Se plonger dans « Etre ici est une splendeur » de Marie Darrieussecq

img_4844Envie de faire partager le plaisir ressenti  à la lecture de  ce petit  livre après avoir vu, au printemps dernier, l’exposition au Musée d’Art Moderne sur la peintre Paula Modersohn-Becker.

L’artiste était inconnue de nous, l’œuvre semblait très figurative à travers une affiche pas vraiment engageante… pas très emballant de prime abord. Mais on aime bien aller au Musée d’Art Moderne d’autant plus que les salles du sous-sol présentent des œuvres souvent renouvelées extraites du   stock des collections permanentes.

Et on avait été très vite subjugué par ces visages d’enfants aux regards intenses, ses autoportraits assez peu flatteurs…  des sujets traditionnels et pourtant empreints d’une modernité singulière.

 

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Et au gré des salles, on avait découvert à travers des extraits de lettres une jeune femme allemande née en 1876 et morte à l’âge de 31 ans déterminée, vivante, moderne, désireuse de vivre pleinement sa vie d’artiste… n’hésitant pas à quitter mari et famille pour faire des séjours à Paris pour suivre des cours de peinture tout en courant les galeries, les musées, les autres peintres…  une artiste avec « une faim d’art » jamais rassasiée. Amie du poète Rainer Maria Rilke avec qui elle échange de nombreux courriers… Jeune femme au destin éphémère interrompu brutalement à l’âge de 31 ans, dix-huit jours après avoir mis au monde une petite fille… et considérée aujourd’hui comme un précurseur de l’expressionisme allemand.

Et le documentaire projeté en fin d’exposition n’avait fait que confirmer l’envoutement ressenti… grâce en particulier au long interview de Marie Darrieussecq, auteur de ce petit livre sur Paula, visiblement elle aussi subjuguée par cette jeune femme maîtresse de son destin à une époque où cela n’était pas si courant.

Ce livre est construit comme une recherche chronologique sur qui était Paula Modersohn-Becker à travers les lieux qu’elle a fréquentés et les écrits qu'elle a laissés… et affleure au fil des pages une émotion grandissante pour cette femme à la vie si remplie et si courte à la fois que Marie Darieussecq fait si bien partager

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Pour le plaisir, la 4° de couverture :

« Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c’est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n’aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue ua soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant… elle a existé en vrai, de 1876 à 1907 »

A lire, vraiment !

Informations pratiques

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