et surtout la « servante » de la diva, fantôme silencieux  dont le rôle consiste à lui donner des mouchoirs en papier pour l’éponger à la sortie de scène ou bien à la filmer  au moment des applaudissements finaux… glaçant !

Mention spécial au Directeur, homme-orchestre ou plutôt commandant de ce gigantesque paquebot qui doit à la fois cajoler, donner les moyens tout en cherchant les économies… beaucoup d’humanité se dégage de ce monsieur.

Et pour finir, une belle émotion avec  le joli programme « Dix mois d’école et d’Opéra » qui permet à des jeunes issus de classes d’Education prioritaire de monter un concert avec des musiciens de l’Opéra.

Alors, allez à « L’Opéra » pour le prix d’un billet de cinéma !

Une bonne surprise avec la pièce « Le dragon d’or » de Roland Schimmelpfennig
Jusqu’au 25 mars 2017

ETOILE_DU_NORDCe soir, on a la chance de bénéficier de billets gratuits pour le premier soir d’une représentation théâtrale grâce à Theatre-on-line.

Cela se passe à « L’étoile du Nord ». De prime abord l’entrée dans une cour d’immeuble n’est pas très engageante car le bâtiment adjacent est en travaux. On s’engage dans une volée d’escaliers qui nous conduit au sous-sol. L’impression change radicalement… tout est neuf et propre.

La petite salle remplie de fauteuils rouges confortables est accueillante de même que le petit bar adjacent. Un bon vin rouge…

Sur la scène, un bric-à-brac qui figure la cuisine d’un restaurant vietnamien, c’est « Le Dragon d’or ».

LE_DRAGON_D_OR

Cinq comédiens pénètrent sur la scène et se mettent en ligne… ils regardent les spectateurs en pleine lumière… cela dure… dure… jusqu’à ce que tout le monde s’installe et que le silence se fasse.

Et cela commence… un petit cuisinier vietnamien souffre beaucoup d’une dent et ne peut se faire soigner car il n’a pas de papiers…  et puis les saynettes s’enchaînent avec les habitants de l’immeuble qui abrite le petit restaurant… on découvre les tragédies ordinaires de la vie mais aussi les rêves cachés des uns et des autres… la parabole de la cigale et la fourmi s’intercale et revient tout du long…

Les comédiens changent de personnages avec une fluidité à saluer. La mise en scène est enlevée… le parti pris de faire dire les didascalies par chaque comédien avant de jouer la scène est vraiment drôle. Bravo à l’ensemble théâtral Estrarre !

On sort enchanté par cette pièce découverte par hasard.

Il faut y aller !

Informations pratiques

Théâtre « L’Etoile du Nord » – 16 rue Georgette Agutte – 75018 PARIS

Et dans les Galeries du 3° arrondissement, quoi de nouveau ?

COGNEE_FOULESUn rayon de soleil et c'est suffisant pour avoir envie de déambuler dans les Galeries du 3° arrondissement !

On pousse la porte de la Galerie Templon au fond de la cour.

On est accueilli par une grande toile qui figure une foule… « Foules », c’est justement le titre de cette exposition

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On la doit à Philippe Cognée, artiste nantais, lauréat de la Villa Médicis en 1990 et professeur à l’école supérieure des Beaux-Arts de Paris jusqu’en 2015

On pénètre dans la première salle, on est saisi par ces compositions abstraites à première vue… mais aussi figuratives car on distingue des silhouettes qui composent des foules

COGNEE_FOULES 2COGNEE_FOULES 3COGNEE_FOULES 4

Et quand on s’approche, il n’y a plus que des tâches de couleurs dans lesquelles on peine à reconnaître ces mêmes silhouettes…  on est bluffé par la techniqueCOGNEE_FOULES detail

Ces grandes toiles en imposent… leur glacis rendu par la cire leur donne une réelle présence

 

 

COGNEE_FOULES 5De l’autre côté de la rue, dans l’annexe de la Galerie Templon, toujours des toiles de Philippe Cognée… cette fois-ci, ce sont des grands immeubles… superbes !

 

 

 

On se dirige ensuite vers la Galerie Marian Goodman. On pousse la lourde porte cochère, on traverse la première cour…

Ici, une exposition d’un photographe américain, James Welling… d’abord des photos de bouquets de fleurs retravaillés avec des harmonies de couleurs… peut-être, un peu mièvres ?

JAMES_WELLING 3

Au sous-sol, des photos de rues peuplées d’humains en mouvement

JAMES_WELLING 2

Là encore, des couleurs recouvrent partiellement les clichés rendant les photos à peine reconnaissables

JAMES_WELLING 1

On a du mal à comprendre la technique de réalisation… un petit film sur l’artiste en action aurait été bienvenu

Et l’on termine par la Galerie Tornabuoni Art… toujours une lourde porte cochère et une cour bordée de beaux immeubles et dans la 2° cour sur la droite une porte vitrée

Là, « la plus importante rétrospective jamais réalisée sur l’œuvre de Alighiero Boetti (1940-1994) »… bon, on fait les malins mais on ne connaissait pas cet artiste…

On admire les grands planisphères réalisés en tissu, chaque pays représenté par son drapeau

BOETTI 1

Et dans la salle suivante, une énorme tapisserie colorée…

BOETTI 2

on s’approche… des objets unicolores brodés les uns à côté des autres sans se toucherBOETTI 4

On lit que Boetti confiait la réalisation de ses œuvres à des femmes afghanes avec des consignes précises : pas de couleur dominante, les objets ne doivent pas se toucher… et longtemps après, l'artiste découvrait le résultat…

C’est gai, optimiste, vivant… on aime

Informations pratiques

GALERIE TEMPLON – 30, rue Beaubourg, Paris 3e

GALERIE MARIAN GOODMAN – 79 Rue du Temple75003 Paris

GALERIE TORNABUONI ART – Passage de Retz 9 rue Charlot 75003 Paris

 

 

 

Connaissez-vous « L’ATLAS » ?
Jusqu’au 26 février 2017

guerlain-68-champs-elyseesAujourd’hui, on va investir une fois encore le beau magasin GUERLAIN des Champs-Elysées qui propose une exposition de toiles de ce jeune artiste français 

L'ATLAS ? On  le connaissait pour ses performances monumentales réalisées à même le sol avec des scotchs adhésifs noirs ou blancs… avec son immense rose des vents commanditée par le Centre Pompidou en 2008

ATLAS_POMPIDOU

Ou sur la Place du Capitole en 2012 en partenariat avec la ville de Toulouse

ATLAS_TOULOUSE

Quand on annonce que l’on vient pour l’exposition, on nous tend spontanément et avec  le sourire un petit catalogueGUERLAIN_CATALOGUE_ATLAS

On monte à l’étage…

Une belle abeille stylisée, emblème de la marque, revue par l’artiste… les nuances cuivrées de l’insecte rappellent le métal… belle élégance !

ABEILLE_ATLAS

Et puis ça et là, sont accrochées des toiles dans lesquelles on retrouve les lignes qui tracent le nom de l’artiste mais elles sont magnifiées par des fonds aux couleurs travaillées

Superbes fonds bleus

ATLAS_OCEAN ATLAS_BLUE_DREAMS

Une porte est ouverte… on s’avance sur la pointe des pieds…  et l’on découvre un salon élégant…

GUERLAIN_SALON 1 GUERLAIN_SALON 2

Tapis superbe, canapés au tissu moelleux… et quelques belles toiles au mur dont une sur fond figurant du marbre blanc

ATLAS_WHITE_MARBLE

Pour un peu, on s’assiérait en attendant sa tasse de thé…

Au RDC, des lignes noires caractéristiques du travail de l’artiste rythment  le couloir et l’escalier qui descend au sous-solGUERLAIN_ATLAS ESCALIER

 

En bas, un motif noir qui figure comme un tapis…

GUERLAIN_ATLAS_mosaiques

Et dans la salle de restaurant, une grande toile rouge ponctue la visite

ATLAS_RED_SEAL

Bel artiste que ce monsieur « L’ATLAS », on aurait bien emporté une de ses toiles sous le bras !

Merci GUERLAIN de donner à voir régulièrement et gratuitement des œuvres  emblématiques du courant de Street-Art.

Informations pratiques

GUERLAIN – Maison des Champs Elysées – 68 Avenue des Champs-Elysées – 75008 PARIS

 

Et voilà revenu le temps de la Folle Journée de Nantes…
Jusqu’au 5 février 2017

FOLLE_JOURNEE_NANTESLe thème cette année ? « Le Rythme des peuples »… on lit que l’on va entendre de la musique en lien  avec la danse…

Cette année, on a choisi  7 concerts sur 3 jours… jeudi, vendredi, samedi…

Pour le jeudi, malgré une réservation par Internet dès la première heure, on n’a pas eu les 2 concerts choisis initialement et l’on s’est rabattu sur 2 concerts où il restait de la place.

On débute avec Macadam Ensemble un ensemble vocal implanté à Nantes…

MACADAM ENSEMBLE

Des instruments anciens  pour interpréter des chants grégoriens avec des compositions d’Hildegarde de Bingen et de Giacinto Scelsi entrecoupés d’improvisations de musique contemporaine à 4 voix féminines… c’est remarquable d’harmonie… bonne pioche, on commence bien !

 

STARDIVARIA

Dans la foulée, on entend Stradivaria, un ensemble baroque… de Nantes encore… on découvre des compositeurs du XVIII°, inconnus de nous… Rebel, Leclair… il y a aussi Rameau… la qualité est au rendez-vous.

 

 

Le lendemain, on se lève de bonne heure… le premier concert est à 9h30… On démarre en fanfare avec Renegades Steel Band… un groupe de Trinidad qui joue sur des bidons, des bassines, des fonds de tonneaux appelés pans… d’abord quatre morceaux antillais… c’est plein d’énergie, de vitalité, de joie de vivre, de soleil… mais très sonore, voire bruyant… on est contraint de protéger un peu ses oreilles…

RENEGADES

Et puis c’est l’enchantement avec les danses hongroises de Brahms et la valse des fleurs, extraite de Casse-Noisette de Tchaïkovsky… on est médusé par la virtuosité de ces seize musiciens capable d’interpréter des œuvres symphoniques sur leurs bidons métalliques… et réellement ému.

Le concert suivant est  presque du même acabit… mais là, un seul musicien armé de baguettes… le souriant Simone Rubino… encore un virtuose capable d’interpréter du Bach sur un xylophone avec 4 baguettes… on est là encore sous le charme.

Puis ce sera l’orchestre symphonique Sinfonia Varsovia qui interprétera magistralement la Symphonie N° 7 de Beethoven… qui finalement paraîtra un peu fade après les deux premiers concerts de la matinée.

On terminera la balade du jour avec une dînette sympathique dans le salon de thé Chapitre T à base de bocaux Pep’s… mention spéciale pour la salade de choux rouge, exquise ! Et le sourire et la gentillesse d’Anne, la patronne.

Samedi, encore l’orchestre Sinfonia Varsovia, cette fois-ci en compagnie de  l’Ensemble Vocal de Lausanne … au programme le Requiem de Fauré… en Ré mineur, Requiem oblige, mais pas si funèbre que cela, son  compositeur  considérant  «la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux ».

Bravo à Marie Lys, soprano à la voix émouvante et à la direction de Michel Cordoz, impeccable comme chaque fois

A quelques pas du palais des Congrès, un excellent déjeuner à la Maison Baron-Lefèvre

Puis le temps est venu pour le dernier concert choisi parmi la liste impressionnante à la disposition des spectateurs… on avait été attiré par le nom du compositeur américain, Philip Glass… encore l’orchestre Sinfonia Varsovia… et cette fois encore, des percussions

PHILIP_GLASS

Le concerto-fantaisie pour deux timbaliers et orchestre de Philip Glass donne à entendre 2 timbaliers Emmanuel Curt et Daniel Ciampolini… et à voir… car l’énergie déployée est époustouflante… l’œuvre est hypnotique, brillante… on est emporté

La deuxième partie est consacrée à une œuvre composé par un artiste japonais, Maki Ishii

Les vedettes sont 5 musiciens  frappant  sur deux sortes de taïkos, tambour en japonais… là aussi on est subjugué par la musicalité des tambours mais aussi par  la performance physique de ces musiciens à la musculature d’athlète… davantage peut-être que par l’œuvre… mais tout ce qui est nouveau est difficile à apprécier d’emblée.

MAKI_ISHII

Et voilà, il ne reste plus qu’à remercier chaleureusement notre hôte sans qui cette escapade musicale annuelle ne serait pas, courir jusqu’à la gare pour rentrer sur Paris

Et  oser formuler le projet de revenir l’année prochaine….

Informations pratiques

FOLLE JOURNEE DE NANTES 

Chapitre T – 1 Rue Camille Berruyer, 44000 Nantes

La Maison Baron-Lefevre – 33 Rue de Rieux, 44000 Nantes

Faire un petit tour au BON MARCHE Rive Gauche pour admirer une expo au titre évocateur
Jusqu’au 18 février 2017

VU_AU_BON_MARCHECe titre c’est « Where are we going ? »… en français « Où allons-nous ? »… que voilà une question d’actualité dans ce monde en pleine déliquescence politique !

Mais le propos aujourd’hui est artistique… il s’agit d’aller admirer l’exposition monumentale réalisée au cœur du magasin par l’artiste Chiharu Shiota. Sa marque de fabrique ? Un entrelacs de fils  pour des installations monumentales… généralement des fils noirs… ici des fils blancs

 

CHIHARU_SHIOTA 6Et l’on est saisi d’entrée  par la première installation à laquelle l’exposition doit son titre déployée sous les deux verrières…  150 bateaux blancs emportés par une vague imaginaire vers une destination inconnue… c’est poétique, magique, grandiose…

 

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La visite se poursuit par une immersion sous la vague qui permet d’apprécier la minutie du travail de tissage.

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Au bout de la vague, une vidéo permet de voir l’artiste qui donne la parole à Chiharu Shiota

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A l’extérieur, les vitrines donnent à voir des tissages de fils blancs enserrant  barques, cartes marines, boussole, télescope…

« Where are we going ? »… la réponse n’est pas donnée mais l’envolée vers le ciel résonne optimiste.

Alors allez-y… c’est gratuit !

Informations pratiques

LE BON MARCHE RIVE GAUCHE - 24 Rue de Sèvres, 75007 Paris